De la littérature des nègres, ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités m


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Page 41

[Note 237: _V._ African memoranda, etc., p. 402.]

Demanet ni Postleth-Waight n'avoient pas d�sign� le lieu qu'ils
croyoient propre � r�aliser ce projet. Le docteur Smeathman choisit,
entre les huiti�me et neuvi�me degr�s de latitude nord, Sierra-Leone,
dont le sol est fertile et le climat temp�r�. L'on obtint de deux petits
rois voisins un territoire assez consid�rable. Grandville-Sharp se
concerta avec le comit� de Londres pour le soulagement des _pauvres
Noirs_, alors pr�sid� par le c�l�bre Jonas Hanway; ainsi les principaux
coop�rateurs sont, 1�. Smeathman, qui apr�s un s�jour de quatre ans en
Afrique, revenu en Europe pour prendre les mesures relatives � son plan
de colonies libres, mourut en 1786; il n'a point �crit, mais sa conduite
fut un mod�le de vertus-pratiques, et on lui doit cette maxime, qui vaut
bien un gros livre: �Si chacun �toit persuad� qu'on trouve son bonheur
en travaillant � celui des autres, bient�t le genre humain seroit
heureux�.

2�. Thorneton, qui avoit projet� de transporter d'Am�rique en Afrique
des N�gres �mancip�s.

3�. Afzelius, botaniste, et Nordenskiold, min�ralogiste, l'un et l'autre
Su�dois; le dernier est mort en Afrique, l'autre est actuellement en
Europe.

4�. Grandville-Sharp, qui, en 1788, envoya � ses frais un b�timent de
cent quatre-vingt tonneaux au secours de Sierra-Leone; pr�c�demment
il avoit publi� son plan de constitution et de l�gislation pour les
colonies[238]. A ces noms respectables, il faut joindre Willeberforce,
Clarckson; et d'autres hommes qui ont concouru � cette entreprise, par
leur argent, leurs �crits, leurs conseils; ce sont les m�mes dont le
z�le �clair� et l'imperturbable pers�v�rance ont enfin obtenu le bill
qui abolit la traite.

[Note 238: A short sketch of temporary regulation for the intended
settlement on the green coast of Africa, etc.]

La l�gislature y ajoutera sans doute des mesures d'ex�cution dont
la n�cessit� est d�montr�e par Willeberforce, dans sa lettre � ses
commettans de l'Yorkshire[239]. Cette abolition rappelera � jamais le
trait le plus honorable de sa vie publique. Il seroit digne de lui de
tourner actuellement ses regards vers cette �le martyris�e depuis des
si�cles; vers cette Irlande o� quatre millions d'individus sont frapp�s
de l'exh�r�dation politique, calomni�s et pers�cut�s comme catholiques,
par le gouvernement d'une nation qui a tant vant� la libert� et la
tol�rance. Si, malgr� les orages politiques qui dans les deux Mondes
�l�vent des barri�res entre les peuples, cet ouvrage arrive sous les
yeux des honorables d�fenseurs de l'esp�ce humaine dans d'autres
contr�es, plusieurs d'entre eux se rappelleront avec int�r�t que j'eus
avec eux des liaisons dont le souvenir m'est cher. Thomas Clarkson
et Jo�l Barlow y liront, que par de l� les mers ils ont un ami aussi
invariable dans ses affections que dans ses principes; mais revenons �
Sierra-Leone.

[Note 239: _V._ A Letter on the abolition of the slave trade,
addressed to the freeholders and others habitans of Yorkshire, by _W.
Wilberforce,_ in-8�, London 1807.]

Un des articles constitutifs de cet �tablissement en exclut les
Europ�ens, dont en g�n�ral on redoute l'influence corruptrice, et n'y
admet que les agens de la compagnie. La premi�re embarcation, en
1786, �toit compos�e de quelques Blancs n�cessaires � la direction de
l'�tablissement, et de quatre cents N�gres. Cette tentative eut tr�s-peu
de succ�s, jusqu'� ce qu'elle fit place � une autre fond�e sur de
meilleurs principes, et qui fut incorpor�e par un acte du Parlement, en
1791. L'ann�e suivante on y transporta onze cent trente-un Noirs de la
nouvelle �cosse, qui, dans la guerre d'Am�rique, avoient combattu
pour l'Angleterre. Plusieurs d'entre eux �toient de Sierra-Leone; ils
revirent avec attendrissement la terre natale d'o� ils avoient �t�
arrach�s dans leur enfance; et comme les peuplades voisines venoient
quelquefois visiter la colonie naissante, une m�re tr�s-�g�e reconnut
son fils, et se pr�cipita dans ses bras en fondant en larmes; bient�t
des indig�nes de cette c�te se r�unirent � ceux qu'on avoit ramen�s de
la nouvelle �cosse. Quelques-uns de ceux-ci sont bons canonniers; mais
ce qui vaut mieux, tous montrent de l'activit�, de l'intelligence pour
les occupations agronomiques et industrielles. Le chef-lieu _Free-Town_
ou _Ville-Libre_, avoit d�j�, il y a dix ans, neuf rues et quatre
cents maisons, ayant chacune un jardin. Non loin de l� s'�l�ve
_Grandville-Town_, du nom de l'estimable philantrope Grand ville-Sharp.

D�s l'an 1794, on comptoit dans leurs �coles environ trois cents �l�ves,
dont quarante natifs, dou�s presque tous d'une conception facile; on
leur enseigne l'art de lire, d'�crire, de compter; de plus aux filles
les ouvrages de leur sexe, aux gar�ons la g�ographie et un peu de
g�om�trie.

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Books | Photos | Paul Mutton | Thu 15th Jan 2026, 21:05