Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 63

29 La cavalerie romaine ne pouvant nullement tenir t�te � celle
des Campaniens, Q. N�vius, centurion de l'arm�e du proconsul
Fulvius Flaccus, imagina de choisir dans toutes les troupes les
soldats de petite taille qui paraissaient les plus agiles, de les
armer de boucliers courts, de casques l�gers, d'�p�es, et de sept
javelots longs de quatre pieds environ, de les mettre en croupe
derri�re les cavaliers, et de les faire avancer jusqu'aux
murailles[139], o�, mettant pied � terre, ils devaient combattre la
cavalerie ennemie. Cette manoeuvre fit beaucoup de mal aux
Campaniens, surtout � leurs chevaux, qui furent mis en d�sordre,
et notre arm�e remporta facilement la victoire.

30 P. Scipion, en Lydie, voyant qu'une pluie qui �tait tomb�e jour
et nuit avait incommod� l'arm�e d'Antiochus, au point que, non
seulement les hommes et les chevaux n'avaient plus de forces, mais
encore que les arcs, dont les cordes �taient mouill�es, devenaient
inutiles, engagea son fr�re � livrer le combat le lendemain,
quoique ce f�t un jour n�faste. La victoire fut le r�sultat de cet
avis[140].

31 Pendant que Caton ravageait l'Espagne, une d�putation des
Ilerg�tes, peuple alli� des Romains, vint lui demander du secours.
Ne voulant ni les m�contenter par un refus, ni affaiblir ses
forces en les divisant, il ordonna au tiers de ses soldats de
prendre des vivres et de s'embarquer, mais avec la recommandation
expresse de revenir sur leurs pas, en pr�textant que les vents
�taient contraires. Pendant ce temps, la nouvelle que du secours
arrivait rendit le courage aux Ilerg�tes, et renversa les projets
de leurs ennemis.

32 C. C�sar, voyant qu'il y avait dans l'arm�e de Pomp�e un grand
nombre de chevaliers romains qui, par leur habilet� � manier les
armes, lui tuaient beaucoup de monde, ordonna � ses troupes de
leur porter des coups d'�p�e au visage et dans les yeux. Il
r�ussit par ce moyen � leur faire prendre la fuite.

33 Les Vacc�ens, press�s dans un combat par Sempronius Gracchus,
form�rent autour d'eux une enceinte de chariots, dans lesquels ils
plac�rent leurs meilleurs soldats habill�s en femmes. Sempronius,
croyant n'avoir affaire qu'� des femmes, s'avan�a t�m�rairement
pour les envelopper; mais ceux qui �taient sur les chariots
reprirent l'offensive, et mirent ses troupes en fuite.

34 Eum�ne, de Cardie, un des successeurs d'Alexandre, �tant
assi�g� dans un ch�teau o� il ne pouvait exercer ses chevaux,
avait soin, chaque jour, et aux m�mes heures, de les suspendre de
telle mani�re, que, appuy�s sur leurs pieds de derri�re, et ayant
en l'air ceux de devant, ils s'agitaient violemment en tout sens,
et se mettaient en sueur pour reprendre leur position naturelle.

35 M. Caton, � qui des barbares s'engageaient � fournir des
guides, et m�me des renforts, pourvu qu'on leur donn�t une somme
consid�rable, n'h�sita point � la promettre, parce que, s'ils
�taient vainqueurs, il pouvait les payer avec le butin fait sur
l'ennemi, et que, s'ils p�rissaient dans le combat, il �tait
d�gag� de sa promesse.

36 Statilius, cavalier recommandable par ses services, se
disposant � passer du c�t� de l'ennemi, Q. Fabius Maximus le fit
appeler, et, apr�s lui avoir dit, par forme d'excuse, que la
jalousie de ses camarades lui avait laiss� jusqu'alors ignorer son
m�rite, lui fit pr�sent d'un cheval et d'une somme d'argent. Cet
homme, que le sentiment de ses torts avait amen� tremblant, sortit
plein de joie; et, de chancelant, il devint d�s lors aussi fid�le
qu'il �tait brave.

37 Philippe, ayant appris qu'un certain Pythias, excellent
guerrier, �tait devenu son ennemi, parce que, dans sa pauvret�,
ayant peine � nourrir ses trois filles, il ne recevait de ce roi
aucun subside, r�pondit � ceux qui lui conseillaient de se d�faire
de cet homme: �Quoi! si un de mes membres �tait malade, le
couperais-je plut�t que de le gu�rir?� Ensuite il fit venir
secr�tement ce Pythias, le re�ut avec bont�; et, apr�s lui avoir
fait exposer l'�tat malheureux de ses affaires, il lui donna de
l'argent, et le rendit par l� plus fid�le et plus d�vou� qu'il
n'�tait avant qu'il e�t � se plaindre.

38 Apr�s le malheureux combat contre les Carthaginois, o�
Marcellus perdit la vie, T. Quinctius Crispinus, ayant appris que
l'anneau de son coll�gue �tait entre les mains d'Hannibal, informa
toutes les villes d'Italie qu'elles avaient � se d�fier des
lettres qu'elles recevraient sous le sceau de Marcellus. Cette
pr�caution fit �chouer les tentatives d'Hannibal � Salapie et dans
d'autres villes.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 18th Feb 2026, 17:40