Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


Main
- books.jibble.org



My Books
- IRC Hacks

Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare

External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd

books.jibble.org

Previous Page | Next Page

Page 73

Pendant le blocus de G�nes, en 1800, le chef
d'escadron Franceschi se chargea de porter des d�p�ches
du premier consul � Massena, enferme dans cette ville.
� Mont� sur une embarcation que conduisaient trois
rameurs seulement, il avait travers�, � la faveur de la nuit,
la croisi�re anglaise, et �tait arriv� jusqu'� la cha�ne des
chaloupes les plus rapproch�es de la place, lorsque le jour
le surprit. Il se trouvait au milieu de la rade, � plus d'une
lieue du rivage, et expos� au feu crois� des b�timents. L'un
des rameurs est tu�, un autre est bless� : Franceschi ne
peut plus �viter d'�tre pris sur son fr�le esquif. Dans cette
extr�mit�, il attache ses d�p�ches autour de son cou, au
moyen d'un mouchoir, se d�pouille de ses v�tements, et se
jette � la mer pour gagner le rivage en nageant ; mais il
pense bient�t qu'il a laiss� ses armes, qui vont devenir un
troph�e pour l'ennemi : il retourne � l'embarcation, prend
son sabre, qu'il serre entre ses dents, nage longtemps
encore, lutte opini�trement contre les vagues, et aborde
enfin, presque �puis� par la fatigue du trajet qu'il vient de
faire. �
[107] Les Romains ont rarement inflig� ce traitement
barbare � leurs prisonniers. Cependant il faut avouer que,
s'ils n'ont jamais pratiqu� l'immolation solennelle, comme
les �gyptiens et les Gaulois ; s'il y a m�me dans leur
histoire peu d'exemples de cette amputation des mains,
leur coutume de vendre les captifs comme esclaves, au
profit du tr�sor public, faisait peu d'honneur � la
civilisation dont ils se glorifiaient.

� Les prisonniers de guerre n'appartiennent pas � la
puissance pour laquelle ils ont combattu ; ils sont tous
sous la sauvegarde de l'honneur et de la g�n�rosit� de la
nation qui les a d�sarm�s. � (Napol�on.)
[108] Tite-Live, qui fait un r�cit long et bien
circonstanci� du si�ge de Tarente, ne parle ni de ce Velius,
ni de l'�v�nement que rapporte ici Frontin. Au lieu de
Velius, il faut sans doute lire Livius, nom qui est bien celui
du d�fenseur de la citadelle de Tarente. Cette erreur est de
la nature de celles qu'on ne peut raisonnablement
attribuer qu'aux copistes. Cf. Tite-Live, liv. XXIV, ch. 10 ;
liv. XXV, ch. 10 et 11 ; liv. XXVI, ch. 39.
[109] Ce fort n'�tait autre chose qu'un petit camp
fortifi�, et enferm� dans un plus grand, dont C�sar �tait
d�j� ma�tre quand Pomp�e survint. Voyez C�sar, Guerre
civile, liv. III, ch. 66-70.

� Les manoeuvres de C�sar � Dyrrachium sont
extr�mement t�m�raires : aussi en fut-il puni. Comment
pouvait-il esp�rer de se maintenir avec avantage le long
d'une ligne de contrevallation de six lieues, entourant une
arm�e qui avait l'avantage d'�tre ma�tresse de la mer, et
d'occuper une position centrale ? Apr�s des travaux
immenses, il �choua, fut battu, perdit l'�lite de ses troupes,
et fut contraint de quitter ce champ de bataille. Il avait
deux lignes de contrevallation, une de six lieues contre le
camp de Pomp�e, et une autre contre Dyrrachium. Pomp�e
se contenta d'opposer une ligne de circonvallation � la
contrevallation de C�sar : effectivement, pouvait-il faire
autre chose, ne voulant pas livrer bataille ? Mais il e�t d�
tirer un plus grand avantage du combat de Dyrrachium ; ce
jour-l� il e�t pu faire triompher la r�publique. �
(Napol�on.)
[110] Petite rivi�re de l'Asie Mineure, appel�e aussi
Lycus. Le traducteur de 1772 a pris ce nom pour celui d'une
ville.
[111] Cf. C�sar, Guerre des Gaules, liv. V, ch. 49-51.

� Cic�ron a d�fendu pendant plus d'un mois avec cinq
mille hommes, contre une arm�e dix fois plus forte, un
camp retranch� qu'il occupait depuis quinze jours : serait-il
possible aujourd'hui d'obtenir un pareil r�sultat ? Les bras
de nos soldats ont autant de force et de vigueur que ceux
des anciens Romains ; nos outils de pionniers sont les
m�mes ; nous avons un agent de plus, la poudre. Nous
pouvons donc �lever des remparts, creuser des foss�s,
couper des bois, b�tir des tours en aussi peu de temps et
aussi bien qu'eux ; mais les armes offensives des modernes
ont une tout autre puissance, et agissent d'une mani�re
toute diff�rente que les armes offensives des anciens.

Previous Page | Next Page


Books | Photos | Paul Mutton | Thu 19th Feb 2026, 13:11