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Page 68
Plusieurs �crivains ont attribu� � Fr�d�ric l'honneur
d'avoir, le premier parmi les modernes, remis en vigueur
l'ordre oblique ; mais il est prouv� que plusieurs g�n�raux
de Louis XIV, entre autres Turenne et Luxembourg, en
avaient d�j� fait usage.
[63] Il est utile de voir � c�t� de cette description, celle
de Tite-Live, qui est plus compl�te, liv. XXX, ch. 33.
On sait que telle �tait l'ordonnance habituelle des
l�gions romaines. � Rien n'est plus ing�nieux que cette
disposition, dit M. Rocquancourt (Cours complet d'art
militaire, t. I, p. 98) ; tout y est calcul�, tout y est pr�vu.
D'abord les v�lites pr�ludent � l'action, en se portant en
avant pour retarder la marche de l'adversaire, d�couvrir ses
intentions, �pier ses mouvements, masquer ceux de
l'arm�e, et lui donner le temps de prendre ses mesures. Les
soldats de nouvelle lev�e, les hastaires, combattent en
premi�re ligue, sous les yeux de toute l'arm�e, pr�te � les
applaudir ou � les bl�mer. L� il faut faire son devoir ou
p�rir : la fuite est impossible � ceux qui seraient
accessibles � la peur. Viennent ensuite les principes, plus
avanc�s en �ge et plus aguerris que les pr�c�dents : dans
un clin d'oeil ils ont pu remplacer ceux-ci ou combattre
avec eux, en les recevant dans les intervalles de leurs
rangs, ou plut�t en se portant � leur hauteur. Enfin para�t
un troisi�me et dernier moyen pour encha�ner la victoire,
ce sont les triaires, vieux guerriers que d'honorables
cicatrices font distinguer des deux premi�res classes.
Combien ne doit-on pas admirer la r�partition et
l'arrangement de ces diff�rents combattants ! �
[64] Voici le pr�cepte d'Hom�re :
� Nestor dispose au premier rang les cavaliers et les
chars, et derri�re, de nombreux et vaillants fantassins,
rempart de l'arm�e ; entre ces deux lignes il place les plus
faibles, afin que, m�me malgr� eux, la n�cessit� les oblige �
combattre. �
[65] On trouve le r�cit bien circonstanci� de cette
grande bataille dans C�sar, Guerre d'Alexandrie, liv. III, ch.
88 et suiv.
� � Pharsale, C�sar ne perd que deux cents hommes,
et Pomp�e quinze mille. Les m�mes r�sultats, nous les
voyons dans toutes les batailles des anciens, ce qui est sans
exemple dans les arm�es modernes, o� la perte en tu�s et
bless�s est sans doute plus ou moins forte, mais dans une
proportion d'un � trois ; la grande diff�rence entre les
pertes du vainqueur et celles du vaincu n'existe surtout
que par les prisonniers. Ceci est encore le r�sultat de la
nature des armes. Les armes de jet des anciens faisaient,
en g�n�ral, peu de mal ; les arm�es s'abordaient tout
d'abord � l'arme blanche ; il �tait donc naturel que le
vaincu perd�t beaucoup de monde, et le vainqueur tr�s peu.
Les arm�es modernes, quand elles s'abordent, ne le font
qu'� la fin de l'action, et lorsque d�j� il y a bien du sang de
r�pandu. Il n'y a point de battant ni de battu pendant les
trois quarts de la journ�e ; la perte occasionn�e par les
armes � feu est � peu pr�s �gale des deux c�t�s. La
cavalerie, dans ses charges, offre quelque chose d'analogue
� ce qui arrivait aux arm�es anciennes. Le vaincu perd dans
une bien plus grande proportion que le vainqueur, parce
que l'escadron qui l�che pied est poursuivi et sabr�, et
�prouve alors beaucoup de mal sans en faire.
Les arm�es anciennes, se battant � l'arme blanche,
avaient besoin d'�tre compos�es d'hommes plus exerc�s :
c'�taient autant de combats singuliers. Une arm�e
compos�e d'hommes d'une meilleure esp�ce et de plus
anciens soldats, avait n�cessairement tout l'avantage ; c'est
ainsi qu'un centurion de la dixi�me l�gion disait � Scipion,
en Afrique : � Donne-moi dix de mes camarades qui sont
prisonniers comme moi, fais-nous battre contre une de tes
cohortes, et tu verras qui nous sommes. � Ce que ce
centurion avan�ait �tait vrai. Un soldat moderne qui
tiendrait le m�me langage ne serait qu'un fanfaron. Les
arm�es anciennes approchaient de la chevalerie. Un
chevalier arm� de pied en cap affrontait un bataillon.
� Les deux arm�es, � Pharsale, �taient compos�es de
Romains et d'auxiliaires, mais avec cette diff�rence que les
Romains de C�sar �taient accoutum�s aux guerres du
Nord, et ceux de Pomp�e aux guerres de l'Asie. �
(Napol�on.)
[66] Pour que le d�tachement envoy� ainsi � l'avance
ne f�t pas compromis, il fallait que Marius e�t la certitude
que les Teutons accepteraient la bataille le lendemain, et
qu'ils ne feraient aucun changement � leurs dispositions.
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