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Page 32
Des sons joyeux venaient du dehors, des instruments de musique,
des conversations anim�es et des rires.
Une troupe de gens en gaiet� se pr�cipitaient dans la maison;
parmi lesquels �taient May Fielding et une vingtaine de jeunes
filles. Dot �tait la plus belle de toutes, aussi jeune qu'aucune
d'elles. Elles venaient l'inviter � se joindre � elles. Il
s'agissait de danser. Si jamais petit pied a �t� fait pour danser,
c'�tait bien le sien. Mais elle riait, et elle secouait la t�te,
en montrant sa cuisine sur le feu, et sa table pr�te � �tre
servie, et elle avait un air triomphant qui la rendait encore plus
charmante. Elle les renvoyait donc gaiement, et les saluant une �
une avec une indiff�rence comique � mesure qu'elles passaient. Et
cependant l'indiff�rence n'�tait pas son caract�re. Oh non! car en
ce moment un certain voiturier paraissait � la porte, et Dieu!
quelle r�ception elle lui faisait!
Les f�es tourn�rent encore une fois autour de lui, et sembl�rent
lui dire: -- Est-ce l� la femme qui vous a oubli�!
Une ombre tomba sur le miroir ou le tableau: appelez-le comme vous
voudrez. C'�tait la grande ombre de l'�tranger, comme quand il
parut la premi�re fois sous son toit; il en couvrait toute la
surface et en cachait tous les autres objets. Mais les f�es
s'effor�aient de le faire encore dispara�tre, et Dot y reparut
encore brillante de beaut�, ber�ant son enfant, lui chantant
doucement et appuyant sa t�te sur une �paule qui r�fl�chissait
celle aupr�s de laquelle se tenait le Grillon f�e.
La nuit, -- j'entends la nuit r�elle, et non celle produite par
les f�es, -- s'avan�ait; et pendant que le voiturier se livrait �
ces pens�es, la lune se leva et brilla dans le ciel. Peut-�tre
quelque lumi�re calme et paisible s'�tait lev�e dans son esprit,
et il put r�fl�chir avec plus de sang-froid � ce qui �tait arriv�.
Quoique l'ombre de l'�tranger tomb�t par intervalles sur la glace,
toujours distincte et bien marqu�e, elle n'�tait pas si noire
qu'auparavant. Toutes les fois qu'elle paraissait, les f�es
jetaient un cri de consternation, et agitaient leurs petits bras
et leurs petites jambes avec une activit� inconcevable pour la
faire dispara�tre. Et quand elles r�ussissaient � faire appara�tre
Dot et � la lui montrer belle et radieuse, elles manifestaient la
joie la plus communicative.
Elles ne la montraient que belle et radieuse, car c'�taient des
esprits domestiques pour qui la fausset� est l'an�antissement, et
leur nature �tait telle; Dot n'�tait pour elles qu'une petite
cr�ature active, rayonnante et agr�able qui avait �t� la lumi�re
et le soleil du voiturier.
Les f�es �taient tr�s anim�es quand elles la montraient avec son
enfant, causant au milieu d'un groupe de sages matrones, et
affectant d'�tre une vieille matrone comme elles, s'appuyant �
l'ancienne mode sur le bras de son mari, en s'effor�ant, cette
charmante petite femme, de faire voir qu'elle avait abjur� les
vanit�s du monde en g�n�ral, et qu'elle �tait parfaitement au fait
de son m�tier de m�re; elles la montraient encore riant de la
gaucherie du voiturier, relevant son col de chemise pour le faire
ressembler � un petit ma�tre, et t�chant de lui apprendre �
danser.
Les f�es tournaient et s'agitaient autour de lui quand elles la
montraient avec la jeune fille aveugle; car quoiqu'elle apport�t
la ga�t� et l'animation partout o� elle allait, elle faisait
toujours plus ressentir ces douces influences dans la maison de
Caleb Plummer. L'amiti� de la jeune fille aveugle pour elle, sa
confiance et sa reconnaissance envers elle, la modestie avec
laquelle elle repoussait les remerciements de Berthe, sa dext�rit�
� employer chaque instant de sa visite � quelque chose d'utile
dans la maison, et travaillant en r�alit� beaucoup en ayant l'air
de se reposer comme un jour de f�te; les provisions d�licates
qu'elle apportait, sa figure radieuse quand elle paraissait � la
porte et quand elle prenait cong�; cette expression �tonnante
depuis les pieds jusqu'� la t�te de faire partie de sa maison,
comme chose n�cessaire dont on ne pouvait se passer, voil� ce dont
les f�es se r�jouissaient, et pourquoi elles l'aimaient. Elles le
regard�rent encore toutes � la fois d'un oeil interrogateur,
tandis que quelques-unes se nichaient dans les v�tements de Dot et
la caressaient, et elles semblaient lui dire: �Est-ce l� la femme
qui a trahi votre confiance?�
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