Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 56

40 Manlius, qui d�s lors fut surnomm� Imperiosus, fit battre de
verges et frapper de la hache son fils, qui avait engag�,
contrairement � ses ordres, un combat o� cependant il avait �t�
vainqueur[121].

41 Le jeune Manlius, voyant les soldats dispos�s � se r�volter en
sa faveur contre son p�re, leur dit qu'il n'y avait personne dont
la vie f�t assez pr�cieuse pour faire renverser la discipline; et
il obtint d'eux qu'ils lui laisseraient subir sa peine.

42 Q. Fabius Maximus fit couper la main droite � des transfuges.

43 Lorsque le consul C. Curion allait faire la guerre aux
Dardaniens, une des cinq l�gions qu'il commandait se r�volta pr�s
de Dyrrachium, en se refusant au service, et en d�clarant qu'elle
ne suivrait pas ce chef t�m�raire dans une exp�dition si p�nible
et si dangereuse, il ordonna aux quatre autres l�gions de sortir
du camp, et de se mettre en ordre de bataille, les armes � la
main, comme pour combattre; ensuite il fit avancer la l�gion
rebelle, sans armes et sans ceinturons, en pr�sence de toute
l'arm�e, et l'obligea de faucher la liti�re pour les chevaux. Le
lendemain il �ta encore les ceinturons aux soldats, leur fit
creuser un foss�, et, insensible � toutes les pri�res de cette
l�gion, il lui enleva ses enseignes, abolit m�me son nom, et
incorpora dans les autres l�gions les soldats qui la composaient.

44. Sous le consulat de Q. Fulvius et d'Appius Claudius, les
soldats qui, apr�s la bataille de Cannes, avaient �t� rel�gu�s en
Sicile par ordre du s�nat, suppli�rent[122] M. Marcellus de les
envoyer contre l'ennemi. Marcellus consulta le s�nat. Il lui fut
r�pondu qu'on ne jugeait pas � propos de confier les int�r�ts de
la r�publique � des hommes qui les avaient abandonn�s. Toutefois,
on autorisa Marcellus � faire ce qui lui para�trait convenable, �
condition qu'aucun de ces soldats ne serait exempt� du service, ne
recevrait ni solde, ni r�compense, et ne repasserait en Italie,
tant que les Carthaginois y resteraient.

45 M. Salinator, apr�s son consulat, fut condamn� par le peuple,
pour avoir partag� in�galement le butin entre les soldats.

46 Le consul Q. Petillius ayant �t� tu� dans un combat contre les
Liguriens, il fut d�cr�t� par le s�nat que la l�gion � la t�te de
laquelle ce consul �tait mort serait tout enti�re signal�e comme
ayant manqu� � son devoir[123]; qu'on lui retrancherait la solde
d'une ann�e, et que ce temps de service ne lui serait pas compt�.



II. Effets de la discipline.


1 On rapporte que pendant la guerre civile, lorsque les arm�es de
Brutus et de Cassius traversaient ensemble la Mac�doine, celle de
Brutus arriva avant l'autre pr�s d'une rivi�re sur laquelle il
fallait jeter un pont, et que cependant celle de Cassius eut le
sien plus t�t achev�, et passa la premi�re. Une discipline ferme
avait donn� aux soldats de Cassius la sup�riorit� sur ceux de
Brutus, non seulement pour de semblables ouvrages, mais encore
pour les actions les plus importantes de la guerre.

2 C. Marius, pouvant choisir entre deux arm�es qui avaient �t�
command�es, l'une par Rutilius, l'autre par Metellus, et toutes
deux par lui-m�me, opta pour celle de Rutilius, quoiqu'elle f�t la
moins nombreuse, sachant qu'elle �tait la mieux disciplin�e.

3 Domitius Corbulon, n'ayant que deux l�gions, et fort peu de
troupes auxiliaires, fut en �tat, gr�ce � la discipline qu'il
avait r�tablie, de soutenir la guerre contre les Parthes.

4 Alexandre, � la t�te de quarante mille hommes, que d�j�
Philippe[124], son p�re, avait habitu�s � la discipline, entreprit
la conqu�te du monde, et vainquit des arm�es innombrables.

5 Cyrus, faisant la guerre aux Perses avec quatorze mille hommes,
surmonta les plus grandes difficult�s[125].

6 �paminondas[126], g�n�ral th�bain, � la t�te de quatre mille
hommes, dont quatre cents cavaliers, battit l'arm�e
lac�d�monienne, qui comptait vingt-quatre mille fantassins et
seize cents cavaliers.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 11:56