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Page 15
VI. Des embuscades dress�es dans les marches.
1 Fulvius Nobilior, conduisant son arm�e du Samnium dans la
Lucanie, et apprenant par des d�serteurs que l'ennemi devait
attaquer son arri�re-garde, donna l'ordre � sa meilleure l�gion de
marcher en t�te, et pla�a en queue les �quipages. L'ennemi,
profitant de cette disposition comme d'une occasion favorable, se
jeta sur le bagage. Alors Fulvius rangea � sa droite cinq cohortes
de la l�gion dont on vient de parler, et les cinq autres � sa
gauche; puis, �tendant ses deux lignes du c�t� de l'ennemi, que le
pillage occupait, il l'enveloppa et le tailla en pi�ces.
2 Le m�me Fulvius, vivement press� par l'ennemi dans une marche,
et rencontrant une rivi�re qui �tait trop peu consid�rable pour
lui fermer le passage, mais assez rapide pour le retarder,
embusqua en de�� une de ses deux l�gions, afin que les ennemis, ne
craignant pas le petit nombre des soldats qu'ils verraient, le
poursuivissent avec plus de t�m�rit�. Le fait ayant r�pondu � son
attente, la l�gion qu'il avait post�e sortit du lieu de
l'embuscade, fondit sur eux, et les mit en d�route.
3 Iphicrate marchait vers la Thrace, forc� par la nature des lieux
d'�tendre son arm�e en longueur, lorsqu'il apprit que l'ennemi
avait dessein d'attaquer son arri�re-garde. Il ordonna � ses
cohortes d'ouvrir leurs rangs en appuyant de chaque c�t� du
chemin, et de s'arr�ter; et aux autres troupes, de h�ter le pas
comme dans une fuite. � mesure qu'elles d�filaient devant lui, il
retenait les hommes d'�lite; et quand il vit les ennemis p�le-
m�le, �chauff�s au pillage, et d�j� fatigu�s, il fondit sur eux
avec ses soldats repos�s et en bon ordre, les tailla en pi�ces, et
leur enleva le butin.
4 Sur le passage de l'arm�e romaine, qui devait traverser la for�t
Litana[36], les Bo�ens avaient sci� les arbres de telle mani�re
que, soutenus par une tr�s faible partie de leurs troncs, ils
devaient c�der au moindre choc; puis ils s'�taient embusqu�s �
l'extr�mit� de la for�t. D�s que les Romains s'y furent engag�s,
les Bo�ens donn�rent l'impulsion aux arbres qui �taient le plus
pr�s d'eux: ceux-ci d�terminant la chute des autres sur l'arm�e
romaine, un grand nombre de soldats furent �cras�s.
VII. Comment on para�t avoir ce dont on manque, et comment on y
suppl�e.
1 L. C�cilius Metellus, n'ayant pas de vaisseaux propres �
transporter ses �l�phants[37], joignit ensemble des tonneaux qu'il
couvrit de planches, embarqua les �l�phants sur ce radeau, et leur
fit passer le d�troit de Sicile.
2 Hannibal, ne pouvant contraindre ses �l�phants � traverser un
fleuve tr�s profond[38], et n'ayant pas de bateaux, ni de bois pour
construire des radeaux, ordonna qu'on bless�t au-dessous de
l'oreille le plus m�chant de ces animaux, et que celui qui
l'aurait frapp� se jet�t aussit�t � la nage, et travers�t le
fleuve en fuyant. L'�l�phant, que la blessure rendit furieux,
voulant pour suivre l'auteur de son mal, franchit le fleuve, et
les autres n'h�sit�rent plus � en faire autant.
3 Des g�n�raux carthaginois, devant �quiper une flotte, et
manquant de sparte pour faire des cordages, y suppl��rent avec les
cheveux des femmes.
4 Les Marseillais et les Rhodiens recoururent au m�me exp�dient.
5 M. Antoine, fuyant apr�s sa d�faite � Mutine, donna des �corces
� ses soldats pour se faire des boucliers.
6 Spartacus et ses soldats avaient des boucliers d'osier
recouverts de peaux.
7 Il n'est pas hors de propos, ce me semble, de rapporter ici
cette belle action d'Alexandre le Grand. Lorsque, traversant les
d�serts de l'Afrique, il �tait, comme toute son arm�e, en proie �
une soif br�lante, un soldat lui pr�senta de l'eau dans un casque.
Il la r�pandit � terre, � la vue de tous. Par cet exemple de
temp�rance il produisit plus d'effet sur ses soldats, que s'il e�t
pu partager avec eux cette eau.
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