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Page 46
[Note 271: _V_. t. I, p. 538.]
J'aurois pu nommer encore C�sar, N�gre de la Caroline du nord, auteur de
diverses pi�ces de po�sies imprim�es, et qui sont devenues des chants
populaires, comme celles du valet de charrue Bloomfield.
Les �crivains n�gres sont en plus grand nombre que les Mul�tres, et
ils ont en g�n�ral montr� plus de z�le pour venger leur compatriotes
africains; on en verra des preuves dans les articles d'Amo, Othello,
Sancho, Vassa, Cugoano, Phillis-Wheatley. Mes recherches m'ont mis �
port�e de faire conno�tre d'autres N�gres, dont quelques-uns n'ont pas
�crit, mais � qui la sup�riorit� de leurs talens et l'�tendue de leurs
connoissances ont acquis de la renomm�e; dans le nombre on trouvera
seulement un ou deux Mul�tres. Marcel, directeur de l'Imprimerie
imp�riale, qui a donn� au Caire une �dition de Loqman[272], croit que ce
fabuliste esclave �toit Abyssin ou �thiopien; cons�quemment, dit-il, un
de ces Noirs � grosses l�vres et � cheveux cr�pus, tir�s de l'int�rieur
de l'Afrique; que, vendu � des h�breux, il gardoit des troupeaux en
Palestine. L'�diteur pr�sume que �sope, _Aisopos_, qui n'est gu�re
qu'une alt�ration du mot _Aithiops_, �thiopien, pourroit �tre le m�me
que Loqman[273]; cette conjecture est trop vague. Parmi ces fables qu'on
lui attribue, la dix-septi�me et la vingt-troisi�me concernent des
N�gres; mais l'auteur l'�toit-il? C'est un Probl�me.
[Note 272: _V._ Fables de Loqman, etc., in-8�, au Caire 1799.]
[Note 273: _V._ La Notice de l'�diteur, p. 10 et 11.]
En partant de la m�me hypoth�se, on pourroit joindre � Loqman tous les
�thiopiens distingu�s dont l'histoire a conserv� les noms, et surtout
cet abb� Gr�goire qui, venu en Europe vers le milieu du dix-septi�me
si�cle, visita l'Italie, l'Allemagne, fut tr�s-accueilli � la cour de
Gotha, et p�rit dans un naufrage, en voulant retourner dans sa patrie.
Il a �t� trop vant� peut-�tre par Fabricius, la Croze et Ludolphe[274];
ce dernier acquittoit la dette de la reconnoissance envers un homme qui
lui avoit �t� tr�s-utile pour apprendre la langue et l'histoire
d'�thiopie. Dans son _Commentaire_ sur cette histoire, Ludolphe a ins�r�
le portrait de l'abb� Gr�goire, grav� par Heiss en 1691, c'est vraiment
la figure d'un N�gre[275]. Tel �toit aussi le peintre Higiemond, sur
lequel on va lire une notice.
[Note 274: V. _Salutaris lux Evangelii,_ etc., par Fabricius, p. 176
et suiv. Histoire du christianisme des Iudes, par _la Croze,_ in-8�,
la Haye 1739, p. 73. Jobi Ludolfi, _Historia aethiopica, in-fol.,
Francofurti ad Moenum 1681.]
[Note 275: _V._ J. Ludolfi, _ad suam Historiam commentarius, in-fol.,
Francof. ad Moen._ 1691, proemium_ 13.]
Sonnerat assure que les peintres indiens n'entendent pas la perspective
ni le clair obscur, quoiqu'ils donnent un fini parfait � leurs ouvrages.
Cependant Higiemond ou Higiemondo, nomm� communement le N�gre, �toit
reconnu pour un habile artiste qui, dans ses compositions, mettoit moins
d'art que de naturel. C'est le jugement qu'en porte Joachim de Sandrart,
dans son _Academia nobilissimoe artis pictoriae[276]. Il l'appelle
tr�s-c�l�bre (_clarissimus_), et se f�licite d'avoir de lui quelques
bons tableaux, mais il n'indique pas l'�poque � laquelle il a
v�cu. L'�pith�te _nigrum_, dans le texte latin de Sandrart, seroit
insuffisante pour prouver que Higiemond �toit N�gre, une foule de Blancs
en Europe se nomment _Le Noir._ Les doutes s'�vanouissent en voyant la
figure de Higiemond, grav�e, en 1693, par Kilian, et ins�r�e dans les
deux ouvrages de Sandrart; le premier, celui qu'on vient de citer[277];
le second, son trait� allemand, sous le titre italien, d'_Academia
Tedesca delle architectura, scultura, pittura[278].
[Note 276: _V._ in-fol., _Norimbergae_ 1683, c. xv, p. 34.]
[Note 277: _Ibid._ p. 180.]
[Note 278: 3 vol. in-fol. _Norimbergae. V._ la seconde partie qui,
dans l'exemplaire de la Biblioth�que imp�riale de Paris, est reli�e
comme premi�re; et la nouvelle �dition faite �galement � Nuremberg, en
1774, t. VI, p. 53, et t. VII, p. 194.]
Le savant de Murr r�voque en doute l'existence de Higiemond. Ce nom,
dit-il, est �tranger aux langues d'Afrique, comme � celles de la Chine,
et ce dernier pays n'a pas de N�gres. Parmi les peintres chinois les
plus fameux, le P. du Halde cite Tong-Pech-Ho et Kjoh-She-Tchoh, sans
parler de Higiemond. Ce nom paro�t emprunt� d'un passage de Pline le
naturaliste: _Apparet multo vetustiora, pictur� principia esse, eosque
qui monochromata finxerint (quorum aetas non traditur) aliquanto ante
fuisse Higiemonem, Diniam, Charmodam, etc.[279] Divers manuscrits
portent Hygienontem, et Sandrart lui-m�me compte un Hygiaenon parmi les
premiers peintres de portrait. De Murr en conclut que Sandrart, alors en
Hollande, a �t� tromp� par quelque brocanteur qui, en lui vendant des
peintures chinoises, aura jug� � propos d'attribuer les meilleures � un
nomm� Higiemond[280].
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