Antoine et Cléopâtre by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 41

(Thyr�us sort.)

CL�OPATRE.--Avez-vous fini?

ANTOINE.--H�las! notre lune terrestre est �clips�e; ce pr�sage seul
annonce la chute d'Antoine.

CL�OPATRE.--Il faut que j'attende qu'il puisse m'�couter.

ANTOINE.--Pour flatter C�sar, avez-vous pu �changer des regards avec un
homme qui lui lace ses chaussures?

CL�OPATRE.--Vous ne me connaissez pas encore?

ANTOINE,--Je vous connais un coeur glac� pour moi.

CL�OPATRE.--Ah! cher amant, si cela est, que le ciel change mon coeur
glac� en gr�le et l'empoisonne dans sa source! que le premier gr�lon
s'arr�te dans mon gosier et s'y dissolve avec ma vie! que le second
frappe C�sarion jusqu'� ce que, l'un apr�s l'autre, tous les fruits de
mes entrailles, et mes braves �gyptiens �cras�s sous cet orage de gr�le,
gisent tous sans tombeau et deviennent la proie des mouches et des
moucherons du Nil!

ANTOINE.--Je suis satisfait. C�sar veut s'�tablir dans Alexandrie; c'est
l� que je lutterai contre sa fortune. Nos troupes de terre ont tenu
ferme; notre flotte dispers�e s'est ralli�e et vogue encore sous un
appareil mena�ant. O� �tais-tu, mon coeur? Entends-tu, reine, si je
reviens encore une fois du champ de bataille pour baiser ces l�vres, je
reviendrai tout couvert de sang. Mon �p�e et moi, nous allons gagner
notre place dans l'histoire. J'esp�re encore.

CL�OPATRE.--Je reconnais mon h�ros.

ANTOINE.--Je veux que mes muscles, que mon coeur, que mon haleine,
d�ploient une triple force, et je combattrai � toute outrance. Quand mes
heures coulaient dans la prosp�rit�, les hommes rachetaient de moi leur
vie pour un bon mot; mais maintenant je serrerai les dents et j'enverrai
dans les t�n�bres tout ce qui tentera de m'arr�ter.--Viens, passons
encore une nuit dans la joie. Qu'on appelle autour de moi tous mes
sombres officiers; qu'on remplisse nos coupes; et pour la derni�re fois,
oublions en buvant la cloche de minuit.

CL�OPATRE.--C'est aujourd'hui le jour de ma naissance. Je m'attendais
� le passer dans la tristesse. Mais puisque mon seigneur est encore
Antoine, je veux �tre Cl�op�tre.

ANTOINE.--- Nous go�terons encore le bonheur.

CL�OPATRE.--Qu'on appelle aupr�s de mon Antoine tous ses braves
officiers.

ANTOINE.--Oui. Je leur parlerai; et ce soir je veux que le vin enlumine
leurs cicatrices.--Venez, ma reine, il y a encore de la s�ve. Au premier
combat que je livrerai, je forcerai la mort � me ch�rir, car je veux
rivaliser avec sa faux homicide.

(Ils sortent tous les deux.)

�NOBARBUS.--Allons, le voil� qui veut surpasser la foudre. �tre furieux,
c'est �tre vaillant par exc�s de peur; et, dans cette disposition, la
colombe attaquerait l'�pervier. Je vois cependant que mon g�n�ral ne
regagne du coeur qu'aux d�pens de sa t�te. Quand le courage usurpe sur
la raison du guerrier, il ronge l'�p�e avec laquelle il combat.--Je vais
chercher les moyens de le quitter.

FIN DU TROISI�ME ACTE.




ACTE QUATRI�ME



SC�NE I


Le camp de C�sar pr�s d'Alexandrie.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 5:33