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Page 24
6 Hannibal, sur le point d'en venir aux mains avec Marcellus, pr�s
de Numistron, couvrit son flanc de chemins creux et escarp�s; et,
profitant de la disposition du terrain comme d'un retranchement,
il vainquit cet illustre capitaine.
7 Pr�s de Cannes, le m�me g�n�ral, ayant observ� que du lit du
Vulturne[59], plus que de tout autre fleuve, il se l�ve le matin un
grand vent qui lance des tourbillons de sable et de poussi�re,
rangea son arm�e de mani�re que toute la violence de ce vent,
qu'elle recevait par derri�re, donn�t dans le visage et dans les
yeux des Romains. Admirablement second� par un d�savantage qu'il
tournait ainsi contre l'ennemi, il remporta une victoire
m�morable.
8 Marius, se disposant � livrer bataille aux Cimbres et aux
Teutons le jour qui avait �t� fix�, fit prendre de la nourriture �
ses troupes pour leur donner des forces, et les pla�a devant son
camp, afin que l'arm�e ennemie, plut�t que la sienne, se fatigu�t
en parcourant l'espace qui les s�parait. Il mit encore un autre
d�savantage du c�t� des Cimbres: d'apr�s la disposition de sa
ligne de bataille, les barbares recevaient en face le soleil, le
vent et la poussi�re.
9 Cl�om�ne, roi de Sparte, ayant en t�te Hippias, g�n�ral
ath�nien, qui lui �tait sup�rieur en cavalerie, joncha d'arbres
coup�s la plaine[60] dans laquelle il voulait combattre, et la
rendit inaccessible aux chevaux.
10 Les Ib�res, surpris par une arm�e nombreuse, en Afrique[61], et
craignant d'�tre envelopp�s, s'adoss�rent � un fleuve qui, en cet
endroit, coulait entre des rives �lev�es. Ainsi d�fendus d'un c�t�
par le fleuve, �tant d'ailleurs les plus braves, ils firent
successivement des charges sur les troupes qui s'approchaient le
plus, et d�truisirent ainsi toute l'arm�e ennemie.
11 Le Lac�d�monien Xanthippe, en choisissant d'autres lieux pour
combattre, changea par cela seul la fortune de la premi�re guerre
Punique. En effet, �tant appel� comme mercenaire � Carthage, o�
l'on perdait d�j� tout espoir, et sachant que les Africains, dont
la cavalerie et les �l�phants faisaient la principale force,
recherchaient les hauteurs, tandis que l'arm�e romaine, sup�rieure
en infanterie, se tenait en rase campagne, il y conduisit aussi
les Carthaginois; et l�, ayant, au moyen des �l�phants, jet� le
d�sordre dans les rangs des Romains, il les dispersa, mit � leur
poursuite la cavalerie numide, et tailla en pi�ces une arm�e
jusqu'alors victorieuse sur terre et sur mer.
12 �paminondas, g�n�ral th�bain, pr�t � s'avancer en bataille
contre les Lac�d�moniens, fit courir sur le front de son arm�e des
cavaliers qui �lev�rent un nuage immense de poussi�re devant les
yeux de l'ennemi; et, pendant que celui-ci s'attendait � un
engagement de cavalerie, �paminondas, faisant un circuit avec son
infanterie, se posta de mani�re � pouvoir prendre � dos les
Lac�d�moniens, fondit sur eux � l'improviste, et les tailla en
pi�ces.
13 Contre l'arm�e innombrable des Perses, trois cents Spartiates
d�fendirent le pas des Thermopyles, d�fil� o� seulement un pareil
nombre d'ennemis pouvaient les combattre de pr�s. Ainsi �gaux en
nombre aux barbares, quant � la facilit� d'en venir aux mains,
mais plus braves qu'eux, ils en tu�rent une grande partie; et ils
n'auraient pas �t� vaincus, si les Perses, guid�s par le tra�tre
Ephialte, de Trachinie, ne les eussent pas surpris par derri�re.
14 Th�mistocle, g�n�ral ath�nien, voyant que le parti le plus
utile � prendre, de la part des Grecs, contre la flotte immense de
Xerx�s, �tait de livrer bataille dans le d�troit de Salamine, et
ne pouvant y d�terminer ses concitoyens, amena les barbares, au
moyen d'une ruse, � mettre les Grecs dans la n�cessit� de profiter
de leurs avantages. Par une trahison simul�e, il envoya un
messager � Xerx�s, pour l'avertir que les Grecs alli�s songeaient
� se retirer, et qu'il rencontrerait trop de difficult�s s'il
fallait qu'il assi�ge�t leurs villes l'une apr�s l'autre. Ce
stratag�me r�ussit d'abord � �ter le repos aux barbares, qui
furent pendant toute la nuit sur leurs gardes et en observation;
puis � obliger les Grecs, dont les forces �taient enti�res, �
combattre avec les barbares, fatigu�s de leur veille, dans un lieu
�troit, comme il le d�sirait, o� Xerx�s ne pouvait tirer avantage
des nombreux vaisseaux qui faisaient sa force.
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