Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


Main
- books.jibble.org



My Books
- IRC Hacks

Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare

External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd

books.jibble.org

Previous Page | Next Page

Page 51

3 Hannon, commandant en Sicile l'arm�e carthaginoise, apprit que
des Gaulois mercenaires, au nombre de quatre mille environ,
s'�taient entendus pour passer du c�t� des Romains, parce qu'ils
n'avaient pas re�u leur solde de quelques mois. N'osant s�vir
contre eux, dans la crainte d'une r�volte, il promit de les
indemniser g�n�reusement du retard dont ils souffraient. Les
Gaulois le remerci�rent de cette assurance; et pendant le d�lai
qu'il avait fix� pour l'ex�cution de ses promesses, il envoya dans
le camp du consul Otacilius son tr�sorier, homme d'une fid�lit�
�prouv�e, qui, feignant d'avoir d�sert� pour quelque d�sordre dans
ses comptes, annon�a que quatre mille Gaulois devaient �tre
envoy�s au fourrage la nuit suivante, et qu'il serait facile de
les surprendre. Otacilius, qui ne voulait ni se fier tout d'abord
� un transfuge, ni laisser �chapper une pareille occasion, mit en
embuscade des troupes d'�lite. Les Gaulois tomb�rent dans le
pi�ge, et remplirent doublement le but d'Hannon: ils tu�rent des
Romains, et furent eux-m�mes extermin�s jusqu'au dernier.

4 Hannibal imagina une semblable vengeance � l'�gard de ses
transfuges. Inform� que plusieurs soldats avaient d�sert� la nuit
pr�c�dente, et sachant aussi qu'il y avait des espions de l'ennemi
dans son camp, il dit ouvertement qu'il ne fallait pas donner le
nom de transfuges � des hommes adroits qu'il avait envoy�s pour
p�n�trer les desseins de l'ennemi. Ces mots, une fois connus des
espions, furent transmis aux Romains, qui saisirent les d�serteurs
d'Hannibal, leur coup�rent les mains, et les renvoy�rent.

5 Diodore, �tant � la t�te des troupes qui d�fendaient Amphipolis,
et parmi lesquelles se trouvaient deux mille Thraces qu'il
soup�onnait de vouloir piller la ville, annon�a faussement que des
vaisseaux ennemis, en petit nombre, �taient abord�s � la c�te
voisine, et qu'on pouvait ais�ment les piller. Excit�s par
l'espoir du butin, les Thraces partirent, et Diodore, ayant ferm�
les portes, les emp�cha de rentrer dans la place.



XVII. Des sorties.


1 Les Romains qui tenaient garnison � Palerme, lorsque Hasdrubal
s'avan�ait pour assi�ger cette ville, ne plac�rent, � dessein,
qu'un petit nombre de soldats sur les remparts. Hasdrubal, enhardi
par cette apparente faiblesse, s'approcha, t�m�rairement, et son
arm�e fut taill�e en pi�ces dans une sortie que firent les
assi�g�s.

2 Emilius Paullus, attaqu� dans son camp, � l'improviste, par
toute l'arm�e des Liguriens, retint longtemps ses troupes, comme
par crainte; ensuite, quand il vit les ennemis fatigu�s, il fondit
sur eux par les quatre portes du camp, les d�fit, et en prit un
grand nombre.

3 Velius[108], qui commandait la garnison romaine dans la citadelle
de Tarente, ville assi�g�e par Hasdrubal, envoya vers celui-ci des
d�put�s pour lui demander la vie sauve et la retraite libre.
Tandis que, tromp�s par cette feinte, les ennemis se tenaient peu
sur leurs gardes, Velius fit tout � coup une sortie, et les tailla
en pi�ces.

4 Cn. Pomp�e, investi dans son camp pr�s de Dyrrachium, non
seulement d�gagea son arm�e, mais encore, dans une sortie pour
laquelle il avait bien choisi le temps et le lieu, enveloppa
C�sar, au moment o� celui-ci livrait une imp�tueuse attaque � un
fort[109] que d�fendait un double retranchement; en sorte que, plac�
entre ceux qu'il attaquait et ceux qui �taient venus l'enfermer,
C�sar courut un grand danger, et perdit beaucoup de monde.

5 Flavius Fimbria, fortifiant son camp pr�s du Rhyndacus[110], en
Asie, contre le fils de Mithridate, f�t tirer des tranch�es le
long des flancs et vers la t�te de ses retranchements, au dedans
desquels il tint ses troupes immobiles, jusqu'� ce que la
cavalerie des ennemis se f�t engag�e dans les intervalles �troits
de ses fortifications; alors il fit une sortie, et leur tua six
mille hommes.

6 Pendant la guerre des Gaules[111], C. C�sar, inform�, de la part
de Q. Cic�ron, que les lieutenants Titurius Sabinus et; Cotta
avaient �t� battus par Ambiorix, et que celui-ci le tenait lui-
m�me assi�g�, marcha � son secours avec deux l�gions. Apr�s avoir
d'abord attir� l'ennemi contre lui seul, il feignit de craindre,
et retint ses soldats dans son camp, auquel il avait donn�, �
dessein, moins d'�tendue qu'� l'ordinaire. Les Gaulois, qui
comptaient d�j� sur la victoire, et en voulaient au butin, se
mirent � combler le foss�, et arrach�rent les palissades. Aussit�t
le combat commen�a; et les troupes de C�sar, tombant sur eux de
tous c�t�s, en firent un grand carnage.

Previous Page | Next Page


Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 3:19