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Page 54
[Note 311: _V_. le journal, the Merchant, n� 31, 14 ao�t 1802.]
Le premier ouvrage de noire Africain est une �l�gie en vers latins, sur
la mort de Manger, ministre � La Haye, son ma�tre et son ami. Je vais en
citer le commencement, en y joignant une traduction libre.
�L�GIE [312].
La mort inexorable lance ses traits sur l'Univers, personne n'�chappe �
leur atteinte. Elle p�n�tre dans les palais des rois, et leur commande
de d�poser le sceptre; aux guerriers, elle arrache leurs troph�es, et
leur d�robe le spectacle de leur pompe triomphale; les tr�sors du riche
qu'elle distribue, et la cabane du pauvre deviennent sa proie: sous sa
faux tombent indistinctement la jeunesse et la vieillesse, comme les
�pis sous la main du moissonneur. Couverte d'un voile lugubre, elle
franchit le seuil de la demeure de manger. A L'aspect du cypr�s
�lev� devant sa porte, cette illustre cit�, La Haye, �l�ve une voix
g�missante. Son �pouse ch�rie se d�chire le sein, en couvrant de
larmes le cercueil de son bien-aim�; sa d�solation est celle de No�mi,
condamn�e au veuvage par la mort d'Elimelech. Ses sanglots redoubl�s
invoquent les manes de son �poux, et de ses l�vres fr�missantes la
douleur s'exhale en ces termes:
Tel que le soleil, sous d'�pais nuages, d�robe � la terre ses rayons
propices, tel � mes yeux tu disparois, � toi qui faisois mon bonheur,
et qui feras � jamais ma gloire. Je ne t'envie pas l'avantage de me
pr�c�der dans le s�jour de l'�ternelle f�licit�; mais toujours pr�sent �
mes souvenirs, soit que la nuit invite la terre au repos, soit qu'elle
fuye au retour de la lumi�re, ils accusent le tr�pas et t'appellent dans
ma couche solitaire. Quand na�tra le jour qui doit renouer pour nous les
liens de l'hymen? Contrist�e par ce cr�pe fun�bre qui entoure l'asile
consacr� par toi � la pi�t� et � l'�tude, mon ame s'�vanouit en voyant
des torrens de pleurs ruisseler des yeux de ces enfans, les gages de
notre tendresse. Quand, d�chir� par la dent sanguinaire du loup, le
berger a p�ri, ses brebis �gar�es r�clament en vain leur conducteur, et
font retentir les airs de b�lemens plaintifs: ainsi retentissent nos
foyers des cris de la d�solation en contemplant ton cadavre inanim�. A
ces cris de la veuve et des orphelins se m�lent les accens de la po�sie
qui d�plore ta perte, en vers dignes d'un tel sujet.
Il n'est plus ce mortel, l'honneur du clerg� et de son �pouse; ce mortel
�galement ch�ri d'une nation pieuse, et des r�gulateurs de la puissance.
Elles sont ferm�es ces l�vres sur lesquelles la religion avoit imprim�
sa sagesse, sur lesquelles je cueillois des consolations. Avec quelle
rapidit� s'est �teinte cette voix, que le ciel avoit dou�e de la plus
suave �loquence! Que l'antiquit� vante celle du vieux Nestor; Nestor
dans Manger e�t trouv� un vainqueur, etc.
[Note 312: ELEGIA.
Invida mors totum vibrat sua tela per orbem:
Et gestit quemvis succubuisse sibi.
Illa, metus expers, penetrat conclavia regum:
Imperiique manu ponere sceptra iubet.
Non sinit illa diu partos spectare triumphos:
Linquere sed cogit, clara tropaea duces.
Divitis et gazas, aliis ut dividat, omnes,
Mendicique casam vindicat illa sibi.
Falce senes, juvenes, nullo discrimine, dura,
Instar aristarum, demetit illa simul.
Hinc fuit illa audax, nigro vilamine tecta,
Limina Mangeri sollicitare domus.
Hujus ut ante domum steterat funesta cypressus,
Luctisonos gemitus nobilis Haga dedit.
Hunc lacrymis tinxit gravibus carissima conjux,
Dum sua tundebat pectora s�pe manu.
Non aliter Naomi, cum te viduata marito,
Profudit lacrymas, Elimeleche, tua.
S�pe sui manes civit gemebunda mariti,
Edidit et tales ore tremente sonos:
Condit ut obscuro vultum velamine Phaebus,
Tractibus ut terr� lumina grata neget;
O decus immortale meum, mea sola voluptas!
Sic fugis ex oculis in mea damna meis.
Non equidem invideo, consors, quod te ocyor aura
Transtulit ad l�tas �thereasque domos,
Sed quoties maudo placid� mea membra quieti,
Sive dies veniat, sum memor usque tui.
Te thalamus noster raptum mihi funere poscit.
Quis renovet nobis foedera rupta dies?
En tua sacra deo sedes studiisque dicata,
Te propter, m�sti signa doloris habet.
Quod magis, effusas, veluti de flumine pleno,
Dant lacrymas nostri pignora cara toti.
Dentibus ut misere fido pastore lupinis
Conscisso tenerae disjiciuntur oves,
Aeraque horrendis, feriunt balatibus altum,
Dum scissum adspiciunt voce cientque ducem:
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