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Page 44
1 Fabius Maximus, ayant ravag� le territoire de Capoue, et voulant
�ter � cette ville tout espoir de soutenir un si�ge, se retira au
moment des semailles, afin de laisser les habitants r�pandre dans
leurs champs le bl� qui leur restait; puis il revint sur ses pas,
fit fouler aux pieds les semences, qui d�j� �taient en herbe, et
la famine le rendit ma�tre du pays[95].
2 Antigone en fit autant aux Ath�niens.
3 Denys voulant, apr�s s'�tre empar� de plusieurs villes, attaquer
celle de Rhegium, qui avait une garnison nombreuse, feignit de
vouloir maintenir la paix avec elle, et lui demanda des vivres
pour son arm�e. Aussit�t qu'il en eut obtenu, et qu'il eut ainsi
�puis� les greniers des habitants, il profita de leur disette pour
les attaquer, et la ville tomba en son pouvoir.
4 On dit qu'il agit de m�me � l'�gard des Ath�niens.
5 Alexandre, ayant le projet d'assi�ger Leucadie, o� les vivres
�taient en abondance, s'empara d'abord des ch�teaux situ�s au
voisinage, et permit � toutes leurs garnisons de se r�fugier dans
cette ville, afin que les provisions fussent plus t�t consomm�es
par un plus grand nombre de personnes.
6 Phalaris, tyran d'Agrigente, apr�s avoir mis le si�ge devant
quelques places de Sicile bien fortifi�es, feignit d'entrer en
accommodement avec elles, et se retira en leur laissant en d�p�t
des bl�s qu'il disait avoir de reste; ensuite il eut soin de faire
percer les toits des magasins o� il les avait plac�s, afin que la
pluie les corromp�t; et, lorsque les habitants, qui comptaient sur
cet approvisionnement, eurent consomm� leurs propres bl�s, il
revint les attaquer au commencement de l'�t�, et les contraignit
par famine � se rendre.
V. Comment on fait croire que l'on continuera le si�ge.
1 Cl�arque, g�n�ral lac�d�monien, �tant inform� que les Thraces
avaient transport� sur des montagnes leurs provisions de bouche,
et qu'ils ne tenaient contre lui que dans l'esp�rance de le voir
forc� par la disette � se retirer, ordonna, dans le moment o� il
s'attendait � l'arriv�e de leurs d�put�s, qu'on tu�t sous leurs
yeux un prisonnier, dont la chair serait distribu�e par morceaux
dans les tentes, comme pour servir de nourriture aux soldats. Les
Thraces, persuad�s que rien ne triompherait jamais de la
pers�v�rance d'un homme qui pouvait recourir � de si horribles
aliments, lui firent leur soumission.
2 Les Lusitaniens ayant dit � Tiberius Gracchus qu'ils avaient des
vivres pour dix ans, et qu'ils ne redoutaient pas un si�ge, il
leur r�pondit: �Je vous prendrai la onzi�me ann�e.� Ce mot les
effraya tellement, qu'ils se rendirent aussit�t, quoiqu'ils
fussent bien approvisionn�s.
3 Pendant que A. Torquatus assi�geait une ville de la Gr�ce, on
lui dit que les jeunes gens de ce lieu �taient fort habiles �
lancer le javelot et les fl�ches: �Je ne les vendrai que plus cher
dans quelques jours,� r�pondit-il.
VI. Ruiner les garnisons ennemies[96].
1 Lorsque Hannibal eut repass� en Afrique, Scipion, sachant que
plusieurs villes, dont ses plans exigeaient qu'il se rend�t
ma�tre, �taient d�fendues par de fortes garnisons, envoyait de
temps en temps quelques troupes pour les inqui�ter. Il se pr�senta
enfin lui-m�me comme pour les enlever de vive force; puis il
feignit d'avoir peur, et fit un mouvement de retraite. Hannibal,
persuad� que son ennemi avait r�ellement pris l'�pouvante, appela
de toutes parts les garnisons, afin d'engager une affaire
d�cisive, et se mit � sa poursuite. Scipion obtint par l� ce qu'il
d�sirait: les villes �tant rest�es sans d�fense, il envoya les
Numides, sous les ordres de Masinissa, pour s'en emparer.
2 P. Corn�lius Scipion, ayant senti la difficult� de prendre
Delminium, parce que toutes les troupes du pays s'�taient r�unies
pour d�fendre cette ville, alla se pr�senter devant d'autres
places. Ces troupes �tant par l� forc�es de courir � la d�fense de
leurs villes respectives, Delminium se trouva d�pourvue de
secours[97], et Scipion s'en empara.
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