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Page 16
VIII. Mettre la division chez les ennemis.[39]
1 Lorsque Coriolan se vengeait, les armes � la main, de son
ignominieuse condamnation, il pr�serva du ravage les propri�t�s
des patriciens, tandis qu'il br�lait et d�vastait celles des
pl�b�iens, voulant par l� rompre l'accord qui r�gnait entre les
Romains.
2 Hannibal, ayant dessein de faire noter d'infamie Fabius, qui lui
�tait sup�rieur en vertu, comme en talents militaires, �pargna ses
propri�t�s tout en ravageant celles des autres Romains. Mais la
grandeur d'�me de Fabius mit sa fid�lit� � l'abri de tout soup�on:
il vendit ses biens au profit de l'�tat.
3 Q. Fabius Maximus, �tant consul pour la cinqui�me fois, lorsque
les Gaulois, les Ombriens, les �trusques et les Samnites r�unirent
leurs forces contre le peuple romain, s'avan�a � leur rencontre au
del� de l'Apennin; et, pendant qu'il fortifiait son camp pr�s de
Sentinum, il �crivit � Fulvius et � Postumius, qui gardaient Rome,
de diriger leurs troupes sur Clusium[40]. Cet ordre ex�cut�, les
�trusques et les Ombriens accoururent � la d�fense de leur
territoire; alors, comme il ne restait plus que les Samnites et
les Gaulois, Fabius et son coll�gue Decius les attaqu�rent et les
d�firent.
4 Les Sabins ayant lev� une grande arm�e, et quitt� leur
territoire pour se jeter sur celui de Rome, M. Curius envoya, par
des chemins d�tourn�s, un d�tachement qui ravagea leurs terres, et
incendia leurs bourgades dans plusieurs directions. Les Sabins
rentr�rent chez eux pour arr�ter cette d�vastation; en sorte que
Curius eut le triple avantage de saccager le pays ennemi alors
sans d�fense, de mettre en fuite une arm�e sans avoir livr�
bataille, et de la tailler en pi�ces apr�s l'avoir dispers�e.
5 T. Didius, ne trouvant pas son arm�e assez nombreuse, diff�rait
la bataille jusqu'� l'arriv�e des l�gions qu'il attendait,
lorsqu'il apprit que l'ennemi allait marcher � leur rencontre. Il
convoqua l'assembl�e, or donna aux soldats de se pr�parer au
combat, et fil � dessein n�gliger la garde des prisonniers. Il
s'en �chappa quelques-uns, qui annonc�rent aux leurs que les
Romains se disposaient � les attaquer. Alors, dans l'attente du
combat, l'ennemi craignit de diviser ses forces, et renon�a �
marcher contre les l�gions qu'il voulait surprendre. Celles-ci
arriv�rent pr�s de Didius sans avoir �t� inqui�t�es.
6 Dans une des guerres Puniques, quelques villes, ayant dessein de
passer du parti des Romains dans celui des Carthaginois, et
d�sirant, avant de rompre avec les premiers, retirer les otages
qu'elles leur avaient donn�s, feignirent d'avoir querelle avec des
peuples voisins, demand�rent, des Romains pour m�diateurs, et,
quand ceux-ci furent arriv�s, elles les retinrent comme otages
�quivalents, et ne les rendirent qu'apr�s avoir re�u les leurs.
7 Les Romains ayant envoy� une ambassade au roi Antiochus, qui,
apr�s la d�faite des Carthaginois, avait aupr�s de lui Hannibal,
dont il mettait les conseils � profit contre Rome; les d�put�s[41]
eurent de fr�quents entretiens avec Hannibal, dans le but de le
rendre suspect au roi, � qui sa pr�sence �tait agr�able, et m�me
utile, � cause de son caract�re rus� et de ses talents militaires.
8 Q. Metellus, faisant la guerre contre Jugurtha, gagna les
d�put�s que ce prince lui avait envoy�s, et obtint d'eux qu'ils le
lui livreraient. Il arr�ta le m�me projet avec une seconde
ambassade, puis avec une troisi�me; mais il ne r�ussit pas �
s'emparer de Jugurtha, parce qu'il voulait qu'on le lui amen�t
vivant. Toutefois il r�sulta de cette machination un grand
avantage: des lettres qu'il �crivait aux confidents du roi furent
intercept�es; et celui-ci, ayant immol� � sa col�re tous ces
personnages, demeura priv� de conseillers, et ne put se faire dans
la suite aucun ami.
9 C. C�sar, inform� par un prisonnier qu'Afranius et Petreius
devaient lever le camp la nuit suivante, r�solut de les en
emp�cher sans fatiguer ses troupes. Il ordonna, quand la nuit fut
venue, que l'on cri�t de plier bagage, que l'on conduis�t � grand
bruit les b�tes de somme le long des retranchements des ennemis,
et que l'on continu�t le tumulte, afin que ce d�part simul� les
ret�nt dans leur camp.
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