Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 25



III. De l'ordre de bataille.


1 Cn. Scipion, pr�t � en venir aux mains avec Hannon, devant
Intibili, en Espagne, s'aper�ut que l'arm�e carthaginoise �tait
rang�e de mani�re que l'aile droite se composait d'Espagnols,
soldats vigoureux, mais �trangers � la cause qu'ils d�fendaient,
tandis qu'� la gauche �taient les Africains, hommes moins
robustes, mais d'un courage plus ferme. Il ramena en arri�re son
aile gauche; puis avec la droite, o� se trouvaient ses meilleures
troupes, il attaqua obliquement[62] l'ennemi, et quand il eut
d�fait et mis en fuite les Africains, il obligea facilement les
Espagnols, qui s'�taient tenus en arri�re comme spectateurs, �
capituler.

2 Philippe, roi de Mac�doine, faisant la guerre aux Illyriens, et
s'�tant aper�u qu'ils avaient r�uni leurs meilleurs soldats au
centre de leur arm�e, et que les ailes �taient plus faibles, pla�a
� sa droite l'�lite de ses troupes, fondit sur l'aile gauche des
ennemis, jeta le d�sordre dans toute leur arm�e, et remporta la
victoire.

3 Pamm�n�s, de Th�bes, ayant observ� l'arm�e des Perses, dont
l'aile droite �tait compos�e de leurs troupes les plus
vigoureuses, rangea la sienne de la m�me mani�re, en mettant �
droite toute sa cavalerie avec l'�lite de l'infanterie, et en
opposant aux meilleurs soldats de l'ennemi les plus faibles des
siens, auxquels il donna l'ordre de l�cher pied d�s la premi�re
attaque, et de se retirer dans des lieux couverts de bois et peu
accessibles. Ayant ainsi rendu inutiles les principales forces des
Perses, lui-m�me, avec ses meilleures troupes plac�es � l'aile
droite, enveloppa leur arm�e et la mit en d�route.

4 P. Corn�lius Scipion, qui depuis fut surnomm� l'Africain,
soutenant la guerre en Espagne contre Hasdrubal, g�n�ral des
Carthaginois, sortit du camp plusieurs jours de suite, avec son
arm�e rang�e de mani�re que l'�lite en occupait le centre. Mais,
comme l'ennemi se pr�sentait aussi constamment dans ce m�me ordre
de bataille, Scipion, le jour o� il avait r�solu d'en venir aux
mains, changea cette disposition en pla�ant aux ailes ses plus
vaillants soldats, c'est-�-dire les l�gionnaires, et au centre ses
troupes l�g�res, qu'il retint en arri�re des autres. Ainsi
dispos�es en forme de croissant, les ailes, o� �taient ses
principales forces, attaqu�rent l'arm�e ennemie par les parties
les plus faibles, et la mirent facilement en d�route.

5 Metellus, lors de la bataille qu'il gagna en Espagne sur
Hirtuleius, ayant appris que celui-ci avait mis au centre ses
cohortes les plus vigoureuses, ramena en arri�re le milieu de son
arm�e, afin qu'il n'y e�t aucun engagement sur ce point, avant que
les ailes de l'ennemi fussent d�faites, et le centre envelopp� de
toutes parts.

6 Artaxerx�s, opposant aux Grecs, qui �taient entr�s dans la
Perse, une arm�e plus nombreuse que la leur, la rangea de mani�re
� les d�border, mettant sur son front de bataille la cavalerie,
aux ailes les troupes l�g�res; et, retardant � dessein la marche
du centre, il enveloppa les ennemis et les tailla en pi�ces.

7 Hannibal, au contraire, � la bataille de Cannes, ayant d'abord
ramen� les ailes en arri�re, et fait avancer le centre, repoussa
notre arm�e d�s le premier choc; et, quand la m�l�e fut engag�e,
tandis que ses ailes, selon l'ordre qu'elles avaient re�u,
s'avan�aient en se rapprochant l'une de l'autre, il recevait sur
le centre la t�m�raire imp�tuosit� des Romains, qui furent
investis et taill�s en pi�ces, r�sultat d� � la valeur �prouv�e
des vieux soldats d'Hannibal: car cette ordonnance n'est gu�re
praticable qu'avec des troupes que l'exp�rience a form�es � tous
les incidents des combats.

8 Pendant la seconde guerre Punique, Livius Salinator et Claudius
N�ron, voyant qu'Hasdrubal, pour �chapper � la n�cessit� de
combattre, avait post� son arm�e derri�re des vignes, sur une
colline de difficile acc�s, dirig�rent leurs forces vers les deux
ailes, laissant le milieu d�garni, envelopp�rent l'ennemi en
l'attaquant des deux c�t�s, et le d�firent.

9 Hannibal, � qui Claudius Marcellus faisait essuyer de fr�quentes
d�faites, avait pris le parti, dans les derniers temps, de camper
soit sur les montagnes, soit pr�s des marais, soit dans d'autres
lieux favorables, o� son arm�e occupait de si bonnes positions
pour combattre, qu'elle pouvait, si les Romains avaient le dessus,
rentrer au camp presque sans perte, et, s'ils l�chaient pied, se
mettre selon son gr� � leur poursuite.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 14th Jan 2026, 0:37