De la littérature des nègres, ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités m


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Page 56

[Note 318: I. Cors. VII, 23. _Pretio empti estis, nolite fieri servi
hominum_.]

[Note 319: p. 27.]

Il s'appuie du t�moignage de Busbec, pour �tablie que l'abrogation de la
servitude n'a pas �t� sans de grands inconv�niens, et que si elle avoit
�t� conserv�e, on ne verroit pas tant de crimes commis, ni d'�chafauds
�lev�s pour contenir des gens qui n'ont rien � perdre[320]: mais
l'esclavage inflig� comme punition l�gitime, ne l�gitime pas l'esclavage
des N�gres; et d'ailleurs l'autorit� de Busbec n'est rien moins qu'une
preuve.

[Note 320: _V. Epistola turcica, Lugduni Batavorum_ 1633, p. 160 et
161.]

Cette dissertation latine de Capitein, riche en �rudition, mais
tr�s-pauvre en raisonnemens, traduite en hollandais par Wilhem[321], a
�t� imprim�e quatre fois; tout ce qu'on peut induire de plus sens� des
paralogismes de ce N�gre, � qui ses compatriotes ne voteront s�rement
pas des remerc�mens, c'est que les peuples et les individus injustement
asservis doivent se r�signer � leur malheureux sort, quand ils ne
peuvent rompre leurs fers.

[Note 321: _V._ Staatkundig-godgeleerd onderzoeksschrift over de
slaverny, als niet strydig tegen de christelike vriheid, etc., uit het
latyn vertaalt door heer de _Wilhelm_, in-4�, Leiden 1742.]

Gallandat, qui, dans les m�moires de l'acad�mie de Flessingue a publi�
une instruction sur la traite des esclaves, montre bien peu de jugement
en louant l'ouvrage de Capitein[322] sur cet objet.

[Note 322: _V._ Noodige onderrichtingen voor de staafhandelaaren, t.
I. Verhandelingen vitgegeven door het zeeuwsch genootschap, etc., te
Middelburg 1769, p. 425.]

On a encore de cet africain un petit volume in-4�, de Sermons en langue
hollandaise, pr�ch�s dans diff�rentes villes, et imprim�s � Amsterdam en
1742[323].

[Note 323: _V._ Vit gewrogte predicatien zynde de trowherrige
wermaaninge van den apostel der huydenen Paulus, aan zynen zoon
Timotheus vit. II _Timotheus_, II, p. 8; te Muiderberger, dan 20 mai
1742, alsmede de voornamste goederen van de opperste wysheit wit
sprenken VIII, vers 18, in twee predicatien in s'Gravenhage, den 27
mai 1742; en t'ouderkerk aan den Amstel, den 6 juny 1742, gedaan door
_J.E.J. Capitein_, africaansche Moor, beroepen predikant or d'elmina,
aan het kasteel S. George, in-4�, te Amsterdam.]



WILLIAMS. La notice concernant le po�te n�gre, dont on va parler, est
tir�e en partie de l'_Histoire de la Jama�que_, par Edouard Long, qu'on
ne soup�onnera pas d'�tre trop favorable aux N�gres, car sa pr�vention
contre eux perce, m�me � travers les �loges que la force de la v�rit�
lui arrache.

Francis Williams naquit � la Jama�que, vers la fin du dix-septi�me
si�cle, ou au commencement du dix-huiti�me, car il mourut �g� de
soixante-dix ans, peu avant la publication de l'ouvrage de Long, qui
parut en 1774. Frapp� des talens pr�coces de ce jeune N�gre, le duc
de Montagu, gouverneur de l'�le, voulut essayer si par une �ducation
cultiv�e, il pourroit �gal� un Blanc plac� dans les m�mes circonstances.
Francis Williams, envoy� en Angleterre, commen�a ses �tudes dans des
�coles particuli�res, d'o� il passa � l'Universit� de Cambridge; il y
fit, sous d'habiles ma�tres, des progr�s dans les math�matiques.

Pendant son s�jour en Europe il publia la ballade qui commence par ce
vers:

Welcome, welcome brother debtor.


Cette pi�ce obtint une telle vogue en Angleterre, que certains hommes,
irrit�s de trouver du m�rite dans un Noir, tent�rent, mais sans succ�s,
de lui en disputer la propri�t�.

Williams �tant repass� � la Jama�que, le duc de Montagu, son protecteur,
vouloit lui obtenir une place dans le conseil du gouvernement, qui s'y
refusa: Williams ouvrit alors une �cole o� il enseignoit le latin et les
math�matiques, il s'�toit pr�par� un successeur dans un jeune N�gre qui
malheureusement tomba en d�mence. Edouard Long se h�te de citer ce fait,
comme preuve d�monstrative que les t�tes africaines sont incapables de
recherches abstruses, tels que les probl�mes de la haute g�om�trie,
quoique cependant il accorde aux N�gres cr�oles plus d'aptitude qu'aux
natifs d'Afrique. Assur�ment si un fait particulier comportoit une
induction g�n�rale, comme l'exercice des facult�s intellectuelles a
proportionn�ment d�rang� plus de t�tes parmi les savans et les gens
de lettres que dans les autres classes de la soci�t�, il faudroit en
conclure qu'aucune n'est propre aux m�ditation profondes.

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Books | Photos | Paul Mutton | Sat 17th Jan 2026, 1:42