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Page 18
2 Ce m�me chef, � qui les soldats demandaient inconsid�r�ment le
combat, craignant qu'ils n'enfreignissent ses ordres, s'il
refusait plus longtemps, permit, � un d�tachement de cavalerie
d'aller attaquer l'ennemi; et, quand il vit cette troupe plier, il
en envoya successivement d'autres pour la soutenir, puis il les
fit rentrer toutes dans le camp. Alors il montra � l'arm�e
enti�re, sans avoir essuy� de perte, quel pouvait �tre le r�sultat
de la bataille qu'elle avait demand�e. Elle eut d�sormais pour lui
la plus grande soumission.
3 Ag�silas, roi de Lac�d�mone, dont le camp �tait plac� sur le
bord d'une rivi�re, en face de celui des Th�bains, s'�tant aper�u
que l'arm�e ennemie �tait beaucoup plus nombreuse que la sienne,
et voulant �ter � ses soldats le d�sir de livrer bataille, leur
annon�a que les r�ponses des dieux lui ordonnaient de combattre
sur les hauteurs. Alors il laissa une faible troupe vers le
fleuve, et gagna la colline. Les Th�bains, prenant cette manoeuvre
pour un effet de la crainte, traversent la rivi�re, mettent
facilement en fuite ceux qui en d�fendaient le passage; mais,
s'�tant �lanc�s avec trop d'ardeur vers le reste de l'arm�e, ils
ont le d�savantage du terrain, et sont d�faits par des troupes
inf�rieures en nombre.
4 Scorylon, g�n�ral des Daces, sachant bien qu'une guerre civile
divisait les Romains, mais ne jugeant pas � propos de les
attaquer, parce qu'une guerre �trang�re pouvait r�tablir la
concorde entre les citoyens, mit aux prises deux chiens en
pr�sence de ses compatriotes; et, tandis que ces animaux se
battaient avec le plus d'acharnement, il leur montra un loup, sur
lequel ils se jet�rent aussit�t, d�posant leur animosit�
r�ciproque. Par cet apologue, il dissuada les barbares d'op�rer
une attaque qui aurait tourn� au profit des Romains.
XI. Comment l'arm�e doit �tre excit�e au combat.
1 Pendant la guerre contre les �trusques, l'arm�e des consuls
M. Fabius et Cn. Manlius s'�tant mutin�e, et se refusant �
combattre, ces chefs affect�rent eux-m�mes de temporiser, jusqu'�
ce que les soldats, irrit�s des insultes de l'ennemi, eurent
demand� le combat, et jur� d'en revenir victorieux.
2 Fulvius Nobilior, �tant dans la n�cessit� de livrer bataille,
avec peu de monde, � une arm�e de Samnites, nombreuse et fi�re de
ses succ�s, feignit d'avoir gagn� une des l�gions ennemies; et,
pour en convaincre ses troupes, il prescrivit aux tribuns, aux
premiers officiers et aux centurions, de lui apporter tout ce
qu'ils avaient d'argent comptant, ou d'objets d'or et d'argent,
pour payer les transfuges, promettant d'ajouter, apr�s la
victoire, d'amples r�compenses au remboursement des sommes
pr�t�es. Les Romains le crurent, engag�rent sur-le-champ le combat
avec autant d'ardeur que de confiance, et remport�rent une
�clatante victoire.
3 C. C�sar, �tant sur le point de combattre les Germains command�s
par Arioviste, et voyant le courage de ses troupes abattu, les
rassembla et leur dit que dans cette circonstance la dixi�me
l�gion seule marcherait � l'ennemi. Par l�, il stimula cette
l�gion, en lui rendant le t�moignage qu'elle �tait la plus brave,
et fit craindre aux autres de lui laisser � elle seule cette
glorieuse renomm�e.
4 Q. Fabius, convaincu que les Romains avaient trop de fiert� pour
ne pas s'irriter d'un affront, et n'attendant rien de juste ni de
mod�r� de la part de Carthage, envoya[45] des d�put�s dans cette
ville pour proposer la paix. Ils en rapport�rent des conditions
pleines d'injustice et d'insolence; et d�s lors l'arm�e romaine ne
respira plus que le combat.
5 Ag�silas, ayant �tabli son camp pr�s d'Orchom�ne, ville alli�e
de Lac�d�mone, et apprenant que la plupart de ses soldats allaient
d�poser dans cette place ce qu'ils avaient de plus pr�cieux,
d�fendit aux habitants de rien recevoir de ce qui appartenait �
son arm�e: il pensait que le soldat combattrait avec plus
d'ardeur, quand il se verrait dans la n�cessit� de d�fendre tout
ce qu'il poss�dait.
6 �paminondas, g�n�ral des Th�bains, �tant sur le point de livrer
bataille aux Lac�d�moniens, et voulant tirer parti, non seulement
de la vigueur, mais encore de toutes les affections de ses
soldats, leur annon�a en pleine assembl�e que les Lac�d�moniens
avaient r�solu, s'ils �taient vainqueurs, de massacrer les hommes
� Th�bes, d'emmener comme esclaves les femmes et les enfants, et
de raser la ville. Cette nouvelle exasp�ra les Th�bains, qui, au
premier choc, mirent les Lac�d�moniens en d�route.
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