|
Main
- books.jibble.org
My Books
- IRC Hacks
Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare
External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd
|
books.jibble.org
Previous Page
| Next Page
Page 28
2 Fabius Rullus Maximus, consul pour la quatri�me fois, ayant
tent� par tous les moyens, mais en vain, de rompre la ligne de
bataille des Samnites, prit enfin le parti de retirer des rangs
les hastati, et de les envoyer avec Scipion, son lieutenant,
s'emparer d'une colline d'o� ils pouvaient fondre sur les
derri�res de l'ennemi. Le succ�s de cette manoeuvre vint accro�tre
le courage des Romains, et les Samnites, effray�s et cherchant �
fuir, furent taill�s en pi�ces.
3 Minucius Rufus, serr� de pr�s par les Scordisques et les Daces,
qui lui �taient sup�rieurs en nombre, d�tacha quelques cavaliers
et des trompettes, sous la conduite de son fr�re, avec ordre,
aussit�t que le combat serait engag�, de se montrer tout � coup
sur un autre point, et de faire sonner la charge. Au bruit des
trompettes, qui �tait augment� par l'�cho des montagnes, l'ennemi,
persuad� qu'il arrivait des forces consid�rables, fut effray� et
se retira.
4 Le consul Acilius Glabrion, ayant engag� un combat pr�s des
Thermopyles, contre le roi Antiochus, qui se rendait en Acha�e
avec son arm�e, lutta en vain contre le d�savantage des lieux, et
e�t �t� m�me repouss� avec perte, si Porcius Caton, alors
consulaire, et nomm� par le peuple tribun des soldats, n'e�t fait
un d�tour pour aller d�busquer les �toliens des sommets du
Callidrome, o� ils avaient pris position, et ne se f�t montr� tout
� coup sur une colline qui dominait le camp du roi. Les troupes
d'Antiochus en prirent l'�pouvante: attaqu�es des deux c�t�s � la
fois, elles furent mises en d�route, et leur camp resta au pouvoir
des Romains.
5 Le consul C. Sulpicius Peticus, sur le point d'en venir aux
mains avec les Gaulois, envoya secr�tement les valets de l'arm�e,
avec des mulets, sur des hauteurs voisines, d'o� ils devaient, une
fois l'action engag�e, se mettre en vue des combattants comme un
corps de cavalerie. Les Gaulois, croyant que des renforts
arrivaient aux Romains, se retir�rent au moment o� ils �taient
presque victorieux.
6 Marius, ayant dessein de livrer bataille aux Teutons le jour
suivant, pr�s d'Aqu� Sexti�[66], envoya, pendant la nuit, Marcellus
prendre position de l'autre c�t� de l'arm�e ennemie, avec un petit
d�tachement de cavaliers et de fantassins, qu'il fit para�tre plus
nombreux en y joignant des valets et des vivandiers arm�s, avec la
plus grande partie des b�tes de somme, �quip�es de mani�re qu'on
p�t les prendre pour de la cavalerie. Cette troupe, qui avait
l'ordre de descendre dans la plaine derri�re l'ennemi, aussit�t
qu'elle verrait commencer le combat, inspira une telle frayeur aux
Teutons par son apparition soudaine, que ces ennemis si
redoutables prirent la fuite.
7 Dans la guerre des fugitifs, Licinius Crassus, au moment de
ranger son arm�e en bataille, pr�s de Calamarque, contre Castus et
Gannicus, g�n�raux des Gaulois, fit passer de l'autre c�t� d'une
montagne ses lieutenants C. Pomptinius et Q. Marcius Rufus, avec
douze cohortes. Quand le combat fut engag�, ces troupes
descendirent derri�re l'arm�e ennemie, en poussant de grands cris,
et y jet�rent un tel d�sordre, qu'elle prit la fuite sur tous les
points, sans pouvoir se reformer.
8 M. Marcellus, craignant que l'on ne juge�t par les cris des
soldats qu'ils �taient en petit nombre, ordonna aux valets de
troupes, aux esclaves, et aux gens de toute esp�ce qui le
suivaient, de crier en m�me temps. Cette apparence d'une grande
arm�e �pouvanta l'ennemi.
9 Valerius L�vinus, ayant tu� un simple soldat dans un combat
qu'il livrait � Pyrrhus, leva son �p�e ensanglant�e, et fit croire
aux deux arm�es qu'il avait tu� le roi. Aussit�t les ennemis,
persuad�s qu'ils avaient perdu leur chef, et constern�s par cette
imposture, rentr�rent avec effroi dans leur camp[67].
10 Dans un combat contre C. Marius, en Numidie, Jugurtha, qui
avait appris la langue latine en s�journant dans les camps
romains, courut devant sa premi�re ligne, et cria en latin qu'il
venait de tuer C. Marius, ce qui fit prendre la fuite � un grand
nombre des n�tres.
11 Myronide, g�n�ral ath�nien, ayant livr� bataille aux Th�bains,
et voyant que le succ�s �tait douteux, s'�lan�a tout � coup vers
l'aile droite de son arm�e, et s'�cria que l'aile gauche �tait
d�j� victorieuse. Cette nouvelle donna de l'ardeur aux Ath�niens,
et �pouvanta l'ennemi, qui perdit la victoire.
Previous Page
| Next Page
|
|