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Page 38
C�SAR.--Pour Antoine, je n'�coute point sa requ�te.--Quant � la reine,
je ne lui refuse point ni de l'entendre, ni de la satisfaire; mais c'est
� condition qu'elle chassera de l'�gypte son amant d�shonor� ou qu'elle
lui �tera la vie. Si elle m'ob�it en ce point, sa pri�re ne sera point
rebut�e. Annonce � tous deux ma r�ponse.
EUPHRONIUS.--Que la fortune continue de te suivre!
C�SAR.--Faites-lui traverser le camp. (_Euphronius sort--A Thyr�us_.)
Voici le moment d'essayer ton �loquence, pars, d�tache Cl�op�tre
des int�r�ts d'Antoine; promets-lui, en mon nom, tout ce qu'elle te
demandera; ajoute toi-m�me des offres de ton invention. Les femmes dans
la meilleure fortune ne sont pas fortes; mais l'infortune rendrait
parjure les vestales m�mes. Essaye ton adresse, Thyr�us, fixe toi-m�me
ta r�compense, tes d�sirs seront ob�is comme des lois.
THYR�US.--C�sar, je pars.
C�SAR.--Observe comment Antoine soutient son malheur; apprends-moi ce
que tu conjectures de sa mani�re d'agir et de ses d�marches.
THYR�US.--C�sar, je le ferai.
SCENE XI
Alexandrie.--Appartement du palais.
_Entrent_ CL�OPATRE, �NOBARBUS, CHARMIANE, IRAS.
CL�OPATRE.--Que faut-il faire, �nobarbus?
�NOBARBUS.--Penser et mourir[30].
[Note 30: Les uns veulent qu'il y ait _drink and die_, boire et
mourir, parce que �nobarbus est ami des festins; mais la plus ancienne
version porte _think and die_; et d'ailleurs �nobarbus est indign� et
cherche � justifier la trahison qu'il m�dite; naturellement g�n�reux, ce
n'est pas avec une gaiet� hypocrite qu'il se pr�pare � d�serter.]
CL�OPATRE.--La faute est-elle � Antoine ou � moi?
�NOBARBUS.--A Antoine seul: lui qui permet � sa volont� de ma�triser sa
raison. Eh! qu'importe que vous ayez fui loin de ce grand spectacle de
la guerre, o� la terreur passait alternativement d'une flotte � l'autre!
Pourquoi vous a-t-il suivie? L'ardeur de son affection n'aurait pas d�
porter un coup fatal � sa r�putation de grand capitaine, au moment o� la
moiti� de l'univers combattait l'autre, lui, �tant le seul sujet de la
querelle. Ce fut une honte �gale � sa perte d'aller suivre vos pavillons
fuyants et d'abandonner sa flotte �tonn�e de sa fuite.
CL�OPATRE.--Tais-toi, je t'en prie.
(Entrent Antoine et Euphronius)
ANTOINE.--Et c'est l� sa r�ponse?
EUPHRONIUS.--Oui, seigneur.
ANTOINE.--Ainsi, la reine sera bien accueillie si elle veut me
sacrifier.
EUPHRONIUS.--C'est ce qu'il a dit.
ANTOINE.--Qu'elle le sache.--Envoyez au jeune C�sar cette t�te grise, et
il remplira de royaumes, jusqu'aux bords, la coupe de vos d�sirs.
CL�OPATRE.--Votre t�te, seigneur!
ANTOINE.--Retourne vers lui.--Dis-lui qu'il porte sur son visage les
roses de la jeunesse, que l'univers attend de lui plus que des actions
ordinaires; dis-lui qu'il serait possible que son or, ses vaisseaux, ses
l�gions, appartinssent � un l�che; que des g�n�raux subalternes peuvent
triompher au service d'un enfant aussi bien que sous les ordres de
C�sar: et que je le d�fie de venir, mettant de c�t� l'in�galit� de nos
fortunes, se mesurer avec moi, qui suis d�j� sur le d�clin de l'�ge, fer
contre fer et seul � seul. Je vais lui �crire. (_Au d�put�_.) Suis-moi.
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