Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 71

Apr�s la paix de Tilsitt, la ville de Pilau, port de mer
sur la Baltique, ayant refus� d'ouvrir ses portes aux
Fran�ais, le g�n�ral Saint-Hilaire en fit le si�ge. Dans le
cours des hostilit�s, ce g�n�ral convint d'une entrevue avec
le gouverneur, et se fit accompagner dans l'int�rieur de la
ville par le colonel du g�nie S�ruzier, qui se d�guisa en
hussard, pour n'inspirer aucune d�fiance, et reconnut les
points attaquables des fortifications.

Cette ruse contribua � mettre les Fran�ais en
possession de la place.
[94] Il y a ici erreur de l'auteur ou des copistes : il faut
lire Darius et non Cyrus. - Voyez H�rodote, liv. III, ch.
153 ; et Justin, liv. I, ch. 10.
[95] Suivant Tite-Live, qui rapporte ce fait (liv. XXIII,
ch. 18), Fabius n'aurait pu r�duire Capoue par famine,
puisque cette ville ne fut prise que deux ans apr�s, ainsi
que nous l'apprend le m�me historien, liv. XXVI, ch. 8 - 14.
[96] Les sept exemples contenus dans ce chapitre ne
parlent pas des lignes de circonvallation et de
contrevallation que les assi�geants �tablissent pour couvrir
les travaux de si�ge, et pour tenir en �chec les troupes qui
peuvent venir au secours de la place. Il est cependant
prouv� que C�sar et d'autres capitaines de l'antiquit� en
ont fait usage.

� Il n'y a que deux moyens d'assurer le si�ge d'une
place : l'un, de commencer par battre l'arm�e ennemie
charg�e de couvrir cette place, l'�loigner du champ
d'op�rations, et en jeter les d�bris au del� de quelque
obstacle naturel, tel que des montagnes ou une grande
rivi�re ; ce premier obstacle vaincu, il faut placer une
arm�e d'observation derri�re cet obstacle naturel, jusqu'�
ce que les travaux du si�ge soient achev�s, et la place prise.
Mais, si l'on veut prendre la place devant une arm�e de
secours, sans risquer une bataille, il faut �tre pourvu d'un
�quipage de si�ge, avoir ses munitions et ses vivres pour le
temps pr�sum� de la dur�e du si�ge, et former ses lignes
de contrevallation et de circonvallation en s'aidant des
localit�s, telles que hauteurs, bois, marais, inondations.
N'ayant plus alors besoin d'entretenir aucunes
communications avec les places de d�p�t, il n'est plus
besoin que de contenir l'arm�e de secours ; dans ce cas, on
forme une arm�e d'observation qui ne la perd pas de vue,
et qui, lui barrant le chemin de la place, a toujours le temps
d'arriver sur ses flancs ou sur ses derri�res, si elle lui
d�robait une marche. En profitant des lignes de
contrevallation, on peut employer une partie du corps
assi�geant pour livrer bataille � l'arm�e de secours. Ainsi,
pour assi�ger une place devant une arm�e ennemie, il faut
en couvrir le si�ge par des lignes de circonvallation. Si
l'arm�e est assez forte pour qu'apr�s avoir laiss� devant la
place un corps quadruple de la garnison, elle soit encore
aussi nombreuse que l'arm�e de secours, elle peut
s'�loigner de plus d'une marche ; si elle reste inf�rieure
apr�s ce d�tachement, elle doit se placer � une petite
journ�e de marche du si�ge, afin de pouvoir se replier sur
les lignes, ou bien recevoir du secours en cas d'attaque. Si
les deux arm�es de si�ge et d'observation ensemble ne sont
qu'�gales � l'arm�e de secours, l'arm�e assi�geante doit
tout enti�re rester dans les lignes ou pr�s des lignes, et
s'occuper des travaux de si�ge, pour le pousser avec toute
l'activit� possible.

� Feuqui�res a dit qu'on ne doit jamais attendre son
ennemi dans les lignes de circonvallation, et qu'on doit en
sortir pour l'attaque. Il est dans l'erreur ; rien ne peut �tre
absolu � la guerre, et on ne doit pas proscrire le parti
d'attendre son ennemi dans les lignes de circonvallation.

� Ceux qui proscrivent les lignes de circonvallation et
tous les secours que l'art de l'ing�nieur peut donner, se
privent gratuitement d'une force et d'un moyen auxiliaire
qui ne sont jamais nuisibles, presque toujours utiles, et
souvent indispensables. Cependant les principes de la
fortification de campagne ont besoin d'�tre am�lior�s ;
cette partie importante de l'art de la guerre n'a fait aucuns
progr�s depuis les anciens : elle est m�me aujourd'hui au-
dessous de ce qu'elle �tait il y a deux mille ans. Il faut donc
encourager les officiers du g�nie � perfectionner cette
partie de leur art, et � la porter au niveau des autres. �
(Napol�on.)
[97] Les Crotoniates, qui sans doute avaient une
citadelle, ainsi que les �pirotes et les habitants de
Delminium, dont il est question dans les deux exemples
pr�c�dents, ont p�ch� contre la maxime suivante :

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 19th Feb 2026, 9:14