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Page 58
15 L. Mummius, qui, apr�s la prise de Corinthe, enrichit de
tableaux et de statues l'Italie et les provinces conquises, fut si
�loign� de prendre pour lui une partie de ce pr�cieux butin, que
sa fille, qu'il laissa dans la pauvret�, fut dot�e par le s�nat
aux frais du tr�sor public.
IV. De la justice.
1 Pendant que Camille assi�geait Fal�ries, un ma�tre d'�cole
emmena hors des murs, sous pr�texte d'une promenade, les enfants
qui lui �taient confi�s, et alla les livrer aux Romains, auxquels
il dit que, pour retirer de pareils otages, la ville se
soumettrait � toute condition. Non seulement Camille rejeta
l'offre perfide de ce ma�tre, mais encore il lui lia les mains
derri�re le dos, et le fit reconduire � coups de verges par ses
�l�ves, vers leurs parents. Cette g�n�rosit� lui valut la conqu�te
qu'il ne voulait pas devoir � une trahison: car les Falisques,
admirant sa justice, se rendirent � lui volontairement.
2. Le m�decin de Pyrrhus, roi d'�pire, �tant venu pr�s de
Fabricius, qui commandait l'arm�e romaine, lui promit
d'empoisonner son ma�tre, si on lui accordait une r�compense
proportionn�e � ce service. Fabricius, qui r�pugnait � fonder ses
succ�s sur un semblable forfait, d�couvrit au roi les intentions
coupables de son m�decin; et cette loyaut� engagea Pyrrhus �
rechercher l'amiti� des Romains.
V. De la fermet� de courage.
1 Les soldats de Cn. Pomp�e ayant menac� de piller les tr�sors que
l'on devait porter dans son triomphe, Servilius et Glaucia
l'engag�rent � les leur distribuer, pour pr�venir cette r�volte.
Pomp�e d�clara qu'il renoncerait au triomphe, et qu'il mourrait
m�me plut�t que de c�der � l'indiscipline. Puis, apr�s avoir
vivement r�primand� les soldats, il leur fit pr�senter ses
faisceaux orn�s de lauriers, comme pour les engager � commencer le
pillage par ces objets. Ils sentirent l'odieux de leur conduite,
et rentr�rent dans l'ob�issance.
2 Une s�dition s'�tant �lev�e dans l'arm�e de C. C�sar, au milieu
du tumulte de la guerre civile, ce g�n�ral licencia la l�gion
coupable, au moment m�me de la plus grande effervescence, et fit
frapper de la hache les chefs de la r�volte. Peu de temps apr�s
les soldats licenci�s, ayant sollicit� aupr�s de lui et obtenu
leur r�int�gration, se montr�rent d�s lors irr�prochables.
3 Au moment o� Postumius, personnage consulaire, exhortait ses
soldats, ils lui demand�rent ce qu'il exigeait d'eux: �Suivez-
moi,� leur dit-il; et, saisissant une enseigne, il s'�lan�a le
premier contre l'ennemi. Ses troupes le suivirent et remport�rent
la victoire.
4 Cl. Marcellus �tant tomb�, sans s'y attendre, entre les mains
des Gaulois, tourna avec son cheval, cherchant par o� il pourrait
s'�chapper; mais, se voyant investi de toutes parts, il adressa
une pri�re aux dieux, et s'�lan�a au milieu des ennemis, les
frappa d'�tonnement par son audace, tua leur chef, et remporta des
d�pouilles opimes, lorsqu'il avait � peine l'espoir de se sauver.
5 L. Paullus, � la bataille de Cannes, voyant l'arm�e perdue,
refusa le cheval que lui offrait Lentulus pour fuir, et ne voulut
pas survivre � ce d�sastre, bien qu'on ne p�t le lui imputer �
lui-m�me. �puis� par ses blessures, et appuy� contre une pierre,
il resta en cet �tat jusqu'� ce qu'il expir�t sous les coups des
ennemis.
6 Varron, son coll�gue, montra encore plus de r�solution, en
conservant sa vie apr�s ce malheur; et le peuple, ainsi que le
s�nat, lui rendit des actions de gr�ces pour n'avoir pas d�sesp�r�
de la r�publique. Au reste, toute sa conduite ult�rieure prouva
qu'il s'�tait conserv�, non par d�sir de vivre, mais par amour
pour la patrie: car il laissa cro�tre sa barbe et ses cheveux, et
ne se coucha plus pour prendre ses repas, il refusa m�me les
dignit�s qui lui �taient conf�r�es par le peuple, disant qu'il
fallait � la r�publique des magistrats plus heureux que lui.
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