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Page 55
Sic querulis nostras implent ululatibus �des,
Dum jacet in lecto corpus inane tuum.
Succinit huic vatum vidu� pia turba querenti,
Funera qu� celebrat conveniente modo
Grande sacerdotum decus, et mea gloria cessat,
Delicium domini, gentis amorque pi�!
Clauditur os blandum sacro de fonte rigatum;
Fonte meam possum quo relevare sitim!
Hei mihi! quam subito fugit facundia lingu�,
C�lesti dederat quo mihi melle frui.
Nestoris eloquium veteres jactate poet�,
Ipso Mangerius Nestore major erat, etc.]
Pour son entr�e � l'Universit� de Leyde, Capitein publia, sur la
vocation des Gentils[313], une dissertation latine divis�e en trois
parties; il y �tablit, d'apr�s l'Ecriture sainte, la certitude de
cette promesse, qui embrasse l'universalit� des peuples, quoique la
manifestation de l'Evangile ne doive s'op�rer chez eux que d'une mani�re
successive. Il veut que, pour coop�rer � cet �gard aux desseins de
Dieu, on favorise l'�tude de leurs langues, et qu'on leur envoie des
missionnaires qui, par la voie douce de la persuasion, s'en faisant
aimer, les disposeront � recevoir la lumi�re �vang�lique.
[Note 313: De vocatione Ethnicorum.]
Les Espagnols, et plus encore les Portugais, sont incontestablement les
nations qui traitent le mieux les N�gres. Chez eux, le christianisme
inspire un caract�re de paternit� qui place les esclaves � tr�s-peu
de distance des ma�tres. Ceux-ci n'ont pas �tabli la noblesse de la
couleur, ne d�daignent pas de s'unir par le mariage avec des N�gresses,
et facilitent aux esclaves les moyens de reconqu�rir la libert�.
Dans les autres colonies, souvent on a vu des planteurs s'opposer � ce
que leurs N�gres fussent instruits d'une religion qui proclame l'�galit�
des hommes sortis d'une souche commune, participant tous aux bienfaits
du P�re des humains, qui ne fait acception de personne. Une foule
d'�crivains ont d�velopp� ces v�rit�s consolantes: parmi ceux de nos
jours, il suffit de citer Robert-Robinson[314], Hayer, Roustan, Ryan
traduit en fran�ais par Boulard; Turgot, dans un discours magnifique que
m'a communiqu� Dupont de Nemours, qui se propose de le publier, etc. La
tyrannie politique et l'esclavage sont des attentats contre l'Evangile.
La basse adulation d'un grand nombre d'�v�ques et de pr�tres n'a pu
faire introduire d'autres maximes, qu'en d�naturant la religion.
[Note 314: Slavery inconsistent with the spirit of Christianity,
a sermon preached at Cambridge, etc., by _Robert Robinson_, in-8�,
Cambridge 1788. Il assure, p. 14, que les Africains ont les premiers
baptis� des enfans pour les sauver de l'esclavage.]
Des planteurs hollandais, �touffant la voix de la conscience, furent
sans doute les instigateurs de Capitein, devenu l'apologiste d'une
mauvaise cause. Croyant, ou feignant de croire, que par le maintien de
la servitude on favoriseroit la propagation de la foi, il composa une
dissertation politico-th�ologique pour soutenir que l'esclavage n'est
pas oppos� � la libert� �vang�lique[315]. Cette assertion scandaleuse se
reproduisit, il y a quelques ann�es, dans les �tats-Unis. Un ministre,
nomm� John Beck, osa pr�cher et imprimer, en 1801, deux sermons pour la
justifier[316]. Sachons gr� � Humphrey d'avoir attach� le nom de John
Beck au poteau de l'ignominie[317].
[Note 315: _Dissertatio politico-theologica de servitude libertati
christianae non contrria, quam sub praeside_ J. Van den Honert,
_publicae disquisitioni subjicit_ J.T.J Capitein, _afer, in 4�, Lugduni
Betavorum_, 1742.]
[Note 316: The Doctrine of perpetual bondage reconciliable with the
infinite justice of God, a truth plainly asserted in the jewish and
christian scripture, by _John Beck,_ etc]
[Note 317: A Valecdictory discurse delivered before the _Cincinnati_
of Connecticut at Hartford July 4th 1804, at the dissolution of the
society, by _D. Humphrey_, in-8�, Boston 1804.]
Capitein ne se dissimule pas la difficult� de son entreprise, et
particuli�rement de r�pondre � ce texte de S. Paul: _Vous avez �t�
rachet�s, ne vous rendez esclaves de personne[318]. Il suppose (je ne
dis pas il prouve) que cette d�cision exclut seulement les engagemens
avec des ma�tres idol�tres, pour faire le m�tier de gladiateurs, ou
descendre dans l'ar�ne contre les b�tes f�roces[319], ainsi qu'il se
pratiquoit chez les Romains. Il s'objecte sans les discuter, le c�l�bre
�dit par lequel Constantin autorisa les affranchissement et l'usage des
chr�tiens mentionn� dans les �crits des P�res, de donner la libert� �
des esclaves, surtout � la f�te de P�ques. De toutes parts s'�l�vent les
cris de l'histoire en faveur de ces affranchissemens, dont on trouve les
formules dans Marculfe; et parce que la loi �toit seulement facultative,
Capitein en inf�re la l�gitimit� de l'esclavage; assur�ment c'est forcer
la cons�quence.
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