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Page 53
V De la fermet� de courage.
VI De la bont� et de la mod�ration.
VII Instructions diverses sur la guerre.
I De la discipline.
1 P. Scipion, arriv� devant Numance, releva dans l'arm�e la
discipline[114], qui �tait tomb�e par la n�gligence des chefs
pr�c�dents. Il renvoya un grand nombre de valets, et ramena les
soldats � l'habitude du devoir, en les soumettant chaque jour � de
p�nibles exercices. Il leur imposait des courses fr�quentes, les
obligeant � porter les provisions de plusieurs jours, en sorte
qu'ils s'accoutum�rent � endurer le froid et la pluie, et �
traverser � pied les gu�s des rivi�res. Souvent il leur
reprochait, leur mollesse et leur manque de courage, et brisait
les meubles qu'il trouvait trop recherch�s, ou peu utiles dans les
exp�ditions. Il agit de cette mani�re, notamment � l'�gard du
tribun C. Memmius, � qui, dit-on, il adressa ces paroles: �Tu ne
seras que peu de temps inutile � la r�publique et � moi, mais tu
le seras toujours � toi-m�me.�
2 Q. Metellus, dans la guerre contre Jugurtha, r�tablit, par une
semblable s�v�rit�, la discipline rel�ch�e de ses troupes, et alla
jusqu'� d�fendre aux soldats d'user d'autre viande que de celle
qu'ils auraient eux-m�mes fait r�tir ou bouillir.
3 On rapporte que Pyrrhus dit � son recruteur: �Choisis-les
grands; moi, je les rendrai forts.�
4 Sous le consulat de L. Flaccus et de C. Varron, les soldats
furent, pour la premi�re fois, oblig�s au serment. Auparavant les
tribuns n'exigeaient d'eux qu'un simple engagement; du reste, ils
juraient tous ensemble que la fuite et la crainte ne leur feraient
jamais quitter leurs �tendards, et qu'ils ne sortiraient des rangs
que pour saisir un javelot, frapper un ennemi, ou sauver un
citoyen.
5 Scipion l'Africain dit � un soldat dont le bouclier �tait trop
�l�gamment par�, qu'il n'�tait pas surpris de voir qu'il e�t orn�
avec tant de soin une arme sur laquelle il comptait plus que sur
son �p�e.
6 Philippe, d�s la premi�re organisation de son arm�e, supprima
l'usage des chariots, et n'accorda qu'un valet � chaque cavalier,
et un � dix fantassins, pour porter les cordes des tentes et les
meules � bl�. Quand on entrait en campagne, il faisait porter �
chaque soldat de la farine pour trente jours.
7 C. Marius, voulant retrancher les �quipages, qui ne sont pour
l'arm�e qu'un tr�s grand embarras, fit mettre en paquets, et
attacher sur des fourches, le bagage et les vivres des soldats,
qui avaient ainsi un fardeau facile � porter, et dont ils
pouvaient ais�ment se d�charger: de l� vient le proverbe des
mulets de Marius.
8 Lorsque Th�ag�ne, g�n�ral ath�nien, marchait contre M�gare, les
soldats lui ayant demand� leurs rangs, il r�pondit qu'il les leur
donnerait pr�s de la ville; puis il envoya secr�tement en avant
ses cavaliers, avec ordre de retourner ensuite et de s'avancer,
comme des ennemis, contre leurs compagnons. Pendant que cet ordre
s'ex�cutait, il avertit les soldats de se pr�parer � soutenir
l'attaque, et permit d'�tablir l'ordre de bataille de telle
mani�re que chacun pr�t la place qu'il voudrait. Les plus l�ches
s'�tant aussit�t port�s en arri�re, tandis que les plus braves
�taient accourus aux premiers rangs, il voulut que chacun gard�t
dans les lignes la place o� il se trouvait alors.
9 Lysandre, g�n�ral lac�d�monien, faisant ch�tier un soldat qui
s'�tait �cart� de la route, celui-ci lui affirma que ce n'�tait
point pour piller qu'il s'�tait �loign� de l'arm�e: �Je ne veux
pas m�me, r�pondit Lysandre, que l'on puisse le soup�onner.�
10 Antigone, inform� que son fils s'�tait log� chez une femme qui
avait trois filles d'une grande beaut�, lui dit: �J'apprends, mon
fils, que vous �tes � l'�troit dans une maison habit�e par
plusieurs ma�tres; prenez un logement plus spacieux.� Et quand il
l'eut fait sortir, il d�fendit � quiconque aurait moins de
cinquante ans, de loger chez une m�re de famille.
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