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Page 27
[Note 167: _V_. Hispaniola a poem, by _Samuel Whitchurch_, in-12,
London 1805.]
Terminons ce chapitre par un trait extr�mement curieux que fournit le
courage d'un N�gre.
Le pape Pie II, voulant punir Cantelino, duc de Sora, envoya contre lui
une arm�e sous les ordres du g�n�ral Napol�on, de la famille des Ursins,
qui d�j� s'�toit distingu� par ses exploits en commandant les troupes
v�nitiennes. Napol�on s'empare de la ville de Sora, mais il �prouve une
r�sistance opini�tre de la citadelle, d�fendue par sa position sur un
rocher tr�s-�lev�, dans une �le du Garillan. Apr�s plusieurs jours de
si�ge, une tour s'�croule sous le ravage des bombes. Alors un _N�gre_,
qui, apr�s avoir �t� domestique du g�n�ral, �toit devenu soldat, dit �
ses camarades: La citadelle est � nous, suivez-moi. Il jette avec force
sa lance sur les ruines de la tour, se d�shabille, franchit les eaux �
la nage, reprend son arme et monte � l'assaut. Son exemple est imit�
d'une foule de soldats dont deux p�rissent entra�n�s par le courant;
tous gravissent � sa suite. Les assi�g�s accabl�s de douleur, le sont
plus encore de honte d'�tre vaincus par une troupe de soldats, tous nus
et dirig�s par un N�gre. Ce fait tr�s-vrai paro�tra invraisemblable �
la post�rit�, dit l'historien Gobellin[168] qui m�rite, ainsi que le P.
Tuzii[169], le reproche d'avoir tu le nom de ce valeureux Africain,
auquel on dut la conqu�te de la citadelle.
[Note 168: V. _Pii secundi, pontificis maximi, commentarii, etc., a
_Joan. Gobellino_ compositi, etc., in-4�, Roma_ 1584, lib. V, p. 259;
et lib. XII, p. 575 et seq. On pr�tend que ces commentaires ont �t�
compos�s par Pie II lui-m�me, et que _Gobellin_ n'a �t� que pr�te-nom.]
[Note 169: _V_. Memorie istoriche massimamente sacre della citta di
Sora, dal _padr. Fr. Tuzii_, in-4�, Roma 1727, part. II, lib. VI, p. 116
et seq.]
CHAPITRE IV.
_Continuation du m�me sujet_.
La loyaut� est la compagne ins�parable de la v�ritable bravoure; les
faits qui suivent mettront en parall�le � cet �gard les Blancs et les
Noirs. Le lecteur �quitable tiendra la balance.
Les N�gres marrons de Jaomel ont, durant pr�s d'un si�cle, �pouvant�
Saint-Domingue. Le plus imp�rieux des gouverneurs, Bellecombe, fut
oblig�, en 1785, de capituler avec eux; ils n'�toient cependant que
cent vingt-cinq hommes de la partie fran�aise, et cinq de la partie
espagnole; c'est le planteur Page qui nous le r�p�te[170]. A-t-on jamais
ou� dire qu'ils ayent viol� la capitulation, ces hommes contre lesquels
on ordonnoit des battues comme on en fait contre les Loups?
[Note 170: _V._ Trait� d'�conomie politique et de commerce des
colonies, etc., par _Page_, in-8�, IIe partie, Paris 1802, p. 27.]
En 1718, lorsqu'on �toit en pleine paix avec les Cara�bes noirs de
Saint-Vincent, qui sont connus pour �tre braves jusqu'� la t�m�rit�, et
plus actifs, plus industrieux que les Cara�bes rouges, on dirigea contre
ceux de la Martinique une exp�dition injuste, et qui �choua: au lieu de
s'irriter, l'ann�e suivante ils eurent l'indulgence d'acquiescer � la
paix; ces traits, dit Chanvalon, ne se lisent pas dans l'histoire des
nations civilis�es[171].
[Note 171: _V._ Voyage � la Martinique, par _Chanvalon_, in-4�, p. 39
et suiv.]
En 1726, les Marrons de Surinam, que la f�rocit� des colons avoit port�s
au d�sespoir, conquirent leur libert�, et forc�rent leurs oppresseurs �
traiter avec eux de peuple � peuple; ils observ�rent religieusement les
conventions. Les colons m�ritent-ils le m�me �loge? Apr�s de nouvelles
querelles, ceux-ci voulant n�gocier la paix, demandent une conf�rence
aux N�gres, qui l'accordent, et stipulent pour pr�liminaire, qu'on leur
enverra, parmi beaucoup d'objets utiles, de bonnes armes � feu et des
munitions. Deux commissaires hollandais partent avec leur escorte, et
se rendent au camp des N�gres: le capitaine Boston, qui les commandoit,
s'aper�oit que les commissaires n'apportent que des bagatelles, des
ciseaux, des peignes, de petits miroirs, mais point d'armes � feu, ni de
poudre; d'une voix de tonnerre il leur dit: Les Europ�ens pensent-ils
que les N�gres n'ont besoin que de peignes et de miroirs? un seul de ces
meubles nous suffit � tous; au lieu qu'un seul baril de poudre offert
par les Hollandais, e�t prouv� la confiance qu'on avoit en nous.
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