Antoine et Cléopâtre by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 33

OCTAVIE.--H�las! que je suis malheureuse d'avoir le coeur partag� entre
deux hommes que j'aime et qui se ha�ssent!

C�SAR.--Soyez ici la bienvenue. Vos lettres ont retard� longtemps notre
rupture: jusqu'� ce que je me sois aper�u � quel point vous �tiez
abus�e, et combien une plus longue n�gligence devenait dangereuse pour
moi. Consolez-vous; ne vous agitez pas des circonstances qui am�nent
sur votre bonheur ces terribles n�cessit�s, et laissez les invariables
d�crets du destin suivre leur cours, sans vous r�pandre en g�missements.
Rome vous re�oit avec joie: rien ne m'est plus cher que vous. Vous avez
�t� tromp�e au del� de tout ce qu'on peut imaginer, et les puissants
dieux, pour vous faire justice, ont choisi pour ministres de leur
vengeance, votre fr�re et ceux qui vous aiment. Vous �tes la plus douce
de nos consolations, et toujours la bienvenue aupr�s de nous.

AGRIPPA.--Soyez la bienvenue, madame.

M�C�NE.--Soyez la bienvenue, ch�re dame; tous les coeurs, dans Rome,
vous aiment et vous plaignent. L'adult�re Antoine, sans frein dans ses
d�sordres, est le seul qui vous rejette pour livrer sa puissance � une
prostitu�e qui la tourne avec bruit contre nous.

OCTAVIE.--Est-il bien vrai, seigneur?

C�SAR.--Rien n'est plus certain, vous �tes la bienvenue, ma soeur; je
vous prie, ne perdez pas patience, ma ch�re soeur!

(Ils sortent.)



SC�NE VII


Le camp d'Antoine pr�s du promontoire d'Actium.

_Entrent_ CL�OPATRE, �NOBARBUS.

CL�OPATRE.--Je m'acquitterai envers toi, n'en doute pas.

�NOBARBUS.--Mais pourquoi? pourquoi? pourquoi?

CL�OPATRE.--Tu t'es oppos� � ce que j'assistasse � cette guerre, en
disant que ce n'�tait pas convenable.

�NOBARBUS.--Eh bien! est-ce convenable, dites-moi?

CL�OPATRE.--Pourquoi pas? La guerre est d�clar�e contre moi, pourquoi
n'y serais-je pas en personne?

�NOBARBUS.--Je sais bien ce que je pourrais r�pondre: si nous nous
servions en m�me temps de chevaux et de cavales, les chevaux seraient
absolument superflus, car chaque cavale porterait un soldat et son
cheval.

CL�OPATRE.--Que murmures-tu l�?

�NOBARBUS.--Votre pr�sence doit n�cessairement embarrasser Antoine: elle
prendra de son coeur, de sa t�te, de son temps, ce dont il n'a rien �
perdre en cette circonstance. On le raille d�j� sur sa l�g�ret�, et l'on
dit dans Rome que c'est l'eunuque Photin et vos femmes qui dirigent
cette guerre.

CL�OPATRE.--Que Rome s'ab�me! et p�rissent toutes les langues qui
parlent contre nous! Je porte ma part du fardeau dans cette guerre, et,
comme souveraine de mes �tats, je dois y remplir le r�le d'un homme.
N'objecte plus rien, je ne resterai pas en arri�re.

�NOBARBUS.--Je me tais, madame.--Voici l'empereur.

(Entrent Antoine et Canidius.)

ANTOINE.--Ne te parait-il pas �trange, Canidius, que C�sar ait pu,
de Tarente et de Brindes, traverser si rapidement la mer d'Ionie et
emporter Toryne?--Vous l'avez appris, mon coeur?

CL�OPATRE.--La diligence n'est jamais plus admir�e que par les
paresseux.

ANTOINE.--Bonne satire de notre indolence, et qui ferait honneur au plus
brave guerrier.--Canidius, nous le combattrons sur mer.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 15th Jan 2026, 10:12