Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 47

5 P�ricl�s, g�n�ral ath�nien, assi�geant une ville qu'une d�fense
bien concert�e mettait � l'abri de ses efforts, fit pendant la
nuit sonner la charge et pousser de grands cris vers la partie des
remparts qui touchait � la mer. Les ennemis, persuad�s que l'on
entrait de ce c�t�, abandonn�rent les portes; et P�ricl�s, les
trouvant sans d�fense, fit par l� irruption dans la ville.

6 Alcibiade, g�n�ral ath�nien, voulant prendre la ville de
Cyzique, s'en approcha pendant la nuit � l'improviste, et fit
sonner la charge du c�t� oppos� � celui qu'il allait attaquer. Les
assi�g�s pouvaient suffire � la d�fense de leurs remparts; mais,
comme tous se port�rent vers le lieu o� ils croyaient qu'on
donnait l'assaut, Alcibiade franchit les murailles sur un point
qui ne lui offrait pas de r�sistance.

7 Pour s'emparer du port de Sicyone, Thrasybule de Milet fit
plusieurs fausses attaques par terre; et, quand il vit que les
ennemis avaient dirig� leurs forces vers le lieu o� il les
harcelait, il entra dans le port avec sa flotte, sans qu'on s'y
attend�t.

8 Philippe, assi�geant une ville maritime, f�t joindre ensemble
deux vaisseaux que l'on couvrit de madriers, et sur lesquels on
construisit des tours hors de la vue des assi�g�s; puis il livra
par terre une attaque avec d'autres tours. Pendant, qu'il tenait
l'ennemi en �chec de ce c�t� des remparts, de l'autre approchaient
les deux vaisseaux, et par l�, ne trouvant pas de r�sistance, il
p�n�tra dans la ville.

9 P�ricl�s voulant prendre, dans le P�loponn�se, un ch�teau o�
l'on ne pouvait arriver que par deux chemins, coupa l'un par un
foss�, et se mit � fortifier l'autre. Les assi�g�s, en pleine
s�curit� quant au premier chemin, surveill�rent seulement celui
qu'ils voyaient fortifier. Alors P�ricl�s, ayant pr�par� des
ponts, les jeta sur le foss�, et entra dans la place du c�t� o�
l'on ne craignait pas son approche.

10 Antiochus, faisant le si�ge d'�ph�se, ordonna aux Rhodiens, ses
auxiliaires, d'attaquer le port pendant la nuit, en poussant de
grands cris. Les assi�g�s y accoururent en foule et en d�sordre,
laissant le reste des fortifications sans d�fenseurs; et
Antiochus, donnant l'assaut d'un autre c�t�, s'empara de la ville.



X. Pi�ges dans lesquels on attire les assi�g�s.


1 Caton, �tant en pr�sence des Lac�tans, qu'il tenait assi�g�s
dans leur place forte, mit en embuscade une grande partie de ses
troupes, et ordonna � des Suess�tans, ses auxiliaires, et fort
mauvais soldats, de livrer l'attaque � la ville. Les Lac�tans,
dans une sortie, les mirent facilement en fuite; et, comme ils
s'acharnaient � les poursuivre, Caton s'empara de leur ville avec
les cohortes qu'il avait cach�es.

2 L. Scipion leva le si�ge qu'il avait mis devant une ville de
Sardaigne, et donna � sa retraite l'apparence d'une fuite
pr�cipit�e. La garnison s'�tant mise imprudemment � sa poursuite,
il se rendit ma�tre de la place � l'aide de troupes qu'il avait
embusqu�es dans le voisinage.

3 Hannibal, apr�s avoir commenc� le si�ge d'Him�re, donna l'ordre
de la retraite, laissant � dessein son camp aux ennemis, comme
s'il ne pouvait tenir contre eux. Les Him�r�ens virent si peu le
pi�ge, que, dans la joie du succ�s, ils abandonn�rent leur ville
pour courir au camp carthaginois. Hannibal, voyant alors la place
sans d�fense, s'en empara avec des troupes qu'il avait cach�es
dans la pr�vision de cet �v�nement.

4 Le m�me, pour attirer les Sagontins[103] dans une embuscade,
s'approcha de leurs murailles avec un petit nombre d'hommes, et
feignit de prendre la fuite d�s la premi�re sortie des assi�g�s.
Ceux-ci, se trouvant coup�s par l'arm�e carthaginoise, alors
post�e entre eux et la ville, furent envelopp�s, et taill�s en
pi�ces.

5 Himilcon, g�n�ral carthaginois, faisant le si�ge d'Agrigente,
mit en embuscade, non loin de la place, une partie de ses troupes,
avec ordre, lorsque les assi�g�s se seraient �loign�s dans la
campagne, d'allumer des feux avec du bois mouill�; ensuite,
s'�tant lui-m�me avanc�, d�s le point du jour, � la t�te du reste
de son arm�e, pour attirer les ennemis au combat, il feignit de
l�cher pied, et les entra�na au loin � sa poursuite. Ceux de
l'embuscade mirent le feu � des monceaux de bois en avant des
murailles, comme ils en avaient re�u l'ordre; et les Agrigentins,
� la vue de la fum�e qui s'�levait, crurent que leur ville �tait
embras�e. Tandis qu'ils retournaient � la h�te, pour porter du
secours, arr�t�s en m�me temps par les troupes qui avaient �t�
post�es pr�s de la ville, et charg�s en queue par celles qu'ils
avaient poursuivies, ils essuy�rent une enti�re d�faite.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 15th Jan 2026, 17:12