Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 37



VIII. R�tablir le combat par un acte de fermet�.


1 Dans le combat que le roi Tarquin livra aux Sabins, la t�te de
l'arm�e agissant avec peu d'ardeur, Servius Tullius, encore tr�s
jeune, prit une enseigne et la jeta au milieu des ennemis[82]. Les
Romains alors se battirent si vaillamment, qu'ils la reprirent, et
remport�rent la victoire.

2 Le consul Furius Agrippa, voyant plier l'aile qu'il commandait,
arracha une enseigne des mains d'un soldat, la jeta dans les rangs
des Herniques et des �ques, et r�tablit ainsi le combat[83]: car
les Romains firent des prodiges de valeur pour recouvrer leur
�tendard.

3 Le consul T. Quinctius Capitolinus[84] lan�a une enseigne au
milieu des Falisques, et ordonna � ses soldats de la reprendre.

4 Salvius Pelignus fit de m�me dans la guerre contre Pers�e.

5 M. Furius Camillus, tribun des soldats avec puissance de consul,
voyant l'h�sitation de son arm�e en pr�sence des Volsques et des
Latins, saisit par la main un porte-enseigne, et l'entra�na vers
l'ennemi; la honte for�a les autres � le suivre[85].

6 M. Furius s'�lan�a au-devant de ses soldats qui fuyaient, et
leur d�clara qu'aucun ne rentrerait dans le camp que victorieux.
Les ayant ainsi ramen�s au combat, il remporta la victoire.

7 Scipion, voyant ses troupes prendre la fuite pr�s de Numance,
leur annon�a qu'il traiterait en ennemi tout soldat qu'il
trouverait rentr� au camp.

8 Le dictateur Servilius Priscus, voulant faire avancer les
enseignes des l�gions contre les Falisques, tua un porte-enseigne
qui h�sitait. Les autres, effray�s cet exemple, fondirent sur
l'ennemi.

9. Tarquin, livrant bataille aux Sabins, et voyant que sa
cavalerie tardait � charger, donna l'ordre de d�brider les
chevaux, et de les lancer � toutes jambes pour rompre les rangs
ennemis.

10 Cossus Corn�lius, ma�tre de la cavalerie, en fit autant contre
les Fid�nates.

11 Dans la guerre des Samnites, le consul M. Atilius opposa des
troupes � ceux de ses soldats qui abandonnaient le champ de
bataille pour se r�fugier dans le camp, et d�clara � ceux-ci
qu'ils avaient � combattre contre lui-m�me et les bons citoyens,
ou contre l'ennemi. Par ce moyen il les ramena tous au combat.

12 L. Sylla, voyant ses l�gions l�cher pied devant une arm�e de
Mithridate, command�e par Archela�s, tira son �p�e, courut en
avant de la premi�re ligne, et, s'adressant aux soldats: �Si l'on
vous demande, dit-il, o� vous avez laiss� votre g�n�ral, r�pondez:
�Sur le champ de bataille, en B�otie. Aussit�t l'arm�e enti�re,
saisie de honte, le suivit.�

13 Le divin Jules C�sar, � la bataille de Munda, voyant ses
troupes plier, fit emmener son cheval hors de leur vue, et courut
� pied se mettre aux premiers rangs[86]. Les soldats, ayant honte
d'abandonner leur g�n�ral, r�tablirent le combat.

14 Philippe, craignant que les siens ne pussent soutenir l'attaque
imp�tueuse des Scythes, pla�a en arri�re sa cavalerie la plus
�prouv�e, avec ordre de ne pas laisser fuir un seul soldat, et de
faire main basse sur ceux qui s'obstineraient � l�cher pied. Tel
fut l'effet de cette injonction, que, les plus l�ches aimant mieux
�tre tu�s par l'ennemi que par leurs camarades, Philippe remporta
la victoire.



IX. De ce qu'il convient de faire apr�s le combat. Si l'on a �t�
heureux, il faut terminer la guerre[87].


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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 14th Jan 2026, 22:00