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Page 26
10 Le Lac�d�monien Xanthippe, livrant bataille � M. Attilius
Regulus, en Afrique, pla�a � la premi�re ligne ses troupes
l�g�res, et au corps de r�serve l'�lite de son arm�e; puis il
donna l'ordre aux auxiliaires de se retirer aussit�t qu'ils
auraient lanc� le javelot, et, une fois rentr�s dans l'int�rieur
des lignes, de courir promptement aux deux ailes, et d'en sortir
pour envelopper eux-m�mes les Romains, qui alors seraient aux
prises avec ses troupes les plus fortes.
11 Sertorius en fit autant en Espagne contre Pomp�e.
12 Cl�andridas, commandant l'arm�e lac�d�monienne contre les
Lucaniens, serra son front de bataille afin que son arm�e par�t
beaucoup moins nombreuse; et quand il vit, � cet �gard, la
confiance de l'ennemi, il �tendit ses lignes, l'enveloppa et le
mit en d�route.
13 Gastron, g�n�ral lac�d�monien, �tait venu au secours des
�gyptiens contre les Perses. Sachant que les Grecs �taient
meilleurs soldats, et inspiraient plus de crainte aux Perses que
les �gyptiens, il leur donna les armes de ceux-ci et les pla�a aux
premiers rangs; et, comme les Grecs combattaient sans que la
victoire se pronon��t, il envoya des �gyptiens pour les appuyer,
Les Perses, apr�s avoir soutenu l'effort de troupes qu'ils
prenaient pour des �gyptiens, l�ch�rent pied � la vue d'une arm�e
qui leur semblait �tre celle des Grecs, dont ils redoutaient
l'approche.
14 Cn. Pomp�e, faisant la guerre en Albanie, et voyant que
l'avantage de l'ennemi �tait dans une cavalerie innombrable,
embusqua son infanterie dans un lieu �troit, pr�s d'une colline,
et voulut qu'elle couvr�t ses armes, dont l'�clat pouvait la
trahir. Ensuite il fit avancer sa cavalerie dans la plaine, comme
si elle �tait suivie du reste de l'arm�e, avec ordre de faire
retraite d�s la premi�re attaque de l'ennemi, et de se ranger aux
deux ailes lorsqu'on arriverait pr�s de l'infanterie mise en
embuscade. Cette manoeuvre ex�cut�e, les cohortes, ayant le
passage libre, sortirent tout � coup de leur retraite, se jet�rent
au milieu des ennemis, qui s'�taient imprudemment avanc�s, et les
taill�rent en pi�ces.
15 M. Antoine, ayant affaire aux Parthes, qui accablaient son
arm�e d'une gr�le de fl�ches, ordonna � ses soldats de s'arr�ter
et de former la tortue. Les traits gliss�rent par-dessus, et
l'ennemi s'�puisa en vains efforts contre les Romains.
16 Hannibal, ayant � combattre Scipion en Afrique, [63] avec une
arm�e compos�e de Carthaginois et d'auxiliaires, parmi lesquels
�taient des soldats de diverses nations, m�me des Italiens, avait
mis devant son front de bataille quatre-vingts �l�phants, pour
jeter le d�sordre dans l'arm�e ennemie, et derri�re eux les
auxiliaires gaulois, liguriens, bal�ares et maures. Ces troupes,
qui ne pouvaient prendre la fuite parce que les Carthaginois se
tenaient derri�re elles, devaient, sinon faire �prouver des pertes
aux ennemis, du moins les harceler. Les Carthaginois formaient la
seconde ligne, pour tomber, encore frais, sur les Romains d�j�
fatigu�s. En dernier lieu venaient les Italiens, dont Hannibal
suspectait la fid�lit� et le courage, attendu que la plupart
avaient �t� amen�s malgr� eux de leur pays. � cette ordonnance de
bataille, Scipion opposa ses formidables l�gions, qu'il rangea sur
trois lignes, hastati, principes et triarii; et, au lieu de les
disposer par cohortes enti�res, il laissa entre les manipules des
intervalles par lesquels les �l�phants, pouss�s par l'ennemi,
devaient franchir les lignes sans rompre les rangs. Afin que
l'arm�e ne pr�sent�t pas de vides, ces intervalles �taient remplis
par des v�lites arm�s � la l�g�re, auxquels on avait ordonn� de se
retirer, soit en arri�re, soit de c�t�, � l'approche des
�l�phants. Enfin la cavalerie �tait r�partie entre les deux ailes:
� droite celle des Romains, sous les ordres de L�lius; � gauche
celle des Numides, command�e par Masinissa. Ce fut sans doute �
cette sage disposition que, Scipion dut la victoire.
17 Archela�s, voulant jeter le d�sordre dans l'arm�e de L. Sylla,
forma sa premi�re ligne avec des chars arm�s de faux, la seconde
avec la phalange mac�donienne, et mit � la troisi�me les
auxiliaires, arm�s � la mani�re des Romains, et m�l�s � des
d�serteurs italiens dont la r�solution lui inspirait beaucoup de
confiance; enfin les troupes l�g�res furent plac�es � la r�serve.
Sa cavalerie, qui �tait tr�s nombreuse, se rangea aux deux ailes,
pour envelopper l'ennemi. De son c�t�, Sylla couvrit ses deux
flancs de larges foss�s, aux extr�mit�s desquels il �tablit des
redoutes, et, par l�, r�ussit � ne pas �tre cern� par l'ennemi,
qui avait plus d'infanterie, et surtout plus de cavalerie que lui.
Il disposa son infanterie sur trois lignes, entre lesquelles il
m�nagea des intervalles pour ses troupes l�g�res et pour sa
cavalerie, qu'il avait plac�e la derni�re, afin de pouvoir la
lancer selon le besoin. Puis il ordonna � ceux de la seconde ligne
de ficher solidement en terre un grand nombre de pieux rapproch�s
les uns des autres, en de�� desquels devait rentrer, � l'approche
des chars, la premi�re ligne des combattants. Enfin, toute l'arm�e
ayant � la fois pouss� un grand cri, il commanda aux v�lites et
aux troupes l�g�res de lancer leurs fl�ches. Aussit�t les chars de
l'ennemi, soit parce qu'ils s'embarrassaient dans les pieux, soit
que les chevaux fussent �pouvant�s par les cris et par les
fl�ches, retourn�rent sur eux-m�mes, et rompirent l'ordre de
bataille des Mac�doniens. Sylla, les voyant plier, fondit sur eux;
mais Archela�s lui opposa sa cavalerie: alors celle des Romains
s'�lan�a, mit l'ennemi en fuite, et acheva la victoire.
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