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Page 27
La vieille dame tomba dans le pi�ge. La sortie de Tackleton, le
chuchotement de deux ou trois personnes se cachant d'elle, des
plaintes sur le commerce de l'indigo l'auraient tenue sur ses
gardes pendant vingt-quatre heures. Mais cette d�f�rence d'une
jeune m�re pour son exp�rience �tait si irr�sistible qu'apr�s
avoir feint un instant de s'excuser sur son humilit�, elle
commen�a � lui donner ses instructions avec la meilleure gr�ce du
monde, et s'asseyant tout � coup devant la m�chante Dot, elle lui
d�bita, dans une demi-heure, plus de recettes et de pr�ceptes
domestiques infaillibles qu'il n'en aurait fallu, si on les avait
mis en pratique, pour tuer le petit Peerybingle, quand il aurait
eu la vigueur de Samson enfant.
Pour changer de sujet, Dot fit un petit travail � l'aiguille, elle
mit dans sa poche tout le contenu d'une boite � ouvrage, elle fit
un peu t�ter son entant, elle reprit ensuite son travail �
l'aiguille, puis fit une petite causerie tout bas avec May,
pendant que la vieille dame p�rorait; de sorte qu'avec ces petites
occupations, qui lui �taient habituelles, elle trouva l'apr�s-midi
tr�s courte. Enfin, comme il se faisait nuit, et comme son devoir
�tait de remplir la t�che de Berthe dans le m�nage, elle garnit le
feu, balaya le foyer, dressa la table � th�, et alluma une
chandelle. Apr�s cela, elle joua un ou deux airs sur une harpe
grossi�re, que Caleb avait fabriqu�e pour Berthe, et elle les joua
tr�s bien, car la nature l'avait dou�e d'une oreille aussi
d�licate pour la musique qu'elle aurait �t� bien faite pour �tre
orn�e de bijoux, et elle en avait eu � porter. � ce moment arriva
l'heure du th�, et Tackleton vint pour le prendre et passer la
soir�e.
Caleb et Berthe �taient revenus quelques instants auparavant, et
Caleb s'�tait assis pour s'occuper de son travail de l'apr�s-midi.
Mais il ne put rester assis, tant il �tait agit�, le pauvre, par
ses remords au sujet de sa fille. On �tait touch� en le voyant
assis sans rien faire sur sa chaise � travail, la regardant
fixement, et disant en face d'elle: �L'ai-je tromp�e depuis son
berceau, pour lui briser le coeur!�
Lorsqu'il fut nuit et que le th� fut fait, que Dot n'eut rien plus
� faire que de nettoyer les tasses, en un mot, -- car il faut que
j'en vienne l�, et il est inutile de tant tarder -- lorsque le
moment fut venu d'attendre le retour du voiturier, en �coutant le
bruit �loign� de ses roues, les mani�res de Dot chang�rent, elle
rougit et p�lit tour � tour, et elle ne put pas rester en place.
Ce n'�tait pas comme d'autres braves femmes, lorsqu'elles �coutent
si leur mari vient. Non, non, non, c'�tait une autre mani�re
d'�tre agit�e.
On entendit des roues, le pas d'un cheval, l'aboiement d'un chien;
ces bruits r�unis se rapproch�rent. On entendit les pattes de
Boxer gratter � la porte.
-- Quel est ce pas? s'�cria Berthe en tressaillant.
-- Quel est ce pas? r�pondit le voiturier en se pr�sentant � la
porte avec son rude et brun visage rougi par le froid du soir;
c'est le mien.
-- L'autre pas? dit Berthe; celui de l'homme qui est derri�re
vous?
-- On ne peut la tromper, dit le voiturier en riant. Venez,
monsieur, vous serez bien re�u; n'ayez pas peur.
Il parlait haut, et le monsieur sourd entra.
-- Il n'est pas tellement �tranger que vous ne l'ayez d�j� vu
autrefois, Caleb, dit le voiturier. Vous lui donnerez une chambre
dans la maison jusqu'� ce que nous partions.
-- Certainement, John; et ce sera un honneur pour nous.
-- Il n'y a pas de meilleure soci�t� que la sienne pour parler en
secret, dit John. J'ai de bons poumons, mais il les met �
l'�preuve, je vous assure. Asseyez-vous, monsieur. Ce sont tous
des amis, et ils sont charm�s de vous voir.
Lorsqu'il eut donn� cette assurance d'un ton de voix qui prouvait
ce qu'il avait dit de ses poumons, il ajouta de son ton ordinaire:
-- Donnez-lui une chaise au coin de la chemin�e, laissez-le
s'asseoir en silence et regardez-le amicalement; c'est tout ce
dont il a besoin. Il est facile � contenter.
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