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Page 36
4 Scipion, averti par les ambassadeurs de Syphax qu'il ne pouvait
plus se fonder sur son alliance avec leur ma�tre, pour passer de
Sicile en Afrique, craignit que son arm�e ne se d�courage�t � la
nouvelle d'une rupture avec cette puissance lointaine. Il se h�ta
de cong�dier les envoy�s, et de r�pandre le bruit que Syphax lui-
m�me l'appelait en Afrique.
5 Q. Sertorius, � qui un barbare annon�ait, pendant le combat,
qu'Hirtuleius �tait tu�, le per�a d'un coup de poignard, de peur
qu'il n'appr�t cet �v�nement � d'autres, et que le courage des
soldats ne se ralent�t.
6 Alcibiade, g�n�ral ath�nien, vivement press� dans un combat par
des troupes d'Abydos, et voyant arriver un courrier qui paraissait
triste, d�fendit � celui-ci d'annoncer publiquement la nouvelle
qu'il apportait; puis, l'ayant interrog� en particulier, il apprit
que Pharnabaze, lieutenant du roi de Perse, attaquait sa flotte.
Aussit�t il mit fin au combat, sans que ni l'ennemi ni les siens
en connussent le motif, et courut, avec toute son arm�e, au
secours de ses vaisseaux.
7 Lorsque Hannibal vint en Italie, trois mille Carp�tans
d�sert�rent son arm�e. Dans la crainte que d'autres ne suivissent
cet exemple, il d�clara que c'�tait lui qui les avait cong�di�s;
et, pour le prouver, il renvoya encore dans leurs foyers quelques
soldats qui ne pouvaient rendre que de tr�s faibles services.
8 L. Lucullus, inform� que la cavalerie mac�donienne qu'il avait
parmi ses auxiliaires, passait du c�t� des ennemis par une
conspiration soudaine, fit sonner la charge et envoya des
escadrons � leur poursuite. Les ennemis, croyant qu'on venait les
attaquer, firent une d�charge de traits sur les Mac�doniens
transfuges; ceux-ci, se voyant repouss�s par les troupes
auxquelles elles allaient se rendre, et press�s par celles qu'ils
abandonnaient, furent oblig�s d'en venir aux mains avec les
ennemis.
9 Datames, commandant l'arm�e des Perses en Cappadoce, contre
Autophradate, apprit qu'une partie de sa cavalerie d�sertait �
l'ennemi. Il rassembla tout ce qui lui en restait, courut apr�s
les transfuges, et, quand il les eut atteints, les loua de
l'activit� avec laquelle ils avaient pris les devants, et les
engagea � montrer autant d'�nergie en abordant l'ennemi. La honte
amenant chez eux le repentir, ils abandonn�rent leur dessein, dans
la croyance qu'on ne l'avait point p�n�tr�.
10 Le consul T. Quinctius Capitolinus, voyant les Romains plier,
s'�cria que vers l'autre aile les ennemis �taient en d�route. Par
ce mensonge il releva le courage des siens, et remporta la
victoire.
11 Dans un combat contre les �trusques, le consul Fabius, qui
commandait l'aile gauche, �tant bless�[81], et une partie des
soldats romains, persuad�s qu'il �tait mort, ayant commenc� �
l�cher pied, l'autre consul, Cn. Manlius, accourut avec quelques
escadrons, criant que son coll�gue vivait, et que lui-m�me �tait
victorieux � l'autre aile. Par cette audacieuse fermet�, il rendit
le courage � son arm�e, et gagna la bataille.
12 Dans la guerre que Marius fit aux Cimbres et aux Teutons, ses
officiers marqu�rent l'emplacement du camp avec si peu de
pr�voyance, que l'eau �tait au pouvoir des barbares. Comme les
soldats en demandaient: �C'est l� qu'il faut en prendre,� leur dit
Marius, en montrant du doigt la position de l'ennemi. Cette vive
r�ponse suffit pour que les barbares fussent en un instant chass�s
de leur camp.
13 T. Labienus, apr�s la journ�e de Pharsale, se r�fugia �
Dyrrachium avec l'arm�e vaincue, et l�, sans dissimuler l'issue de
la bataille, il temp�ra le vrai par le faux, en affirmant que la
fortune �tait �gale des deux c�t�s, attendu que C�sar �tait
gri�vement bless�. Cette assertion rendit la confiance au reste du
parti de Pomp�e.
14 Pendant que les �toliens attaquaient la flotte de nos alli�s,
pr�s d'Ambracie, M. Caton, s'avan�ant audacieusement avec une
seule barque, et sans escorte, se mit � crier et � faire des
gestes, comme s'il appelait des vaisseaux romains qui le
suivissent. Cette feinte assurance �pouvanta les �toliens, qui
croyaient d�j� voir approcher ceux auxquels les signaux semblaient
s'adresser: craignant d'�tre d�faits par une flotte romaine, ils
abandonn�rent leur attaque.
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