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Page 27
SC�NE I
Une plaine en Syrie.
VENTIDIUS _arrive en triomphe avec_ SILIUS _et d'autres Romains,
officiers et soldats. On porte devant lui le corps de Pacurus, fils
d'Orodes, roi des Parthes_.
VENTIDIUS.--Enfin, Parthes habiles � lancer le dard, vous voil� frapp�s;
et c'est moi que la fortune a voulu choisir pour le vengeur de Crassus.
Qu'on porte en t�te de l'arm�e le corps du jeune prince. Ton fils
Pacorus, Orodes, a pay� la mort de Marcus Crassus!
SILIUS.--Noble Ventidius, tandis que ton �p�e fume encore du sang des
Parthes, poursuis les Parthes fugitifs: p�n�tre dans la M�die, la
M�sopotamie, dans tous les asiles o� fuient leurs soldats en d�route.
Alors ton grand g�n�ral Antoine te fera monter sur un char de triomphe
et mettra des guirlandes sur la t�te.
VENTIDIUS.--Oh! Silius, Silius, j'en ai fait assez. Souviens-toi bien
qu'un subalterne peut faire une action trop �clatante; car, apprends
ceci, Sinus, qu'il vaut mieux laisser une entreprise inachev�e que
d'acqu�rir par ses succ�s une renomm�e trop brillante, lorsque le chef
que nous servons est absent. C�sar et Antoine ont toujours remport� plus
de victoires par leurs officiers qu'en personne. Sossius, comme moi
lieutenant d'Antoine en Syrie, pour avoir accumul� trop de victoires,
qu'il remportait en quelques minutes, perdit la faveur d'Antoine.
Quiconque fait dans la guerre plus que son g�n�ral ne peut faire,
devient le g�n�ral de son g�n�ral; et l'ambition, vertu des guerriers,
fait pr�f�rer une d�faite � une victoire qui ternit la renomm�e du chef.
Je pourrais faire davantage pour Antoine, mais je l'offenserais; et son
ressentiment d�truirait tout le m�rite de mes services.
SILIUS.--Ventidius, tu poss�des ces qualit�s sans lesquelles il n'y a
presque point de diff�rence entre un guerrier et son �p�e. Tu �criras �
Antoine?
VENTIDIUS.--Je vais lui mander humblement tout ce que nous avons ex�cut�
_en son nom_, mot magique dans la guerre. Je lui dirai comment, avec
ses �tendards et ses troupes bien pay�es, nous avons chass� du champ de
bataille et lass� la cavalerie parthe, jusqu'alors invaincue.
SILIUS.--O� est-il maintenant?
VENTIDIUS.--Il doit se rendre � Ath�nes. C'est l� que nous allons nous
h�ter de le rejoindre, autant que le permettra le poids de tout ce que
nous tra�nons apr�s nous. Allons, en marche... Que l'arm�e d�file.
(Ils sortent.)
SC�NE II
Rome.--Antichambre de la maison de C�sar. _Entrent_ AGRIPPA ET �NOBARBUS
_qui se rencontrent_.
AGRIPPA.--Quoi! nos fr�res se sont-ils d�j� s�par�s?
�NOBARBUS.--Ils ont termin� avec Pomp�e, qui vient de partir; et
actuellement ils sont tous les trois � sceller le trait�. Octavie pleure
de quitter Rome. C�sar est triste et L�pide, depuis le festin de Pomp�e,
� ce que dit M�nas, est attaqu� de la maladie verte[21].
[Note 21: Chlorose, p�les couleurs.]
AGRIPPA.--C'est un noble Romain que L�pide!
�NOBARBUS.--Un excellent homme. Oh! comme il aime C�sar!
AGRIPPA.--Oui, et avec quelle tendresse il adore Antoine!
�NOBARBUS.--C�sar? mais c'est le Jupiter des hommes.
AGRIPPA.--Et Antoine? Le dieu de ce Jupiter?
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