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Page 31
15 Les habitants de Chio, faisant la guerre � ceux d'�rythr�e,
leur enlev�rent un �claireur sur une �minence, le tu�rent, et
rev�tirent de ses habits un de leurs propres soldats. Celui-ci,
par les signaux qu'il f�t du m�me lieu aux �rythr�ens, les attira
dans une embuscade.
16 Les Arabes, sachant que l'on connaissait leur habitude
d'annoncer l'arriv�e de l'ennemi, le jour avec de la fum�e, et la
nuit avec du feu, donn�rent l'ordre d'entretenir continuellement
ces signaux, et de ne les interrompre, au contraire, qu'�
l'approche des ennemis. Ceux-ci croyant, d'apr�s l'absence des
feux, que les Arabes ignoraient leur arriv�e, s'avanc�rent avec
plus de pr�cipitation, et furent d�faits.
17 Alexandre, roi de Mac�doine, voyant que les ennemis �taient
camp�s dans un bois situ� sur une hauteur, partagea ses troupes en
deux corps, ordonna � celui qu'il laissait au camp d'allumer
autant de feux qu'� l'ordinaire, pour faire croire � la pr�sence
de l'arm�e enti�re; et, conduisant lui-m�me l'autre corps par des
chemins d�tourn�s, il alla fondre d'un lieu plus �lev� sur
l'ennemi, et le d�busqua.
18 Memnon de Rhodes, dont la principale force �tait dans la
cavalerie, ayant affaire � des troupes qui se tenaient sur les
hauteurs, et qu'il voulait attirer dans la plaine, envoya dans
leur camp plusieurs de ses soldats, charg�s de jouer le r�le de
transfuges, et de faire croire que son arm�e �tait en proie � une
si forte s�dition, qu'il en d�sertait � chaque instant une partie.
Pour accr�diter ce mensonge, Memnon fit �tablir �� et l�, sous les
yeux de l'ennemi, quelques petits forts qui semblaient �tre
l'ouvrage des pr�tendus d�serteurs, pour leur servir de retraite.
Dans cette confiance, les ennemis, abandonnant les collines,
descendent en rase campagne, et, tandis qu'ils s'attaquent aux
forts, Memnon les enveloppe avec sa cavalerie.
19 Arybas, roi des Molosses, ayant � soutenir une guerre contre
Ardys, roi d'Illyrie, qui avait une arm�e plus forte que la
sienne, envoya dans une province d'�tolie, voisine de ses �tats,
ceux de ses sujets qui ne pouvaient se d�fendre, et r�pandit le
bruit qu'il abandonnait aux �toliens ses villes et toutes ses
possessions; puis, se mettant � la t�te de ceux qui �taient
capables de porter les armes, il pla�a des embuscades sur les
montagnes et dans des lieux de difficile acc�s. Les Illyriens,
craignant que les richesses des Molosses ne tombassent au pouvoir
des �toliens, accoururent au pillage avec pr�cipitation et en
d�sordre; et quand Arybas les vit dispers�s et en pleine s�curit�,
il sortit d'embuscade, tomba sur eux, et les mit en d�route.
20 T. Labienus, lieutenant de C. C�sar, d�sirant livrer bataille
aux Gaulois avant l'arriv�e des Germains, qu'il savait devoir
venir � leur secours, feignit de se d�fier de ses forces; et,
apr�s avoir assis son camp pr�s d'un fleuve[70], sur la rive
oppos�e � celle que l'ennemi occupait, il donna l'ordre du d�part
pour le lendemain. Les Gaulois, croyant qu'il fuyait, se mirent en
devoir de franchir le fleuve; mais, au moment m�me o� ils
luttaient contre les difficult�s du passage, l'arm�e de Labienus
fit volte-face, et les tailla en pi�ces.
21 Hannibal, s'�tant aper�u que Fulvius, g�n�ral romain, avait mal
fortifi� son camp, et agissait souvent avec peu de prudence,
envoya d�s la pointe du jour, au moment o� d'�pais brouillards
obscurcissaient le temps, quelques cavaliers se montrer aux
sentinelles qui gardaient nos retranchements. Aussit�t Fulvius fit
sortir son arm�e. Hannibal, venant par un autre c�t�, s'empara du
camp, et de l� tombant sur les derri�res des Romains, il leur tua
huit mille des meilleurs soldats, et leur g�n�ral lui-m�me.
22 L'arm�e romaine ayant �t� partag�e entre Fabius le dictateur,
et Minutius, ma�tre de la cavalerie, le premier sachant attendre
les occasions, l'autre ne respirant que le combat, Hannibal
s'�tablit dans une plaine qui s�parait les deux camps; et, apr�s
avoir cach� une partie de son infanterie dans des anfractuosit�s
de rochers, il voulut provoquer l'ennemi en envoyant des troupes
occuper une �minence voisine. Minutius sortit de ses
retranchements pour les charger; alors, celles qui avaient �t�
embusqu�es par Hannibal, s'�lan�ant tout � coup, auraient d�truit
l'arm�e de Minutius, si Fabius, qui s'�tait aper�u du danger, ne
f�t arriv� � son secours[71].
23 Hannibal, �tant camp� pr�s de la Trebia, qui s�parait son camp
de celui du consul Sempronius Longus, mit en embuscade Magon, avec
des troupes d'�lite, par un froid tr�s vif; puis, afin d'attirer
au combat le confiant Sempronius, il envoya des cavaliers numides
voltiger pr�s du camp romain, avec ordre de l�cher pied d�s notre
premi�re charge, et de revenir par des gu�s qu'ils connaissaient.
Le consul s'�lan�a t�m�rairement � leur poursuite; et ses soldats,
encore � jeun, furent, dans cette saison rigoureuse, saisis par le
froid en passant la rivi�re. Bient�t, quand ils furent engourdis,
et �puis�s de faim, Hannibal dirigea sur eux ses troupes, qui
avaient pris � dessein leur repas, et s'�taient frott�es d'huile
aupr�s du feu. Magon, de son c�t�, fid�le aux ordres qu'il avait
re�us, prit les ennemis en queue et en fit un grand carnage.
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