|
Main
- books.jibble.org
My Books
- IRC Hacks
Misc. Articles
- Meaning of Jibble
- M4 Su Doku
- Computer Scrapbooking
- Setting up Java
- Bootable Java
- Cookies in Java
- Dynamic Graphs
- Social Shakespeare
External Links
- Paul Mutton
- Jibble Photo Gallery
- Jibble Forums
- Google Landmarks
- Jibble Shop
- Free Books
- Intershot Ltd
|
books.jibble.org
Previous Page
| Next Page
Page 24
-- Mais, Dot! s'exclama le voiturier. Petite femme!...
Elle avait parl� avec tant d'ardeur et de feu, qu'elle �prouvait
le besoin que quelqu'un la rappel�t � elle-m�me, sans doute. La
r�primande de son mari �tait vraiment douce, car il n'�tait
simplement intervenu, il le supposait du moins, que pour d�fendre
le vieux Tackleton. Dot s'arr�ta aussi, et n'en dit pas davantage;
mais son silence m�me laissait percer une agitation peu ordinaire,
agitation dont le circonspect Tackleton prit note secr�tement,
apr�s l'avoir observ�e de ses yeux � demi ferm�s, et dont il se
souvint dans l'occasion, ainsi que vous le verrez bient�t.
May ne pronon�a pas un mot, ni en bien ni en mal, mais elle se
tint immobile et silencieuse, les yeux baiss�s, et ne donnant
aucun signe de l'int�r�t qu'elle prenait � ce qui s'�tait pass�.
La bonne dame sa m�re s'interposa alors: observant, dans son
premier exemple, que les jeunes filles �taient des jeunes filles,
et que ce qui �tait pass� �tait bien pass�, et que aussi longtemps
que la jeunesse est jeune et �tourdie, elle doit suivant toute
probabilit� se conduire avec l'�tourderie de la jeunesse: elle
ajouta � cela encore deux ou trois raisons d'un caract�re tout
aussi incontestable. Elle observa alors, dans une d�vote pens�e,
qu'elle remerciait le ciel d'avoir toujours trouv� dans sa fille
May une enfant ob�issante et soumise; elle ne s'en f�licitait pas
elle-m�me, quoiqu'elle e�t quelque raison de croire que c'�tait
uniquement � elle que sa fille le devait. Quant � ce qui concerne
M. Tackleton, dit-elle, c'�tait au point de vue de la morale, un
homme irr�prochable, et en le consid�rant sous le point de vue
d'un futur gendre, il faudrait ne pas avoir de sens pour ne pas
l'accepter. -- Ces derniers mots furent prononc�s d'un ton
emphatique. -- Relativement � la famille dans laquelle il allait
entrer, apr�s en avoir fait la demande, elle pensait que
M. Tackleton savait que, malgr� son peu d'importance sous le
rapport de la fortune, elle avait quelques pr�tentions � la
noblesse, et que si certaines circonstances, pas enti�rement
vagues, se rapportant au commerce de l'indigo, s'�taient pass�es
diff�remment, elle pourrait peut-�tre se trouver en possession
d'une grande fortune. Elle fit alors la remarque qu'il ne fallait
pas faire allusion au pass�, et ne voulut pas rappeler que sa
fille avait d�j�, quelque temps avant, rejet� la demande de
M. Tackleton; et elle t�moigna l'intention de supprimer une foule
d'autres choses qu'elle raconta cependant avec beaucoup de
d�tails. Finalement, elle donnait comme le r�sultat g�n�ral de ses
observations et de son exp�rience que tous les mariages o� il y
avait le moins de ce qu'on est convenu d'appeler romanesquement et
sottement de l'amour, �taient toujours les plus heureux; et elle
augurait le plus grand bonheur, -- non pas un bonheur ravissant, -
- mais un bonheur solide et constant pour les prochaines noces.
Elle concluait en informant la compagnie que le lendemain �tait le
jour pour lequel elle avait v�cu dans l'attente; et que, pass� ce
jour, elle ne d�sirerait rien autre chose que d'�tre exp�di�e dans
une place agr�able d'un cimeti�re.
Comme toutes ces remarques �taient de celles auxquelles il est
tout � fait impossible de r�pondre, ce qui, du reste, est
l'heureuse propri�t� des remarques suffisamment hors de propos,
elles chang�rent le courant de la conversation et d�tourn�rent
l'attention g�n�rale au profit du p�t� de veau et de jambon, du
mouton froid, des pommes de terre et de la tarte. De peur que la
bi�re en bouteilles ne f�t n�glig�e, John Peerybingle proposa de
boire au lendemain, au jour du mariage, et il prit sur lui de
boire une rasade � cette sant�, avant de poursuivre sa journ�e.
Car il faut que vous sachiez que John Peerybingle ne restait l�
que le temps pendant lequel on d�bridait et rafra�chissait son
vieux cheval. Il lui fallait aller � quatre ou cinq milles plus
loin; et alors, quand il retournait le soir, il ramenait Dot, et
faisait une autre halte chez lui. C'�tait l'ordre du jour toutes
les fois qu'il y avait pique-nique, et il n'y en avait jamais eu
d'autre depuis leur institution.
Il y avait deux personnes pr�sentes, entre le fianc� et la
fianc�e, qui �taient rest�es indiff�rentes � ce toast. Une d'elles
�tait Dot, trop troubl�e et impressionn�e pour se pr�ter � aucun
des petits incidents du moment; l'autre �tait Berthe, qui se leva
de table � la h�te avant tout le monde.
-- Bonjour, dit le vigoureux John Peerybingle en s'enveloppant de
sa redingote de voyage. Je serai de retour � l'heure habituelle.
Bonjour � tous!
Previous Page
| Next Page
|
|