Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 57

7 Quatorze mille Grecs, qui �taient venus au secours de Cyrus
contre Artaxerx�s, d�firent cent mille barbares.

8 Ces m�mes quatorze mille Grecs, ayant perdu leurs chefs dans un
combat, confi�rent le soin de leur retraite � l'Ath�nien X�nophon,
l'un d'eux, qui les ramena sains et saufs, � travers des lieux
dangereux qu'ils ne connaissaient pas.

9 Xerx�s, arr�t� aux Thermopyles par les trois cents Spartiates,
dont il ne put triompher qu'avec beaucoup de peine, dit qu'on
l'avait tromp�: qu'il avait beaucoup d'hommes, mais de soldats
aguerris et disciplin�s, point.



III. De la temp�rance et du d�sint�ressement.


1 M. Caton se contentait, dit-on, du vin des rameurs.

2 Fabricius, � qui Cin�as, ambassadeur d'�pire, offrait une grande
quantit� d'or, la refusa, et dit qu'il aimait mieux commander �
ceux qui avaient de l'or, que d'en avoir lui-m�me.

3 Atilius Regulus, apr�s avoir occup� les premi�res charges de la
r�publique, �tait si pauvre, qu'il n'avait pour vivre, avec sa
femme et ses enfants, qu'une petite terre cultiv�e par un seul
fermier. Ayant appris la mort de celui-ci, il �crivit au s�nat
pour demander un successeur dans le commandement, attendu que son
bien, laiss� � l'abandon par la mort de ce serviteur, r�clamait sa
pr�sence.

4 Cn. Scipion, apr�s ses succ�s en Espagne, mourut tellement
pauvre, qu'il ne laissa pas m�me une somme suffisante pour marier
ses filles[127]. Le s�nat, touch� de leur indigence, les dota aux
frais du tr�sor.

5 Les Ath�niens firent de m�me � l'�gard des filles d'Aristide,
qui, apr�s avoir rempli les charges les plus importantes, mourut
dans une extr�me pauvret�.

6 Telle �tait la temp�rance d'�paminondas, g�n�ral th�bain, que
l'on ne trouva chez lui qu'un chaudron, et une seule broche de
fer.

7 Hannibal se levait avant le jour, et ne se reposait pas avant la
nuit. Il ne soupait que sur le soir, et sa table n'avait pas plus
de deux lits[128].

8 Le m�me, lorsqu'il servait sous le commandement d'Hasdrubal,
dormait le plus souvent sur la terre nue, sans autre couverture
que son manteau.

9 On rapporte que Scipion �milien ne prenait pour toute
nourriture, pendant les marches, que du pain, qu'il mangeait en se
promenant[129] avec ses amis.

10 On en dit autant d'Alexandre le Grand.

11 Nous lisons que Masinissa, � l'�ge de quatre vingt-dix ans,
prenait ses repas au milieu du jour, debout devant sa tente, ou en
se promenant.

12 Lorsque M. Curius eut vaincu les Sabins, un d�cret du s�nat lui
ayant accord� une portion de terre plus grande qu'aux v�t�rans, il
n'accepta que la mesure des simples soldats, et dit qu'il
n'appartenait qu'� un mauvais citoyen de ne pas se contenter de ce
qui suffisait aux autres.

13 Souvent m�me une arm�e enti�re se fit remarquer par sa
temp�rance, t�moin celle qui �tait command�e par Scaurus. D'apr�s
le rapport de ce g�n�ral, un arbre fruitier, qui se trouvait �
l'extr�mit� de son camp, dans l'enceinte m�me, fut, le lendemain,
laiss� intact avec ses fruits, au d�part de l'arm�e.

14 Pendant la guerre qui se fit sous les auspices de l'empereur
C�sar Domitien Auguste Germanicus, guerre allum�e dans les Gaules
par Julius Civilis, l'opulente cit� de Langres, ayant embrass� le
parti des factieux, craignait, � l'approche de C�sar, d'�tre
livr�e au pillage; mais, respect�e contre son attente, et n'ayant
�prouv� aucune perte, elle rentra dans le devoir, et me fournit
soixante-dix mille combattants.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 14:03