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Page 64
_Au comte de Dartmouth[338].
[Note 338: _To the right honorable_ William, _earl of Dartmouth, his
majesty's principal secretary or state for north America, etc._
Hail, happy day, when, smiling like the morn,
Fair _Freedom_ rose _New England_ to adorn:
Long lost to realms beneath the northern skies
She shines supreme, while hated faction dies.
Soon us appear'd the _Goddess_ long desir'd
Sick at the view, she languish'd and expir'd.
Thus from the splendors of the morning light
The owl in sadness seeks the caves of night.
No more, _America,_ in mournful strain
Of wrongs, and grievance unredress'd complain,
No longer shalt thou dread the iron chain,
Which wanton _Tyranny_ with lawless hand
Had made and with it meant t' enslave the land.
Should you, my lord, while you peruse my song,
Wonder from whence my love of _Freedom_ sprung,
Whence flow the wishes for the common good,
By feeling hearts alone best understood,
I, young in life, by seeming cruel fate
Was snatch'd from _Afric's_ fancy'd happy seat:
What pangs excruciating must molest,
What sorrows labor in my patents' breast?
Steel'd was that soul, and by no misery mov'd,
That from a father seiz'd his babe belov'd:
Such, such my case. And can I then but pray
Others may never feel tyrannic sway? etc., etc.]
SALUT heureux jour, o�, brillante comme l'aurore, la libert� sourit �
la nouvelle Angleterre... Long-temps exil�e des r�gions bor�ales, elle
revient embellir nos climats. A l'aspect de la d�esse si long-temps
d�sir�e, l'esprit de factions est terrass�, il expire. Tel, effray� par
la splendeur du jour, le hibou s'enfuit dans les antres solitaires, pour
y retrouver la nuit.
Am�rique, ils seront enfin r�par�s ces torts, ils seront expi�s ces
outrages, l'objet de tes lugubres dol�ances. Ne redoute plus les
cha�nes forg�es par la main de l'insolente tyrannie, qui se promettoit
d'asservir cette contr�e.
En lisant ces vers, Mylord, vous demanderez avec surprise d'o� me vient
cet amour de la libert�? � quelle source j'ai puis� cette passion du
bien g�n�ral, apanage exclusif des ames sensibles?
H�las! au printemps de ma vie un destin cruel m'arracha des lieux
fortun�s qui m'avoient vu na�tre. Quelles douleurs, quelles angoisses
auront tortur� les auteurs de mes jours! Il �toit inaccessible � la
piti�, il avoit une ame de fer le barbare qui ravit � un p�re son enfant
ch�ri. Victime d'une telle f�rocit�, pourrois-je ne pas supplier le ciel
de soustraire tous les �tres aux caprices des tyrans, etc., etc.
CHAPITRE IX.
_Conclusion._
De tous les pays lettr�s, je doute qu'il y en ait un o� l'on soit aussi
�tranger qu'en France � tout ce qui s'appelle litt�rature �trang�re.
Seroit-on surpris d�s lors que pas un des auteurs n�gres ne f�t
mentionn� dans nos dictionnaires historiques, qui d'ailleurs ne sont
gu�re que des sp�culations financi�res? Ils contiennent les fastidieuses
nomenclatures de pi�ces de th��tre oubli�es, et de romans �ph�m�res.
Cartouche y a trouv� une place, et ils gardent le silence sur Raikes,
fondateur des _Sunday-schools_, ou _�coles du dimanche_; sur William
Hawes, fondateur de la _Soci�t� humaine_, pour soigner les individus
frapp�s de mort apparente; sur des hommes tels que Hartlib, Maitland,
Long, Thomas Coram, Hanway, Fletcher de Saltoun, Ericus Walter,
Wagenaar, Buckelts, Meeuwis-Pakker, Valentyn, Eguyara, Fran�ois Solis,
Mineo, Chiarizi, Tubero, J�rusalem, Finnus Johannaeus, etc., etc., etc.
On n'y trouve pas Suhm, le Puffendorf du dernier si�cle; pas m�me un
grand nombre d'�crivains nationaux qui d�voient y figurer, Persini,
Blaru, Jehan de Brie, Jean des Lois, de Clieux, et ce bon quaker
Benezet, n� � Saint-Quentin, l'ami de tous les hommes, le d�fenseur de
tous ceux qui souffroient, qui toute sa vie combattit l'esclavage par la
raison, la religion et l'exemple. Il �tablit � Philadelphie une �cole
pour les enfans noirs, qu'il enseignoit lui-m�me. Dans les intervalles
que lui laissoit cette fonction, il alloit chercher des malheureux �
soulager. A ses fun�railles, honor�es d'un concours tr�s-solennel, un
colonel am�ricain, qui avoit servi comme ing�nieur dans la guerre de la
libert�, s'�cria: J'aimerois mieux �tre Benezet dans de cercueil, que
George Washington avec toute sa c�l�brit�: c'est une exag�ration sans
doute, mais elle est flatteuse. En parlant de Benezet, Yvan-Raiz,
voyageur russe, disoit: Les acad�mies d'Europe retentissent d'�loges
d�cern�s � des noms illustres, et Benezet n'est pas sur leurs listes.
A qui donc r�servent-elles des couronnes[339]? Ce Fran�ais qui excita si
puissamment l'admiration des �trangers n'est pas m�me connu en
France; il n'a pas trouve l� moindre place chez nos entrepreneurs
de dictionnaires; mais Benjamin Rush, et une foule d'Anglais et
d'Am�ricains ont r�par� cette omission.
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