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Page 55
25 Des l�gions qui, pendant une des guerres Puniques, n'avaient
pas fait leur devoir, furent, par un d�cret du s�nat, rel�gu�es en
Sicile, o� elles ne re�urent que de l'orge pendant sept ann�es.
26 C. Titius, chef de cohorte, ayant abandonn� sa position �
l'ennemi, dans la guerre des esclaves fugitifs, L. Pison l'obligea
de se tenir tous les jours devant le pr�toire, v�tu d'une toge
sans ceinture, la tunique d�li�e et les pieds nus, jusqu'au moment
de la garde de nuit, et lui interdit les repas en commun, ainsi
que les bains.
27 Sylla condamna une cohorte et ses centurions � se tenir debout
devant le pr�toire, le casque en t�te, mais sans ceinture, pour
s'�tre laiss� enlever leur position par l'ennemi.
28 Domitius Corbulon, en Arm�nie, voulant punir Emilius Rufus,
g�n�ral de cavalerie, qui avait l�ch� pied devant l'ennemi, et
dont les troupes �taient mal arm�es, lui fit d�chirer les
v�tements par un licteur, et le condamna � se tenir, dans cet �tat
d�shonorant, devant la tente pr�torienne, jusqu'� ce que tout le
monde se f�t retir�.
29 Atilius Regulus, allant du Samnium vers Luc�rie, s'aper�ut que
ses soldats prenaient la fuite � la vue de l'ennemi, qui �tait
venu � sa rencontre. Aussit�t il rangea devant son camp une
cohorte � laquelle il ordonna de tuer, comme d�serteur, quiconque
abandonnerait le champ de bataille.
30 En Sicile, le consul Cotta fit battre de verges Valerius,
tribun militaire, de l'illustre famille Valeria.
31 Le m�me consul, ayant charg� P. Aurelius, son parent, de la
conduite du si�ge de Lipara, pendant qu'il allait lui-m�me
chercher de nouveaux auspices � Messine, le fit battre de verges,
pour avoir laiss� incendier ses retranchements, et prendre son
camp, le mit au nombre des fantassins, et lui imposa le service de
simple soldat.
32 Le censeur Fulvius Flaccus exclut du s�nat[117] son fr�re
Fulvius, qui, sans l'ordre du consul, avait cong�di� une l�gion
dans laquelle il �tait lui-m�me tribun.
33 M. Caton, ayant donn� trois fois le signal du d�part,
s'�loignait avec sa flotte d'un rivage ennemi o� il avait camp�
quelques jours, lorsqu'un soldat, qui �tait rest� � terre,
demanda, par des cris et des gestes, qu'on v�nt le prendre. Caton,
apr�s avoir ramen� � la c�te tous ses vaisseaux, ordonna qu'il f�t
saisi, et mis � mort, aimant mieux le faire servir d'exemple, que
de le laisser ignominieusement immoler par les ennemis.
34 Appius Claudius d�cima des soldats qui avaient pris la fuite,
et ceux que le sort d�signa p�rirent sous le b�ton[118].
35 Deux l�gions ayant abandonn� le champ de bataille, le consul
Fabius Rullus fit d�signer par le sort, dans chacune, vingt
soldats qui eurent la t�te tranch�e en pr�sence de l'arm�e.
36 Aquillius fit p�rir de la m�me mani�re trois hommes par
centurie, de troupes qui s'�taient laiss� forcer dans leur poste
par l'ennemi.
37 M. Antoine, dont le retranchement avait �t� br�l� par l'ennemi,
d�cima les deux cohortes qui �taient alors charg�es de la garde
des ouvrages, fit mettre � mort un centurion de chacune, et
cong�dia honteusement le chef de la l�gion, dont les soldats ne
re�urent que de l'orge pour ration.
38 Une l�gion ayant, d'apr�s l'ordre de son chef[119], mis � sac la
ville de Rhegium, ses quatre mille soldats furent emprisonn�s et
envoy�s au supplice. Le s�nat d�fendit m�me, par un d�cret, de
leur donner la s�pulture, et de pleurer leur mort.
39 Le dictateur L. Papirius Cursor voulait que l'on batt�t de
verges et que l'on f�t mourir sous la hache Fabius Rullus, ma�tre
de la cavalerie, pour avoir, quoique avec succ�s, combattu malgr�
ses ordres. Sans rien accorder ni aux pri�res, ni aux instances
des soldats, il le poursuivit � Rome, o� il s'�tait r�fugi�; et l�
le dictateur ne fit gr�ce du supplice � Fabius, que lorsque celui-
ci vint avec son p�re se jeter � ses genoux, et que le s�nat et le
peuple[120], d'un commun accord, interc�d�rent pour lui.
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