De la littérature des nègres, ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités m


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Page 51

[Note 302: _Benjamin Bannaker's_, Almanack for 1794, containing the
motions of the sun and moon, the true place and aspects of the planetes,
the rising and setting of the sun and the moon, the eclipses, etc.,
in-8�, Philadelphia.

_B. Bannaker's_, Pensilvania, Delaware, Maryland and Virginia, Almanack
for 1795, in-8�.]

Dans une lettre congratulatoire que lui adresse le pr�sident des
�tats-Unis[303], Jefferson r�tractant, en quelque sorte, ce qu'il avoit
dit dans ses notes sur la Virginie, se r�jouit de voir que la nature a
gratifi� ses fr�res noirs, de talens �gaux � ceux des autres couleurs;
il en conclut que leur d�faut apparent de g�nie n'est du qu'� leur
condition d�grad�e en Afrique et en Am�rique.

[Note 303: Ce fait nous est r�v�l� par _Fessenden_, dans son libelle
en 2 vol., intitul�: _Democracy unveiled or tyranny stripped of the
garb of patriotism_, by _Christopher Caustic_, 2 vol. in-8�, 3� edit.,
New-York 1806, t. II, p. 52. Le libelliste fait un crime � _Jefferson_
d'un acte digne de tout �loge.]

Imlay dit avoir connu, dans la nouvelle Angleterre, un N�gre savant en
astronomie, et qui avoit compos� des Eph�m�rides[304]. Il ne le nomme
pas. Si c'est Bannaker, c'est un t�moignage de plus en sa faveur; si
c'est un autre, c'est un t�moignage de plus en faveur des N�gres.

[Note 304: _V._ A Topographical description etc., p. 212 et 213.]

OTHELLO publia, en 1788, � Baltimore, un _Essai contre l'esclavage des
N�gres_.

�Les puissances europ�ennes auroient du s'unir, dit-il, pour abolir
ce commerce infernal, et ce sont elles qui ont port� la d�solation en
Afrique; elles d�clament contre les Alg�riens, elles maudissent les
barbaresques qui habitent un coin de cette partie du globe, o� de
f�roces Europ�ens vont acheter et enlever des hommes pour les torturer;
et ce sont des nations soi-disant chr�tiennes, qui s'avilissent au r�le
de bourreaux. Votre conduite, ajoute Othello, compar�e � vos principes,
n'est-elle pas une ironie sacril�ge? Osez parler de civilisation et
d'Evangile, c'est prononcer votre anath�me. La sup�riorit� du pouvoir
ne produit en vous qu'une sup�riorit� de brutalit�, de barbarie;
la faiblesse, qui appelle la protection, semble y provoquer votre
inhumanit�; vos beaux syst�mes politiques sont souill�s par des outrages
� la nature humaine et � la majest� divine.�

�Quand l'Am�rique s'est insurg�e contre l'Angleterre, elle a d�clar� que
tous les hommes ont les m�mes droits. Apr�s avoir manifest� sa haine
contre les tyrans, auroit-elle apostasi� ses principes? Il faut b�nir
les mesures prises en Pennsylvanie, en faveur des N�gres; mais il faut
ex�crer celles de la Caroline du Sud qui nagu�res d�fendit d'enseigner �
lire aux esclaves. A qui donc s'adresseront ces malheureux? La loi les
n�glige ou les frappe�.

Othello peint en traits de feu la douleur et les sanglots d'enfans,
de parens et d'amis, entra�n�s loin du pays qui les vit na�tre, pays
toujours cher � leur coeur, par le souvenir d'une famille et des
impressions locales; tellement cher, qu'un des articles de leur
superstitieuse cr�dulit�, est d'imaginer qu'ils y retourneront apr�s
leur mort. Au bonheur dont ils jouissoient dans leur terre natale,
Othello oppose leur �tat horrible en Am�rique, o� nus, affam�s, sans
instruction, ils voient tous les maux s'accumuler sur leurs t�tes; il
esp�re qu'enfin leurs cris s'�l�veront au ciel[305], et que le ciel les
Exaucera.

[Note 305: _V._ American Museum, t. IV, p. 414 et suiv.]

Tr�s-peu d'ouvrages sont comparables � celui d'Othello, pour la force
des raisons et la chaleur de l'�loquence; mais que peuvent l'�loquence
et la raison, contre l'avarice et le crime?


CUGOANO (Oltobah), n� sur la c�te de Fantin, dans la ville d'Agimaque,
raconte lui-m�me qu'il fut enlev� de son pays avec une vingtaine
d'autres enfans des deux sexes, par des brigands europ�ens qui, en
agitant leurs pistolets et leurs sabres, mena�oient de les tuer, s'ils
tentoient de s'�chapper.

�On les entassa avec d'autres, et bient�t, dit-il, je n'entendis plus
que le cliquetis des cha�nes, le sifflement des coups de fouets, et les
hurlements de mes compatriotes�. Esclave � la Grenade, il dut sa libert�
� la g�n�rosit� du lord Hoth, qui l'amena en Angleterre. Il y �toit,
en 1788, au service de Cosway, premier peintre du prince de Galles.
Piatoli, auteur d'un trait� italien, sur les _lieux et les dangers des
s�pultures_, que Vieq-d'Azir traduisit en fran�ais � la demande de
d'Alembert, Piatoli, qui, dans un long s�jour � Londres, connut
particuli�rement Cugoano, alors �g� d'environ quarante ans, et mari� �
une Anglaise, fait un grand �loge de cet Africain; il vante sa pi�t�,
son caract�re doux et modeste, ses moeurs int�gres et ses talens.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 15:53