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Page 17
10 Scipion l'Africain, voulant surprendre des renforts et des
convois qui allaient rejoindre Hannibal, envoya � leur rencontre
M. Thermus, se disposant lui-m�me � le suivre pour l'appuyer.
11 Denys, tyran de Syracuse, inform� qu'une nombreuse arm�e de
Carthaginois devait d�barquer en Sicile pour l'attaquer, fortifia
plusieurs ch�teaux, et donna l'ordre aux troupes qu'il y laissa de
les abandonner � l'approche de l'ennemi, et de s'�chapper en se
repliant secr�tement vers Syracuse. Les Carthaginois, une fois
ma�tres de ces forts, se virent dans la n�cessit� d'y placer des
garnisons; et Denys, ayant r�duit, autant qu'il le d�sirait, les
forces de l'ennemi en les diss�minant, tandis qu'en r�unissant les
siennes il s'�tait fait une arm�e presque aussi nombreuse que la
leur, prit l'offensive et les d�fit.
12 Ag�silas, roi de Lac�d�mone, allant faire la guerre �
Tissapherne[42], feignit de se diriger sur la Carie, comme devant
combattre avec plus de succ�s dans ce pays montueux[43], contre un
ennemi qui lui �tait sup�rieur en cavalerie. Cette d�monstration
ayant fait passer Tissapherne lui-m�me en Carie, Ag�silas fit
irruption en Lydie, o� �tait la capitale du royaume; et, prenant
au d�pourvu les habitants, il s'empara des tr�sors du roi.
IX. Apaiser les s�ditions dans l'arm�e.
1 Le consul A. Manlius, ayant appris que les soldats avaient
conspir� dans leurs quartiers d'hiver, en Campanie, pour �gorger
leurs h�tes et s'emparer de leurs richesses, r�pandit le bruit
qu'ils auraient encore les m�mes quartiers l'hiver suivant. Il
sauva la Campanie en d�jouant ainsi le complot, et saisit toutes
les occasions de s�vir contre ceux qui l'avaient tram�.
2 Une s�dition dangereuse s'�tant �lev�e parmi des l�gions
romaines, la prudence de Sylla sut en calmer la fureur. Annon�ant
tout � coup l'approche de l'ennemi, il fit crier aux armes, et
donner le signal. Marcher contre l'ennemi fut la pens�e de tous
les soldats, et l'�meute fut apais�e.
3 Le s�nat de Milan ayant �t� massacr� par des soldats, Cn.
Pomp�e, qui craignait de donner lieu � une r�bellion en n'appelant
que les coupables, les f�t venir indistinctement avec ceux qui
n'avaient pris aucune part � cette action[44]. N'�tant point
s�par�s des autres, par cons�quent ne se croyant pas appel�s �
cause de leur crime, les coupables comparurent avec moins de
m�fiance; et ceux qui n'avaient rien � se reprocher, veill�rent �
la garde des coupables, de peur d'�tre tax�s de complicit� s'ils
les laissaient fuir.
4 Des l�gions de l'arm�e de C. C�sar s'�tant r�volt�es, au point
de manifester l'intention d'attenter � la vie de leur chef, il
dissimula sa crainte, s'avan�a vers les soldats, et, comme ils
demandaient leur cong�, il le leur donna sur-le-champ, d'un air
mena�ant. � peine l'eurent-ils obtenu, que le repentir les for�a
de faire leur soumission � leur g�n�ral, auquel ils furent d�s
lors plus d�vou�s qu'auparavant.
X. Comment on refuse le combat aux soldats, quand ils le demandent
intempestivement.
1 Q. Sertorius, sachant par exp�rience qu'il ne pouvait r�sister
aux forces r�unies des Romains, et voulant le prouver aux barbares
ses alli�s, qui demandaient t�m�rairement le combat, fit amener en
leur pr�sence deux chevaux, l'un plein de vigueur, l'autre
extr�mement faible, aupr�s desquels il pla�a deux jeunes gens qui
offraient le m�me contraste, l'un robuste, l'autre ch�tif; et il
ordonna au premier d'arracher d'un seul coup la queue enti�re du
cheval faible, au second de tirer un � un les crins du cheval
vigoureux. Le jeune homme ch�tif s'�tant acquitt� de sa t�che,
tandis que l'autre s'�puisait � force de tirer la queue du cheval
faible: �Soldats, s'�crie Sertorius, je vous ai montr� par cet
exemple ce que sont les l�gions romaines; invincibles quand on les
prend en masse, elles seront bient�t affaiblies et taill�es en
pi�ces, si elles sont attaqu�es s�par�ment.�
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