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Page 35
2 L. Marcius, chevalier romain, � qui l'arm�e d�f�ra le
commandement apr�s la mort des deux Scipions, voyant les
Carthaginois, qu'il tenait enferm�s, combattre avec plus
d'acharnement, pour vendre ch�rement leur vie, entrouvrit les
rangs de ses cohortes, afin de les laisser �chapper; et, quand ils
se furent dispers�s, il tomba sur eux sans danger pour les siens,
et en fit un grand carnage.
3 C. C�sar laissa fuir des Germains qu'il avait enferm�s, et; qui
se battaient avec le courage du d�sespoir, puis il les chargea
pendant leur retraite.
4 Hannibal, � la bataille de Thrasym�ne, voyant que les Romains
combattaient avec une extr�me opini�tret�, parce qu'ils �taient
investis, leur ouvrit un passage � travers les rangs de son arm�e;
et, pendant qu'ils fuyaient, il en fit un grand carnage, sans
perte de son c�t�.
5 Antigone, roi de Mac�doine, tenant assi�g�s les �toliens, qui,
en proie � la famine, avaient tous r�solu de chercher la mort dans
une sortie, leur laissa la retraite libre, apaisa ainsi leur
fougue, et, quand ils eurent pris la fuite, il les poursuivit et
les tailla en pi�ces.
6 Ag�silas, roi de Lac�d�mone, ayant livr� bataille aux
Th�bains[78], et s'�tant aper�u que, enferm�s par la disposition
des lieux, ils se battaient en d�sesp�r�s, fit ouvrir les rangs de
son arm�e pour faciliter la retraite aux ennemis; puis, lorsqu'il
les vit en fuite, il reforma son corps de bataille, les chargea en
queue, et les d�fit sans �prouver aucune perte.
7 Le consul Cn. Manlius ayant trouv�, au retour d'une bataille,
son camp au pouvoir des �trusques, mit des postes devant toutes
les issues. L'ennemi alors, se voyant enferm�, engagea le combat
avec tant de fureur, que Manlius lui-m�me y perdit la vie.
Aussit�t que ses lieutenants s'en aper�urent, ils d�gag�rent une
des portes pour donner passage aux �trusques. Ceux-ci s'enfuirent
en d�sordre, et rencontr�rent. Fabius, l'autre consul, qui les
d�f�t enti�rement.
8 Th�mistocle, apr�s la d�faite de Xerx�s, emp�cha les Grecs de
rompre le pont de bateaux de l'Hellespont[79], et montra qu'il
�tait plus sage de chasser de l'Europe ce prince, que de le forcer
� combattre par d�sespoir. Il le fit m�me avertir du danger qu'il
courait s'il ne se h�tait de fuir.
9 Pyrrhus, roi d'�pire, avait ferm� les portes d'une ville qu'il
venait de prendre d'assaut; mais, s'�tant aper�u que les
habitants, ainsi enferm�s et r�duits � la derni�re n�cessit�, se
d�fendaient avec r�solution, il leur laissa la retraite libre.
10 Le m�me roi recommande, dans les pr�ceptes de strat�gie qu'il a
laiss�s, de ne pas presser � outrance un ennemi qui est en fuite,
non seulement de peur que la n�cessit� ne le force � r�tablir le
combat et � se d�fendre avec plus de courage, mais encore pour
qu'il plie une autre fois plus volontiers, sachant que le
vainqueur ne s'attachera pas � le poursuivre jusqu'� enti�re
destruction[80].
VII. Cacher les �v�nements f�cheux.
1 Dans un combat que le roi Tullus Hostilius avait livr� aux
V�iens, les Albains d�sert�rent l'arm�e romaine et gagn�rent les
hauteurs voisines. Voyant ses troupes constern�es de cet
�v�nement, le roi s'�cria que les Albains agissaient par ses
ordres, pour envelopper l'ennemi. Ce mot jeta l'�pouvante parmi
les V�iens, releva le courage des Romains, et fixa de leur c�t� la
victoire qui leur �chappait.
2 L. Sylla, voyant le ma�tre de sa cavalerie, � la t�te d'une
troupe assez consid�rable, passer, pendant le combat, du c�t� de
l'ennemi, d�clara que c'�tait d'apr�s son ordre. Par ce moyen, non
seulement il dissipa la frayeur qui s'emparait de ses soldats,
mais encore; il ranima leur ardeur, par l'esp�rance de l'avantage
qui devait r�sulter de ce stratag�me.
3 Le m�me g�n�ral, ayant envoy� ses auxiliaires dans un lieu o�
ils furent cern�s par l'ennemi, et tu�s, craignit que cette perte
ne jet�t l'�pouvante dans toute son arm�e. Il annon�a que ces
troupes avaient m�dit� une trahison, et que, pour ce motif, il
leur avait assign� une position d�savantageuse. En faisant ainsi
passer une perte �vidente pour un ch�timent, il donna du courage �
ses soldats.
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