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Page 27
18 C. C�sar arr�ta de m�me, � l'aide de pieux, et rendit inutiles
les chars � faux des Gaulois.
19 Alexandre, � la bataille d'Arbelles, craignant le grand nombre
des ennemis, mais se fiant au courage de ses troupes, les rangea
de mani�re que, faisant front de toutes parts, elles pouvaient
combattre de quelque c�t� qu'elles fussent attaqu�es.
20 Paul �mile, livrant bataille � Pers�e, roi de Mac�doine, qui
avait form� son centre d'une double phalange flanqu�e de troupes
l�g�res, et mis sa cavalerie aux deux ailes, disposa son arm�e sur
trois lignes, par d�tachements formant le coin, et laissant des
intervalles d'o� il lan�ait de temps en temps ses v�lites. Voyant
que cette ordonnance ne lui donnait aucun avantage, il simula une
retraite pour attirer l'ennemi dans des lieux in�gaux, dont il
avait eu soin de s'assurer l'avantage. Mais comme les
Lac�d�moniens, se m�fiant de cette manoeuvre, le suivaient en bon
ordre, il fit courir � toute bride ses cavaliers de l'aile gauche
le long du front de la phalange, afin que, par leur imp�tuosit�
m�me, ils pussent, en pr�sentant leurs armes, abattre les lances
des ennemis. Se voyant ainsi d�sarm�s, les Mac�doniens quitt�rent
leurs rangs et prirent la fuite.
21 Pyrrhus, combattant pour les Tarentins, pr�s d'Asculum, suivit
le pr�cepte d'Hom�re[64], qui met au centre les plus mauvais
soldats: il pla�a � l'aile droite les Samnites et les �pirotes, �
la gauche les Bruttiens, les Lucaniens et les Sallentins, au
centre les Tarentins, et fit de la cavalerie et des �l�phants son
corps de r�serve. De leur c�t�, les consuls distribu�rent sagement
leur cavalerie aux deux ailes, et rang�rent les l�gions au front
de bataille et � la r�serve, en y m�lant les auxiliaires. Il y
avait, le fait est constant, quarante mille hommes de part et
d'autre. Pyrrhus eut la moiti� de son arm�e d�truite, et du c�t�
des Romains la perte ne fut que de cinq mille hommes.
22 Cn. Pomp�e, rangeant son arm�e en bataille contre C. C�sar, �
Pharsale, la mit sur trois lignes[65], dont chacune avait dix rangs
de profondeur. Il pla�a les l�gions, chacune selon sa valeur, aux
ailes et au centre, et remplit avec les recrues les intervalles
qu'elles pr�sentaient. � droite, six cents cavaliers �taient
post�s sur l'�nip�e, dans un lieu d�fendu par le lit et par les
eaux d�bord�es de la rivi�re; et tout le reste de la cavalerie,
r�unie aux troupes auxiliaires, composait l'aile gauche, et devait
envelopper l'ennemi. Contre cette ordonnance, Jules C�sar disposa
�galement son arm�e sur trois lignes, les l�gions au centre; et,
pour n'�tre point tourn�, il appuya son aile gauche contre des
marais. � l'aile droite �tait la cavalerie, m�l�e � une infanterie
fort agile, qu'on avait exerc�e, pour combattre, aux m�mes
manoeuvres que les cavaliers. Enfin il mit � la r�serve six
cohortes pour les cas impr�vus, rang�es obliquement sur la droite,
par o� il attendait la cavalerie de l'ennemi; et c'est ce qui,
dans cette journ�e, contribua le plus au succ�s de C�sar. En
effet, la cavalerie de Pomp�e s'�tant �lanc�e de ce c�t�, ces
m�mes cohortes la charg�rent tout � coup, la mirent en fuite, et
la rejet�rent sur les l�gions, qui en firent un grand carnage.
23 L'empereur C�sar Auguste Germanicus, ne pouvant mettre fin aux
combats de sa cavalerie avec les Cattes, parce que ceux-ci se
r�fugiaient � chaque instant dans leurs for�ts, donna l'ordre �
ses soldats, aussit�t qu'ils seraient arr�t�s par la difficult�
des lieux, de sauter � bas de cheval, et d'engager des combats
d'infanterie. Cette manoeuvre lui assura une victoire qui fut
partout admir�e.
24 C. Duilius, voyant que la flotte l�g�re et exerc�e des
Carthaginois se jouait de ses pesants navires, et rendait inutile
la valeur de ses soldats, imagina des mains de fer qui
accrochaient les vaisseaux ennemis; alors les Romains, jetant des
ponts, allaient combattre corps � corps, et taillaient en pi�ces
les Carthaginois sur leurs propres b�timents.
IV. D�concerter les dispositions de l'arm�e ennemie.
1 Papirius Cursor le fils, �tant consul, et combattant les
Samnites, dont la r�sistance opini�tre rendait la victoire
incertaine, chargea, � l'insu de ses soldats, Spurius Nautius de
conduire sur une colline qui regardait le flanc de la bataille,
quelques cavaliers auxiliaires, et des valets d'arm�e mont�s sur
des mulets, puis de les en faire descendre � grand bruit, et en
tra�nant par terre des branches d'arbres. Aussit�t que ce
d�tachement fut en vue, Papirius cria � ses troupes que son
coll�gue arrivait victorieux, et qu'elles devaient, de leur c�t�,
conqu�rir la gloire du pr�sent combat. Cet incident ranima
l'ardeur des Romains; et, quand les Samnites aper�urent la
poussi�re, ils furent saisis d'�pouvante, et prirent la fuite.
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