Les stratagèmes by Sextus Julius Frontin


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Page 23

12 Cn. Pomp�e, voulant faire accepter la bataille � Mithridate,
qui fuyait devant lui, choisit la nuit pour lui couper la retraite
et pour combattre. Il fit � cet effet ses dispositions, et mit
tout � coup l'en nemi dans la n�cessit� d'en venir aux mains. Il
eut m�me la pr�caution de disposer ses troupes de mani�re que
celles du roi de Pont fussent �blouies par la clart� de la lune,
qu'elles avaient en face, et qui les faisait voir � d�couvert.

13 On sait que Jugurtha, qui avait �prouv� le courage des Romains,
ne leur livrait bataille que vers le d�clin du jour, afin que, si
les siens �taient mis en fuite, ils pussent, � la faveur de la
nuit, se d�rober � la poursuite de l'ennemi.

14 Lucullus, ayant en t�te Mithridate et Tigrane, pr�s de
Tigranocerte, dans la Grande Arm�nie, ne comptait pas plus de
quinze mille combattants dans son arm�e, tandis que les troupes
ennemies �taient innombrables, mais, par cela m�me, difficiles �
faire manoeuvrer. Profitant de cet inconv�nient, Lucullus les
attaqua avant qu'elles fussent rang�es en bataille, et les mit si
promptement en d�route, que les deux rois eux-m�mes prirent la
fuite, apr�s s'�tre d�pouill�s de leurs insignes.

16 Dans une guerre contre les Pannoniens, Tib�re N�ron, ayant vu
les barbares s'avancer fi�rement au combat d�s la pointe du jour,
retint ses troupes au camp, laissant les ennemis � la merci du
brouillard et de la pluie, qui, ce jour-l�, tombait en abondance.

Enfin, quand il jugea qu'ils �taient fatigu�s d'�tre sur pied, et
que cette fatigue m�me, aussi bien que la pluie, avait abattu leur
courage, il donna le signal, les chargea et les d�fit.

17 C. C�sar, pendant la guerre des Gaules, inform� qu'Arioviste,
roi des Germains, observant une coutume qui �tait comme une loi
aux yeux de ses soldats, s'abstenait de combattre pendant le
d�cours de la lune, choisit ce moment pour l'attaquer[56], et d�fit
cet ennemi encha�n� par la superstition.

18 L'empereur Auguste Vespasien livra bataille aux Juifs le jour
du sabbat[57], pendant lequel il leur est d�fendu de rien faire
d'important, et les vainquit.

19 Lysandre, commandant les Spartiates contre les Ath�niens �
�gos-Potamos, allait souvent, � certaine heure, inqui�ter la
flotte ennemie, et faisait ensuite retirer la sienne. Cette
manoeuvre �tant devenue tout � fait habituelle, les Ath�niens,
apr�s sa retraite, se dispersaient � terre pour leur
approvisionnement. Un jour Lysandre fit, comme de coutume, avancer
et revenir ses vaisseaux; et, quand la plupart des Ath�niens se
furent s�par�s, il retourna sur ceux qui restaient, les tailla en
pi�ces, et s'empara de tous leurs navires.



II. Choisir le lien pour le combat.


1 M. Curius, voyant l'impossibilit� de r�sister � la phalange de
Pyrrhus[58], quand elle �tait d�ploy�e, fit en sorte de la
combattre dans un lieu �troit, o� les rangs trop press�s devaient
s'embarrasser eux-m�mes.

2 Cn. Pomp�e, en Cappadoce, choisit pour, son camp une hauteur,
d'o� ses troupes, second�es dans leur �lan par la pente du
terrain, fondirent sur l'arm�e de Mithridate, et remport�rent
facilement la victoire.

3 C. C�sar, ayant � combattre Pharnace, fils de Mithridate, rangea
son arm�e sur une colline, ce qui lui valut une prompte victoire:
car les javelots, lanc�s d'en haut sur les barbares, qui montaient
� l'attaque, leur firent sur-le-champ prendre la fuite.

4 Lucullus, au moment de livrer bataille � Mithridate et � Tigrane
pr�s de Tigranocerte, dans la Grande Arm�nie, se h�ta d'occuper,
avec une partie de ses troupes, un plateau couronnant une hauteur
voisine, d'o� il fondit sur les ennemis, qui �taient plus bas. Il
prit en flanc leur cavalerie, la mit en d�route, et, l'ayant
culbut�e sur leur infanterie, qu'elle �crasa, il obtint une
�clatante victoire.

5 � l'approche des Parthes, Ventidius ne fit sortir son arm�e du
camp que lorsque ces barbares ne furent plus qu'a cinq cents pas
de lui. Alors, courant soudainement � leur rencontre, il
s'approcha tellement, que les fl�ches, qui ne peuvent servir que
de loin, leur furent inutiles, et que l'on combattit corps �
corps. Cet artifice, joint � l'assurance qu'il avait montr�e dans
l'attaque, lui donna bient�t la victoire sur ces barbares.

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Books | Photos | Paul Mutton | Tue 13th Jan 2026, 21:12