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Page 50
Je tiens de quelqu'un qui �toit de l'exp�dition du capitaine Baudin, que
Lislet ayant form� � l'Ile-de-France une soci�t� des sciences, quelques
Blancs ont refus� d'en �tre membres, uniquement parce qu'un Noir en
est le fondateur; par l� m�me n'ont ils pas prouv� qu'ils en �toient
indignes?
Derham (Jacques), esclave � Philadelphie, fut c�d� par son ma�tre �
un m�decin qui l'employa � pr�parer des drogues. Pendant la guerre
d'Am�rique, il fut vendu par le m�decin � un chirurgien, et par ce
dernier au docteur Robert Dove, de la Nouvelle Orl�ans. Derham, qui
n'avoit pas �t� baptis�, a voulu l'�tre, et s'est agr�g� � l'�glise
anglicane. Il parle avec gr�ce l'anglais, le fran�ais, l'espagnol.
En 1788, � l'�ge de vingt-six ans, il est devenu le m�decin le plus
distingu� de la Nouvelle Orl�ans. �J'ai convers� avec lui sur la
m�decine, dit le docteur Rush, je l'ai trouv� tr�s-instruit. Je croyois
pouvoir lui donner des renseignemens sur le traitement des maladies,
mais j'en ai plus appris de lui qu'il ne pouvoit en attendre de moi�. La
soci�t� pensylvanienne, �tablie en faveur des N�gres, crut devoir, en
1789, publier ces faits, rapport�s �galement par Dickson[295]. On
trouve dans la _M�decine domestique_ de Buchan[296], et la _M�decine du
voyageur_, par Duplanil, le sp�cifique qui gu�rit la morsure du serpent
� sonnettes. J'ignore si l'inventeur est Derham; mais un fait certain,
c'est qu'on le doit � un N�gre auquel l'assembl�e g�n�rale de la
Caroline donna la libert�, et d�cerna pour r�compense une pension,
viag�re de cent livres sterlings[297]. Blumenbach, voyageant en Suisse,
vit � Yverdun une N�gresse qui �toit cit�e comme la personne la plus
habile du pays dans l'art des accouchemens. Il rappelle � cette
occasion, que Bo�rhave et de Haen, ont vant� le talent de plusieurs
N�gres pour la m�decine. Le nom de Derham peut s'ajouter honorablement �
cette liste.
[Note 295: P. 184.]
[Note 296: _Buchan_. _V_. sa M�decine domestique, Paris 1783, t. III,
p. 518.]
[Note 297: _V_. M�decine du voyageur, par _Duplanil_, 3 vol. in-8�,
Paris 1801, t. III, p. 272.]
Fuller (Thomas), n� en Afrique, et r�sidant � quatre mille d'Alexandrie,
en Virginie, ne sachant ni lire, ni �crire, s'est fait admirer par sa
prodigieuse facilit� pour les calculs les plus difficiles. Entre les
traits par lesquels on a mis son talent � l'�preuve, nous choisissons le
suivant. Un jour on lui demande combien de secondes avoit v�cu un homme
�g� de 70 ans, tant de mois et de jours, il r�pond dans une minute
et demie. L'un des interrogateurs, prend la plume, et, apr�s avoir
longuement chiffr�, pr�tend que Fuller s'est tromp� en plus. Non, lui
dit le N�gre, l'erreur est de votre c�t�, car vous avez oubli� les
bissextiles; le calcul se trouva juste. On doit ces d�tails au docteur
Rush, dont la lettre est cit�e dans le Voyage de Stedman[298], et ils
sont consign�s dans le cinqui�me tome de l'_American Museum_[299],
imprim� il y a quelques ann�es, Thomas Fuller avoit alors 70 ans.
Brissot, qui l'avoit connu en Virginie, rend le m�me t�moignage � son
habilet�[300]. On a d'autres exemples de N�gres, qui de t�te faisoient
des calculs tr�s-compliqu�s, et pour lesquels des Europ�ens �toient
oblig�s de recourir aux r�gles de l'arithm�tique[301].
[Note 298: _V._ Narrative of a five year's expedition against the
revolted negroes of Surinam, etc., by cap. _J.G. Stedman_, 2 vol.
in-4�, London 1796; _V._ t. II, c. XXVI. La traduction fran�aise de cet
ouvrage, t. III, p. 61 et suiv., dans la question adress�e � _Fuller_ a
oubli� le mot _secondes_, ce qui rend la question absurde.]
[Note 299: _V._ American Museum, t. V, p. 2.]
[Note 300: _Brissot. V._ ses voyages, t. II, p. 2.]
[Note 301: _V. Clarkson_, p. 125.]
BANNAKER (Benjamin), N�gre du Maryland, �tabli � Philadelphie, sans
autre encouragement que sa passion pour acqu�rir des connoissances, sans
autres livres que les ouvrages de Ferguson, et les table de Tobie Mayer,
s'est appliqu� � l'astronomie. Il a publi�, pour les ann�es 1794 et
1795, in-8�., � Philadelphie, des Almanachs astronomiques, dans lesquels
sont calcul�s et pr�sent�s les divers aspects des plan�tes, la table des
mouvements du soleil et de la lune, de leurs levers, de leurs couchers,
et d'autres calculs[302]. Bannaker a �t� affranchi.
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