De la littérature des nègres, ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités m


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Page 49

Entre les vari�t�s qu'a produites le croisement des races, on distingue
sp�cialement les Tagales qui ont des conformit�s de stature, de couleur
et de langage avec les Malais; si cette observation s'applique � Bagay,
dont je vais parler, on pourroit douter s'il �toit absolument N�gre, ou
seulement Sang-m�l�, je dois d�noncer moi-m�me mon incertitude. Carreri
nomme la langue tagale en t�te de six qui sont le plus usit�es dans ces
�les; il cite le dictionnaire qu'en a fait un cordelier[291]; un autre
vocabulaire tagale, est imprim� dans le p�re Navarette; un troisi�me a
�t� publi� � Vienne, en 1803[292].

[Note 291: _Ibid._, p. l42, 143]

[Note 292: Ueber die tagalische sprache von _Franz Carl Alters_,
in-8�, Vienne 1803.]

En g�n�ral on a peu de notions sur les Philippines; il sembl� que le
gouvernement espagnol ait voulu d�rober � l'Europe la connoissance de
cette portion du globe, o� il entretenoit une administration r�guli�re,
un clerg� nombreux, des coll�ges et des imprimeries; mais du moins nous
en avons une carte trac�e sur une grande dimension; cette carte estim�e
et tr�s-curieuse, compos�e par le p�re Murello Velarde, j�suite, a �t�
grav�e � Manille, par Nicolas de la Cruz-Bagay, Indien tagale[293]. C'est
ce Bagay que je voulois amener sur la sc�ne. Une notice jointe � cette
carte attribue aux naturels du pays, beaucoup d'aptitude pour la
peinture, la sculpture, la broderie et tous les arts du dessin. Le
travail de Bagay peut �tre all�gu� en preuve de cette assertion. Cette
carte a �t� r�duite, en 1750, � Nuremberg, par Lowitz, professeur de
math�matiques. Je manquerois � la reconnoissance, si je terminois
cet article, sans remercier Barbier du Bocage, qui m'a communiqu�
tr�s-obligeamment ces cartes et le dictionnaire tagale.

[Note 293: _V. Carta hydrographica y chorographica_ de las islas
Filipinas, etc., hecha por el _P. Murillo Velarde, etc., en Manilla ano
de 1734, esculpio _Nicolas de la Cruz-Bagay,_ Indio tagalo.]


LISLET-GEOFFROY, Mul�tre au premier degr�, est un officier attach� au
g�nie, et charg� du d�p�t des cartes et plans de l'Ile-de-France. Le 23
ao�t 1786, il fut nomm� correspondant de l'acad�mie des sciences, il est
d�sign� comme tel dans la _Connoissance des temps_ pour l'ann�e 1791,
publi�e en 1789 par cette soci�t� savante, � laquelle Lislet envoyoit
r�guli�rement des observations m�t�orologiques, et quelquefois
des journaux hydrographiques. La classe des sciences physiques et
math�matiques s'est fait un devoir de se rattacher comme correspondans
et associ�s, ceux de l'acad�mie des sciences. Par quelle fatalit� Lislet
est-il le seul except�? Seroit-ce � raison de sa couleur? Je repousse un
soup�on qui seroit pour mes confr�res un outrage. Certes, depuis vingt
ans, loin de d�m�riter, Lislet s'est acquis de nouveaux titres �
l'estime des savans.

Sa carte des �les de France et de la R�union, dress�e d'apr�s les
observations astronomiques, les op�rations g�om�triques de la Caille, et
les plans particuliers qui avoient �t� lev�s, a �t� publi�e en 1797 (an
5), par ordre du ministre de la marine, et m'a �t� donn�e par Buache.
Une nouvelle �dition, rectifi�e d'apr�s les dessins envoy�s par
l'auteur, a paru en 1802; jusqu'ici c'est la meilleure que l'on
connoisse de ces �les.

Dans l'almanach de l'Ile-de-France, que je n'ai pu trouver � Paris,
Lislet a ins�r� des M�moires, entr'autres, la description du Pitrebot,
l'une des plus hautes montagnes de l'�le[294].

[Note 294: Ce fait m'est communiqu� par un botaniste distingu�,
_Aubert du Petit-Thouars_, qui a r�sid� dix ans dans cette colonie.]

L'institut, devenu l�gataire des diverses acad�mies de Paris, publiera
sans doute une pr�cieuse collection de M�moires qui sont en manuscrit
dans ses archives. On y trouve la relation d'un voyage de Lislet � la
baie de Sainte-Luce, �le de Madagascar, que vient d'imprimer Malte-Brun
dans ses annales des voyages; elle est accompagn�e d'une carte de cette
baie et de la c�te. Lislet indique les objets d'�change � porter, les
ressources qu'elle pr�sente, et qui s'accro�teroient, dit-il, si,
au lieu de fomenter des guerres entre les indig�nes pour avoir des
esclaves, on encourageoit leur industrie par l'esp�rance d'un commerce
avantageux. Les notions qu'il donne sur les moeurs des Madecasses,
sont tr�s-curieuses. Ses descriptions annoncent un homme vers� dans la
botanique, la physique, la g�ologie, l'astronomie; cependant jamais il
n'est venu sur le continent pour cultiver ses go�ts et acqu�rir des
connoissances; il a lutt� contre les obstacles que lui opposoient les
pr�jug�s du pays. On peut raisonnablement pr�sumer qu'il e�t fait plus,
si d�s sa jeunesse amen� en Europe, vivant dans l'atmosph�re des savana,
il e�t trouv� autour de lui; les moyens qui peuvent si puissamment
stimuler la curiosit� et f�conder le g�nie.

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Books | Photos | Paul Mutton | Fri 16th Jan 2026, 12:20