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Page 32
M�C�NE.--Quoi! aux yeux du public?
C�SAR.--Au milieu m�me de la grande place, o� le peuple fait tous ses
exercices. C'est l� qu'il a proclam� ses fils rois des rois; il a donn�
� Alexandre la vaste M�die, le pays des Parthes et l'Arm�nie; il a
assign� � Ptol�m�e la Syrie, la Cilicie et la Ph�nicie. Cl�op�tre,
ce jour-l�, a paru en public v�tue comme la d�esse Isis, et souvent
auparavant elle avait, dit-on, donn� ses audiences dans cet appareil.
M�C�NE.--Il faut que Rome soit instruite de toutes ces choses.
AGRIPPA.--Rome, d�j� lass�e de son insolence, lui retirera sa bonne
opinion.
C�SAR.--Le peuple en est instruit, et cependant il vient de recevoir les
accusations d'Antoine!
AGRIPPA.--Qui donc accuse-t-il!
C�SAR.--C�sar. Il se plaint de ce qu'ayant d�pouill� Sextus Pomp�e de
la Sicile, je l'ai frustr� de sa part de cette �le; et il dit ensuite
m'avoir pr�t� quelques vaisseaux qui ne lui ont pas �t� rendus. Enfin,
il se montre indign� de ce que L�pide a �t� d�pos� du triumvirat, et de
ce qu'une fois d�pos� j'ai retenu tous ses revenus.
AGRIPPA.--Seigneur, il faut lui r�pondre.
C�SAR.--C'est d�j� fait, et le messager est parti. Je lui mande que
L�pide �tait devenu trop cruel, qu'il abusait de son autorit�, et qu'il
a m�rit� d'�tre d�pos�. Quant � mes conqu�tes, je lui en accorde une
portion; mais, en retour, je lui demande ma part de l'Arm�nie et des
autres royaumes qu'il a conquis.
M�C�NE.--Jamais il ne vous la c�dera.
C�SAR.--Alors, je ne dois pas lui c�der, moi, ce qu'il demande.
(Entre Octavie.)
OCTAVIE.--Salut, C�sar, monseigneur, salut, mon cher C�sar.
C�SAR.--Que je sois oblig� de t'appeler une femme r�pudi�e!
OCTAVIE.--Vous ne m'avez pas appel�e ainsi, et vous n'en avez pas sujet.
C�SAR.--Pourquoi donc venez-vous me surprendre ainsi? Vous ne revenez
point comme la soeur de C�sar: l'�pouse d'Antoine devrait �tre pr�c�d�e
d'une arm�e, son approche devait �tre annonc�e par les hennissements des
chevaux, longtemps avant qu'elle par�t; les arbres de la route auraient
d� �tre charg�s de peuple, impatient et fatigu� d'attendre votre passage
d�sir�; il fallait que la poussi�re �lev�e sous les pas de votre
nombreux cort�ge mont�t jusqu'� la vo�te des cieux. Mais vous �tes
venue � Rome comme une vendeuse de march�: vous avez pr�venu les
d�monstrations de notre amiti�, ce sentiment qui s'�teint souvent si on
n�glige de le t�moigner. Nous aurions �t� � votre rencontre par mer et
par terre, et � chaque pas nous aurions redoubl� d'�clat.
OCTAVIE.--Mon bon fr�re, rien ne me for�ait � revenir ainsi: je n'ai
fait que suivre mon libre penchant. Mon �poux, Marc-Antoine, ayant
appris que vous vous pr�pariez � la guerre, a afflig� mon oreille de
cette f�cheuse nouvelle; et moi aussit�t je l'ai pri� de m'accorder la
libert� de revenir vers vous.
C�SAR.--Ce qu'il vous a accord� sans peine: vous �tiez un obstacle � ses
d�bauches.
OCTAVIE.--N'en jugez pas ainsi, seigneur.
C�SAR.--J'ai les yeux sur lui, et les vents m'apportent des nouvelles de
toutes ses d�marches. O� est-il maintenant?
OCTAVIE.--A Ath�nes, seigneur.
C�SAR.--Non, ma soeur, trop indignement outrag�e, Cl�op�tre, d'un
coup d'oeil, l'a rappel� � ses pieds. Il a abandonn� son empire � une
prostitu�e, et maintenant ils s'occupent tous deux � soulever contre
moi tous les rois de la terre. Il a rassembl� Bocchus, roi de Libye;
Arch�la�s, roi de Cappadoce; Philadelphe, roi de Paphlagonie; le roi
de Thrace, Adellas; Malchus, roi d'Arabie; le roi de Pont; H�rode, de
Jud�e; Mithridate, roi de Comag�ne; Pol�mon et Amintas, rois des M�des
et de Lycaonie; et encore une foule d'autres sceptres!
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