Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 74

� Si on disait aujourd'hui � un g�n�ral : Vous aurez
comme Cic�ron, sous vos ordres, 5,000 hommes ; de plus,
16 pi�ces de canon, 5,000 outils de pionniers, 5,000 sacs �
terre ; vous serez � port�e d'une for�t, dans un terrain
ordinaire ; dans quinze jours vous serez attaqu� par une
arm�e de 60,000 hommes, ayant 120 pi�ces de canon ;
vous ne serez secouru que quatre-vingts ou quatre-vingt-
seize heures apr�s avoir �t� attaqu� : quels sont les
ouvrages, quels sont les trac�s, quels sont les profils que
l'art lui prescrit ? l'art de l'ing�nieur a-t-il des secrets qui
puissent satisfaire � ce probl�me ? � (Napol�on.)
[112] Cette distinction est justifi�e par la plupart des
exemples qui composent ce quatri�me livre : car tout ce
qui a trait � la discipline des arm�es, � l'exactitude du
service, � la force morale du soldat ; toutes les qualit�s et
tous les moyens par lesquels un chef inspire de la
confiance � ses troupes, et exerce un ascendant r�el, m�me
sur des nations ennemies ou �trang�res, sont des choses
qui ressortissent � la strat�gie, ou qui, du moins, ont des
rapports de d�pendance ou de cause plus ou moins directs,
mais �vidents, avec cet art de tracer des plans de campagne
et d'en diriger l'ex�cution ; avec ce pouvoir de faire
concourir au m�me but toutes les parties d'une arm�e, et
de maintenir, au milieu de la diversit� des mouvements,
une parfaite unit� d'action, en un mot, de diriger les
masses. Mais � c�t� de ces exemples bien plac�s ici, on en
trouvera, dans plusieurs chapitres, quelques-uns qui
n'appartiennent ni � la strat�gie, ni � la tactique, et qui, par
cons�quent, ne r�pondent pas aux titres sous lesquels ils
sont compris dans ce nouveau recueil. Y ont-ils �t�
introduits par des copistes ? ou l'auteur a-t-il, par instants,
perdu de vue ses propres divisions ? Il y a m�me,
notamment dans les chapitres VI et VII, des faits d�j�
mentionn�s dans le premier livre, comme exemples de
stratag�mes, et reproduits textuellement dans celui-ci.
[113] Malgr� les caract�res distinctifs qui ont fait
s�parer des stratag�mes proprement dits les exemples
contenus dans ce livre, il faut reconna�tre qu'un certain
nombre de ceux-ci ont avec les premiers des points de
contact et des analogies de temps ou de circonstances : un
fait strat�gique au fond, peut tenir en m�me temps du
stratag�me. Or le lecteur qui aurait trouv� dans l'histoire
un fait de ce genre, et qui, ne l'envisageant que sous ce
dernier point de vue, c'est-�-dire comme stratag�me, ne
l'aurait pas vu cit� dans les trois premiers livres, e�t pu
accuser Frontin de l'avoir ignor� ou omis, et d'avoir laiss�
une lacune. C'est pour pr�venir ce reproche que l'auteur
compl�te ainsi son ouvrage.
[114] Tout ce que fit Scipion pour r�tablir la discipline
militaire, notamment ce que rapporte Frontin, a �t� signal�
par plusieurs auteurs. Voyez Val�re Maxime, liv. II, ch. 7,
� 2 ; Polyen, liv. VIII, ch. 16, � 2 ; Florus, liv. II, ch. 18 ;
Appien, de R�bus Hisp., c. LXXXV ; V�g�ce, Instit. mil.,
liv. III, ch. 10 ; et Plutarque (Apophtegmes), qui attribue
encore au m�me Scipion l'exemple suivant, ou, du moins,
un fait semblable.
[115] Plutarque (Vie de Pyrrhus, ch. VIII) signale les
talents militaires de Pyrrhus. Si ce roi ne fut pas le premier
qui connut l'art de camper, du moins il le perfectionna
beaucoup ; et l'on peut opposer � l'opinion contraire de
Juste-Lipse (de Militia Romana, lib. V), ce passage de Tite-
Live (liv. XXXV, ch. 14) : � Pyrrhum, inquit (Hannibal),
castra metari primum docuisse ; ad hoc neminem
elegantius loca cepisse, pr�sidia deposuisse. �
[116] On ignore la formule de ces testaments que
faisaient les soldats au moment o�, tout �quip�s
(testamenta in procinctu), ils allaient marcher au combat.
Ceux qui survivaient �taient charg�s de faire conna�tre les
dispositions derni�res de leurs compagnons.
[117] Tite-Live rapporte (liv. XLI, ch. 27) qu'au d�but
de la censure de Q. Fulvius Flaccus, neuf s�nateurs furent
exclus, entre autres Cn. Fulvius, proche parent du censeur,
et m�me son h�ritier ; mais il ne fait pas conna�tre le motif
de cette disgr�ce.
[118] Tite-Live dit (liv. II, ch. 59) que ces soldats furent
d�cim�s et mis � mort.
[119] Le chef de cette r�bellion �tait Decius Jubellius.
C'est donc � tort que plusieurs �ditions ont admis injussu
ducis. - Voyez Tite-Live, liv. XXVIII, ch. 28 ; Val�re
Maxime, liv. II, ch. 7, � 15 ; Polybe, liv. I, ch. 7 ; Appien, de
Rebus Samn., lib. IX, c. I et sqq.
[120] On lira avec un vif int�r�t la narration de Tite-
Live (liv. VIII, ch. 29 et suiv.) ; c'est un v�ritable drame.
[121] La s�v�rit� atroce de Manlius passa en proverbe �
Rome : Manliana imperia.
[122] Marcellus n'�tait pas alors consul, mais il l'avait
�t� peu de temps auparavant. On lit dans Tite-Live (liv.
XXV, ch. 6 et 7) un discours touchant que, selon cet
historien, les soldats rel�gu�s en Sicile auraient tenu �
Marcellus. C'est une respectueuse protestation contre le
d�cret rigoureux du s�nat.
[123] Infrequens (miles) signifie un soldat qui est
inexact � remplir son devoir, un mauvais soldat, ainsi que
l'a traduit M. Naudet dans le Truculentus de Plaute (v.
202). Voyez le r�cit bien circonstanci� de ce fait dans Tite-
Live, liv. XLI, ch. 18.
[124] Alexandre dut, en effet, une grande partie de ses
succ�s � ses vieux soldats. C'est une v�rit� reconnue par les
tacticiens de tous les temps, que les anciens soldats sont
sup�rieurs aux jeunes, non seulement pour supporter les
fatigues en campagne, mais encore pour attaquer de sang-
froid et avec courage, et pour profiter de toutes les
circonstances qui peuvent mettre � l'abri du danger.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 19th Feb 2026, 15:17