Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 59

7 Apr�s le massacre de Cannes, Sempronius Tuditanus et C.
Octavius, tribuns militaires, �tant assi�g�s dans le plus petit
des deux camps, conseill�rent � leurs compagnons de mettre l'�p�e
� la main, et de s'�chapper � travers les postes ennemis,
d�clarant que telle �tait leur r�solution, lors m�me que personne
n'oserait sortir avec eux. Au milieu de l'h�sitation g�n�rale,
douze cavaliers seulement et cinquante fantassins eurent le
courage de les suivre, et parvinrent sains et saufs � Canusium.

8 En Espagne, T. Fonteius Crassus, �tant all� faire du butin avec
trois mille hommes, se trouva enferm� par Hasdrubal dans un poste
dangereux. � l'entr�e de la nuit, n'ayant fait part de son dessein
qu'aux premiers rangs, il s'�chappa en traversant les postes
ennemis, au moment o� l'on s'y attendait le moins.

9 Pendant la guerre contre les Samnites, le consul Corn�lius
Cossus �tant surpris par l'ennemi dans un lieu o� il courait du
danger, le tribun P. Decius lui conseilla de faire occuper une
hauteur qui �tait pr�s de l�, par un d�tachement qu'il s'offrit de
commander. L'ennemi, attir� sur cet autre point, laissa �chapper
le consul, mais enveloppa Decius, et le tint assi�g�. Celui-ci
triompha encore de cette difficult� par une sortie nocturne, et
revint aupr�s du consul sans avoir perdu un seul homme.

10 Une action semblable a �t� faite, sous le consulat d'Atilius
Calatinus, par un chef dont le nom nous a �t� diversement
transmis. Les uns l'appellent Laberius, quelques autres Q.
Ceditius, la plupart Calpurnius Flamma. Voyant les troupes
engag�es au fond d'une vall�e dont toutes les hauteurs �taient
occup�es par l'ennemi, il demande et obtient trois cents hommes,
qu'il exhorte � sauver l'arm�e par leur courage, et s'�lance avec
eux au milieu de cette vall�e. Les ennemis descendent de toutes
parts pour les tailler en pi�ces; mais, arr�t�s par un combat long
et acharn�, ils laissent au consul le temps de fuir avec son
arm�e.

11 C. C�sar, �tant sur le point de combattre les Germains
command�s par Arioviste, et voyant le courage de ses troupes
abattu, les assembla et leur dit que, dans cette circonstance, la
dixi�me l�gion seule marcherait � l'ennemi. Par l� il stimula
cette l�gion, en lui rendant le t�moignage qu'elle �tait la plus
brave, et fit craindre aux autres de lui laisser � elle seule
cette glorieuse renomm�e.

12 Philippe ayant menac� les Lac�d�moniens de les priver de tout,
s'ils ne lui livraient leur ville, un des principaux citoyens
s'�cria: �Nous privera-t-il aussi de mourir pour notre patrie?�

13 L�onidas, roi de Lac�d�mone, � qui l'on disait que les Perses
formeraient un nuage par la multitude de leurs fl�ches, r�pondit:
�Nous combattrons mieux � l'ombre.�

14 Dans un moment o� L. Elius, pr�teur de la ville, rendait la
justice, un pivert vint se poser sur sa t�te, et les aruspices
dirent que si on laissait partir cet oiseau, la victoire serait
aux ennemis; que si on le tuait, le peuple romain serait
vainqueur, mais L. Elius p�rirait avec sa famille. Ce chef tua
aussit�t l'oiseau, n'h�sitant pas � se sacrifier lui-m�me. Notre
arm�e triompha, et Elius mourut dans le combat, avec quatorze de
ses parents. Quelques-uns pensent qu'il s'agit ici, non de L.
Elius, mais de L�lius, et que ceux qui perdirent la vie
appartenaient � la famille L�lia.

15. Les deux Decius, le p�re d'abord, et plus tard le fils, se
d�vou�rent pour la r�publique pendant leur consulat. Ils
s'�lanc�rent avec leurs chevaux au milieu des ennemis, et
donn�rent, en mourant, la victoire � leur patrie.

16 P. Crassus, faisant la guerre en Asie contre Aristonicus, tomba
au pouvoir de l'ennemi dans une embuscade, entre �l�e et Myrina.
Emmen� vivant, et se voyant avec horreur prisonnier, lui consul
romain, il prit le parti d'enfoncer dans l'oeil d'un Thrace commis
� sa garde, la baguette dont il se servait pour conduire son
cheval; le soldat, irrit� par la douleur, per�a de son �p�e
Crassus, qui �chappa ainsi, selon son d�sir, � l'opprobre des
fers.

17 M. Caton, fils du Censeur, ayant �t� jet� � terre par une chute
de son cheval, s'aper�ut, quand il se fut remis en selle, que son
�p�e avait gliss� du fourreau. Craignant le d�shonneur d'une telle
perte, il retourne au milieu des ennemis, et, non sans recevoir
quelques blessures, retrouve enfin son arme, et revient pr�s de
ses compagnons.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 18th Feb 2026, 9:52