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Page 50
3 Hirtius, sachant que ceux de Mutine, assi�g�s par Antoine,
�taient dans une extr�me disette de sel, en remplit des barils,
qu'il fit entrer dans la ville par le fleuve Scultenna.
4 Le m�me g�n�ral confia au courant d'une rivi�re des troupeaux
que re�urent les assi�g�s, et qui rem�di�rent � la disette.
XV. Comment on para�t avoir en abondance les choses dont on
manque.
1 Les Romains, assi�g�s dans le Capitole par les Gaulois, et d�j�
en proie � la famine, jet�rent du pain vers les postes ennemis. En
faisant croire par l� qu'ils avaient des vivres en abondance, ils
purent tra�ner le si�ge en longueur jusqu'� l'arriv�e de Camille.
2 On dit que les Ath�niens en firent autant � l'�gard des
Lac�d�moniens.
3 Ceux qu'Hannibal tenait enferm�s � Casilinum, et que l'on
croyait r�duits � une extr�me disette, voyant que le Carthaginois,
pour leur �ter jusqu'� l'herbe comme aliment, avait fait passer
plusieurs fois la charrue sur le terrain qui s�parait son camp de
leurs murailles, jet�rent des semences sur ces terres labour�es,
et par l� persuad�rent � l'ennemi qu'ils avaient de quoi se
nourrir jusqu'� la r�colte.
4 Les troupes qui avaient �chapp� au d�sastre de Varus, �tant
investies par l'ennemi, qui les croyait d�pourvues de bl�,
promen�rent pendant toute une nuit dans leurs magasins les
prisonniers qu'ils avaient faits, et les renvoy�rent apr�s leur
avoir coup� les mains[107]. Ceux-ci conseill�rent � leurs compagnons
de ne pas fonder sur la disette l'espoir de se rendre bient�t
ma�tres des Romains, attendu qu'ils avaient encore un grand
approvisionnement de vivres.
5 Les Thraces, assi�g�s sur une montagne fort �lev�e, et
inaccessible � l'ennemi, recueillirent entre eux, au moyen d'une
contribution par t�te, une petite quantit� de bl� et de laitage,
et en firent manger � des moutons qu'ils chass�rent vers les
postes ennemis. Ces animaux ayant �t� pris et tu�s, on remarqua
dans leurs entrailles les vestiges du froment; l'ennemi alors,
persuad� que les Thraces avaient de copieuses provisions de bl�,
puisqu'ils en nourrissaient m�me leur b�tail, abandonna le si�ge.
6 Thrasybule, g�n�ral des Mil�siens, voyant ses troupes fatigu�es
du long si�ge qu'elles soutenaient contre Alyatte, qui esp�rait
les r�duire par famine, ordonna que tout le bl� de la ville f�t
apport� sur la place publique avant l'arriv�e des d�put�s lydiens
qu'il attendait, et fit pr�parer pour le m�me temps des festins
chez tous les citoyens. En montrant ainsi la ville en f�te, il fit
croire � l'ennemi qu'il lui restait assez de vivres pour soutenir
longtemps encore le si�ge.
XVI. Comment on pr�vient les trahisons et les d�sertions.
1 Cl. Marcellus fut inform� que Bantius, de Nole, s'effor�ait
d'amener ses concitoyens � une d�fection au profit d'Hannibal,
parce que celui-ci, l'ayant trouv� parmi les bless�s apr�s la
bataille de Cannes, lui avait fait donner des soins, et l'avait
renvoy� dans sa patrie. N'osant pas le mettre � mort, de peur que
son supplice n'irrit�t les habitants de Nole, il le fit venir pr�s
de lui, et lui dit qu'il �tait un soldat excellent; que
jusqu'alors il ne l'avait pas connu; et, apr�s l'avoir engag� �
rester dans son arm�e, il lui fit pr�sent d'un cheval. Ce bienfait
lui assura la fid�lit� non seulement de Bantius, mais encore de
tous ceux de la ville sur lesquels celui-ci avait de l'influence.
2 Hamilcar, g�n�ral des Carthaginois, voyant les nombreuses
d�sertions de ses auxiliaires gaulois, qui passaient du c�t� des
Romains, o�, � cause de la fr�quence m�me du fait, ils �taient
re�us comme des alli�s, engagea ceux qui lui �taient le plus
fid�les � simuler une d�sertion. Ils le firent, et taill�rent en
pi�ces les Romains qui s'�taient avanc�s pour les recevoir. Cet
artifice, outre le succ�s qu'il valut alors aux Carthaginois, fut
cause que, dans la suite, les v�ritables transfuges furent
suspects aux Romains.
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