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Page 72
� Les circonstances ne permettant pas de laisser une
garnison suffisante pour d�fendre une ville de guerre o�
l'on aurait un h�pital et des magasins, on doit au moins
employer tous les moyens possibles pour mettre la
citadelle � l'abri d'un coup de main. � (Napol�on.)
[98] Polyen (liv. I, ch. 40. � 5) attribue, comme
Frontin, cette ruse � Alcibiade ; mais Thucydide, qui entre
dans les plus grands d�tails sur cette exp�dition en Sicile,
dit positivement (liv. VI, ch. 64) qu'elle fut imagin�e par
Nicias et Lamachus. Alcibiade avait d�j� �t� rappel� �
Ath�nes pour y �tre jug� (Ibid., ch. 61).
[99] Voyez la description de ce si�ge dans C�sar,
Guerre des Gaules, liv. VIII, ch. 40-43 - La ville de
Cadurcum, aujourd'hui Cahors, �tait aussi appel�e
Uxellodunum.
[100] Il y a ici une grave erreur de Frontin ou des
copistes ; car tout le monde sait que ce fait n'appartient
qu'� Cyrus. Voyez X�nophon, Cyrop�die, liv. VII, ch. 5 ;
H�rodote, liv. I, ch. 191 ; Polyen, liv. VII, ch. 6, �5.
[101] Il s'agit ici de Philippe, fils de Demetrius. Cf.
Polyen, liv. IV, ch. 18, � 1 ; et Polybe, liv. XVI, ch. 10.
Le duc d'Anjou recourut � un moyen semblable pour
s'emparer du ch�teau de Motrou. Apr�s avoir fait
amonceler de la terre au pied des murailles, et ouvrir une
galerie de mine, de laquelle trois ouvriers jetaient non
seulement de la terre, mais encore quelques d�bris de
pierres, pour faire croire que les murs �taient d�j�
entam�s, il envoya dire aux assi�g�s que les fortifications
�taient min�es, qu'on allait les faire sauter s'ils ne se
rendaient pas sur-le-champ, et que, une fois l'assaut
donn�, les soldats ne feraient de quartier � personne.
Le g�n�ral L�gal usa aussi du m�me artifice devant la
ville de Mouzon, en Lorraine.
[102] La garnison numide s'�tait post�e en avant des
remparts, et avait eu d�j� plusieurs engagements avec
Marius, � qui elle prodiguait l'insulte. Voyez Salluste,
Jugurtha, ch. XCIII et XCIV.
[103] Au lieu de ce mot, il faudrait peut-�tre lire
Segestanos ; car Tite-Live, qui fait (liv. XXI, ch. 7 et suiv.)
une relation d�taill�e du si�ge de Sagonte, ne parle pas de
ce stratag�me.
[104] Corn�lius Nepos (Vie d'Iphicrate) rend compte
des am�liorations qui furent introduites par ce g�n�ral
dans l'art militaire et dans la discipline. Cependant il faut
une absolue n�cessit� d'exemple pour punir avec autant de
s�v�rit� les infractions de ce genre. Iphicrate et
�paminondas tuent des sentinelles endormies ; le grand
Fr�d�ric fait mourir sur un �chafaud le capitaine Zitern,
qui, pour �crire � sa m�re, a enfreint l'ordre donn�
d'�teindre dans le camp toutes les lumi�res pass� une
certaine heure ; Bonaparte trouve aussi un factionnaire
endormi apr�s les trois journ�es d'Arcole ; mais il lui
enl�ve avec pr�caution son fusil, et se met en faction � sa
place. Le soldat, se r�veillant un instant apr�s, et voyant
son g�n�ral pr�s de lui, s'�crie : � Je suis perdu ! - Non,
reprend celui-ci : apr�s tant de fatigues il est permis � un
brave comme toi de s'endormir ; mais, une autre fois,
choisis mieux ton temps. �
[105] On croirait, d'apr�s le r�cit de Frontin, que
Camille �tait � V�ies ; mais Tite-Live et Plutarque
s'accordent � dire qu'il �tait en exil � Ard�e. Notre auteur
se m�prend aussi sur deux faits qui se sont accomplis
presque en m�me temps. Fab. Doson descendit du Capitole
pour aller sur le mont Quirinal s'acquitter d'un sacrifice, et
revint apr�s avoir travers� deux fois les postes ennemis.
D'un autre c�t�, Pontius Cominius, jeune soldat de l'arm�e
romaine r�fugi�e � V�ies, s'offrit d'aller au Capitole pour
obtenir du s�nat que Camille f�t rappel�, et nomm�
dictateur. Il s'acquitta de sa p�rilleuse mission. Voyez Tite-
Live, liv. V, ch. 46.
[106] Il n'est pas sans int�r�t de rapprocher de cette
histoire les deux faits suivants :
En 1626, l'�le de R� �tait assi�g�e par les Anglais,
pendant que l'arm�e de Louis XIII accourait pour la
d�livrer ; et la garnison des forts, d�nu�e de vivres, �tait
aux abois. C'est alors que trois soldats du r�giment de
Champagne offrent de passer � la nage le trajet de mer, qui
est de deux lieues, et d'aller demander du secours dans le
continent. Il fallait une force plus qu'ordinaire pour nager
pendant un si long espace, et un courage h�ro�que pour
oser, dans cet �tat, traverser la flotte anglaise ; mais rien
n'�tonnait de la part des soldats de Champagne. Nos trois
guerriers, charg�s de leurs d�p�ches renferm�es dans des
bo�tes de fer-blanc, se jettent ensemble dans les flots. Le
premier se noie ; mais il fut assez heureux pour servir
l'�tat, m�me apr�s sa mort : la mer, en effet, jeta son corps
sur le rivage ; et des habitants de la c�te l'ayant trouv�,
prirent la lettre attach�e � son cou et la remirent au
cardinal de Richelieu. Le second fut pris par les Anglais. Le
troisi�me, nomm� Pierre Lanier, longtemps poursuivi par
une barque ennemie, nageant presque toujours entre deux
eaux, n'�levant la t�te de temps en temps que pour
respirer, souvent oblig� de se d�fendre contre des poissons
voraces, arrive enfin au rivage, couvert de sang, dans un
�tat affreux. Il se tra�na quelque temps, le long de la c�te,
sur ses pieds et sur ses mains, faible, abattu et presque
mourant. Un paysan l'ayant enfin aper�u, lui donna le bras,
le conduisit au fort Louis, et de l� au camp du roi, qui lui fit
l'accueil le plus flatteur, et lui assura une pension
consid�rable sur la gabelle.
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