Antoine et Cléopâtre by William. Spurious and doubtful works Shakespeare


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Page 22

ANTOINE.--J'en suis instruit, Pomp�e, et je me pr�parais � vous exprimer
toute la reconnaissance que je vous dois.

POMP�E.--Donnez-moi votre main.--Je ne m'attendais pas, seigneur, � vous
rencontrer en ces lieux.

ANTOINE.--Les lits d'Orient sont bien doux! et je vous dois des
remerciements, car c'est vous qui m'avez fait revenir ici plus t�t que
je ne comptais, et j'y ai beaucoup gagn�.

C�SAR.--Vous me paraissez chang� depuis la derni�re fois que je vous ai
vu.

POMP�E.--Peut-�tre; je ne sais pas quelles marques la fortune trace sur
mon visage; mais elle ne p�n�trera jamais dans mon sein pour asservir
mon coeur.

L�PIDE.--Je suis bien satisfait de vous voir ici.

POMP�E.--Je l'esp�re, L�pide.--Ainsi, nous voil� d'accord. Je d�sire que
notre trait� soit mis par �crit et scell� par nous.

C�SAR.--C'est ce qu'il faut faire tout de suite.

POMP�E.--Il faut nous f�ter mutuellement avant de nous s�parer. Tirons
au sort � qui commencera.

ANTOINE.--Moi, Pomp�e.

POMP�E.--Non, Antoine, il faut que le sort en d�cide. Mais, que vous
soyez le premier ou le dernier, votre fameuse cuisine �gyptienne aura
toujours la sup�riorit�. J'ai ou� dire que Jules C�sar acquit de
l'embonpoint dans les banquets de cette contr�e.

ANTOINE.--Vous avez ou� dire bien des choses.

POMP�E.--Mon intention est innocente.

ANTOINE.--Et vos paroles aussi.

POMP�E.--Voil� ce que j'ai ou� dire, et aussi qu'Appollodore porta...

�NOBARBUS.--N'en parlons plus. Le fait est vrai.

POMP�E.--Quoi, s'il vous pla�t?

�NOBARBUS.--Une certaine reine � C�sar dans un matelas.

POMP�E.--Je te reconnais � pr�sent. Comment te portes-tu, guerrier?

�NOBARBUS.--Fort bien; et il y a apparence que je continuerai, car
j'aper�ois � l'horizon quatre festins.

POMP�E.--Donne-moi une poign�e de main: je ne t'ai jamais ha�; je t'ai
vu combattre, et tu m'as rendu jaloux de ta valeur.

�NOBARBUS.--Moi, seigneur, je ne vous ai jamais beaucoup aim�; mais j'ai
fait votre �loge, quand vous m�ritiez dix fois plus de louanges que je
ne le disais.

POMP�E.--Conserve ta franchise, elle te sied bien.--Je vous invite tous
� bord de ma gal�re. Voulez-vous me pr�c�der, seigneurs?

TOUS.--Montrez-nous le chemin.

POMP�E.--Allons, venez.

(Pomp�e, C�sar, Antoine, L�pide, les soldats et la suite sortent.)

M�NAS, _� part_.--Ton p�re, Pomp�e, n'e�t jamais fait ce trait�. (_�
�nobarbus_.) Nous nous sommes connus, seigneur?

�NOBARBTUS.--Sur mer, je crois.

M�NAS.--Oui, seigneur.

�NOBARBUS.--Vous avez fait des prouesses sur mer.

M�NAS.--Et vous sur terre.

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Books | Photos | Paul Mutton | Wed 14th Jan 2026, 12:56