Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 29

12 Cr�sus fit marcher une troupe de chameaux contre la cavalerie
ennemie, qui �tait plus forte que la sienne; les chevaux, effray�s
de l'aspect et de l'odeur de ces animaux, renvers�rent leurs
cavaliers et all�rent se rejeter sur l'infanterie, dont ils
caus�rent aussi la d�faite.

13 Pyrrhus, roi d'�pire, combattant en faveur des Tarentins,
trouva un semblable avantage dans ses �l�phants, pour mettre le
d�sordre dans l'arm�e romaine.

14 Les Carthaginois ont souvent fait usage de ce moyen contre les
Romains.

15 Les Volsques �tant camp�s dans un lieu environn� de
broussailles et de bois, Camille incendia tout ce qui pouvait
communiquer le feu jusqu'� leurs retranchements, et les obligea
ainsi d'abandonner leur camp.

16 P. Crassus, pendant la guerre Sociale, fut surpris de la m�me
mani�re avec toute son arm�e.

17 Les Espagnols, dans un combat contre Hamilcar, plac�rent � leur
front de bataille des chariots attel�s de boeufs et charg�s de
bois r�sineux, de suif et de soufre, et y mirent le feu quand on
donna le signal de l'attaque. Les boeufs, dirig�s contre l'arm�e
ennemie, y jet�rent l'�pouvante et le d�sordre.

18 Les Falisques et les Tarquiniens rev�tirent d'habits
sacerdotaux un certain nombre des leurs, qui s'avanc�rent,
semblables � des furies, agitant des torches et des serpents, et
�pouvant�rent l'arm�e romaine.

19 Les V�iens et les Fid�nates eurent le m�me succ�s, en s'armant
de torches enflamm�es.

20 Ath�as, roi des Scythes, combattant l'arm�e des Triballiens,
qui �tait plus nombreuse que la sienne, ordonna aux femmes, aux
enfants, et � tous ceux qui �taient peu propres au combat,
d'aller, avec des troupeaux d'�nes et de boeufs, derri�re l'arm�e
ennemie, et de se montrer lances dress�es; puis il r�pandit le
bruit que c'�taient des renforts venus des extr�mit�s de la
Scythie. L'ennemi le crut, et prit la fuite.



V. Des emb�ches.


1 Romulus s'�tant approch� des murs de Fid�nes, apr�s avoir
embusqu� une partie de ses troupes, simula une retraite, et attira
ainsi � sa poursuite les Fid�nates jusqu'au lieu o� �taient cach�s
les siens. Ceux-ci, voyant leurs ennemis en d�sordre et sans
m�fiance, fondirent sur eux de toutes parts, et les taill�rent en
pi�ces.

2 Le consul Q. Fabius Maximus, envoy� au secours des Sutriens
contre les �trusques, attira sur lui toutes les forces de
l'ennemi, et bient�t, feignant d'avoir peur et de prendre la
fuite, il gagna des hauteurs, d'o� il retomba sur les �trusques,
qui montaient p�le-m�le derri�re lui; et non seulement il fut
vainqueur, mais encore il s'empara de leur camp.

3 Sempronius Gracchus, ayant � combattre les Celtib�riens, feignit
de les redouter, et se tint dans son camp. Il fit ensuite sortir
ses troupes l�g�res, qui, apr�s avoir harcel� les ennemis,
l�ch�rent pied tout � coup, et r�ussirent � les �loigner de leurs
retranchements. Alors Sempronius, les voyant accourir confus�ment,
prit l'offensive, et les battit � tel point, que leur camp tomba
en son pouvoir.

4 Le consul Metellus, faisant la guerre en Sicile contre
Hasdrubal, et observant l'arm�e ennemie avec d'autant plus de soin
qu'elle �tait tr�s nombreuse et renforc�e de cent trente
�l�phants, affecta de la crainte, tint ses troupes renferm�es dans
Panorme, et fit creuser un large foss� en avant de la place; puis,
voyant arriver cette arm�e, avec les �l�phants � la premi�re
ligne, il ordonna � ses hastati d'aller lancer des fl�ches contre
ces animaux, et de se r�fugier aussit�t dans le retranchement.
Irrit�s de cette bravade, ceux qui conduisaient les �l�phants les
firent descendre jusque dans le foss� m�me[68], et, quand ils s'y
furent engag�s, une partie de ces animaux fut accabl�e d'une gr�le
de traits, et les autres, se retournant contre les Carthaginois,
mirent le d�sordre dans leur arm�e. Alors Metellus, qui
n'attendait que l'occasion, s'�lan�a avec toutes ses troupes,
attaqua en flanc les ennemis, les tailla en pi�ces, et les prit
avec leurs �l�phants.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 14th Jan 2026, 7:27